Louis Vauxcelles, né Louis Mayer le à Paris, et mort le à Neuilly sur SeineTranscription 2151, Archives de Paris., est un des critiques d'art français les plus influents du début du . Il donnera son nom au fauvisme et plus tard au cubisme.
Il a utilisé divers autres pseudonymes, dont les plus connus sont : Pinturrichio, Vasari, Coriolès et CritiasThomas W. Gaehtgens, Mathilde Arnoux et Friederike Kitschen, Perspectives croisées : la critique d'art franco-allemande 1870-1945, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2009, ..
Parcours critique
Louis Vauxcelles fut parfois réticent vis-à-vis des démarches dites "avant-gardistes", en particulier envers le cubisme. Mais, loin des assertions qui font parfois de lui un opposant à « l'art moderne », il écrivit des textes très favorables et objectifs sur nombre de ces démarches comme lors de l'exposition consacrée aux Fauves organisée en 1934 par la Gazette des beaux-arts.
Il contribue à divers journaux et revues dont L'Art et la Vie, avant de tenir, à partir de 1904, la rubrique artistique du Gil Blas, où il publie des articles sur les expositions parisiennes et l'actualité artistique. C'est de ses assertions dans ce quotidien que naît l'appellation du fauvisme, ("La candeur de ces bustes surprend au milieu de l'orgie de tons purs : c'est , )Louis Vauxcelles, « Le Salon d'Automne », Gil Blas, . Gallica, Bibliothèque nationale de France, ., puis du cubisme (, novembre 1908)Louis Vauxcelles, « Exposition Braques », Gil Blas, 14 novembre 1908..
Il reconnait toutefois le mérite de certains artistes, dans un avis nuancé :
Ses critiques furent en revanche acerbes contre des artistes auxquels il s'oppose. Avec l'ironie comme arme, il qualifie par exemple Fernand Léger de « tubiste » à la suite du Salon des indépendants de 1911.
Il écrit aussi au sujet de l'oeuvre Le Roi et la Reine entourés de nus vite par Marcel Duchamp, à l'exposition de la Section d'or :
Picasso fut sans doute le moins épargné : Et à la suite des Salon des indépendants et Salon d'Automne de 1911, il qualifie celui-ci de « Ubu-Kub », insinuant que sa peinture est Pierre Daix, Pour une histoire culturelle de l'art moderne : de David à Cézanne, , Odile Jacob, 2000, .. Ce à quoi Picasso répond par le Bouillon Kub en 1912.
Plus tard, Vauxcelles fut à l'origine d'une rumeur qui laissait entendre que le cubisme n'est que l'application des idées de vulgarisation sur la géométrie non euclidienne et les théories de Riemann émises par Maurice Princet :
En revanche, à l'égard d'Antonio de La Gandara, il ne tarit pas d'éloges, ainsi le dans Gil Blas : Puis dans Femina du : Vauxcelles entretient une amitié avec le graveur d'origine juive et russe, Jacob Balgley. Cherchant à valoriser le travail de ce dernier, il lui écrit :
Documentation Ses archives sont déposées à l'Institut national d'histoire de l'art.
Une thèse de doctorat dédiée à la critique d'art de Louis Vauxcelles est en cours depuis 2022.
Références
Liens externes
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