La spéléologie en France compte environ . dont en 2022 à la Fédération française de spéléologie (FFS).. Cette activité, assimilée à un sport de pleine nature, se pratique au sein de clubs ou en individuel, affilié ou non à la Fédération française de spéléologie, fédération délégataire de l'activité, ou d'autres fédérations pratiquant cette activité comme la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM).

Karst français

vignette|upright=1.3|Un karst de haute montagne : le Clot d'Aspres.|alt=

Le territoire français compte de nombreuses zones calcaires où l'on peut pratiquer la spéléologie.

En effet, la formation de grottes ou gouffres nécessite généralement la présence de couches épaisses et massives de calcaire. Ces couches ou horizons se sont majoritairement formées au fond de mers peu profondes, en climat chaud, ce qui était notamment le cas au Jurassique supérieur et au Crétacé, en France. À ces époques la mer y occupait les principales zones suivantes : le Bassin parisien, le Bassin aquitain et du Sud-Est, la région du Jura. vignette|687x687px|Le karst de la Pierre Saint Martin au pied du Pic d'Anie 2504 m.|alt= Les espaces occupés de nos jours par les Alpes et les Pyrénées étaient également recouverts par la mer. C'est la remontée de la plaque tectonique africaine vers l'Europe qui a provoqué la création de ces chaînes de montagnes, en soulevant et plissant les couches calcaires. Ce fut notamment le cas pour les massifs suivants, tous situés au pied des Alpes : le Jura, les Préalpes françaises (Chartreuse, Vercors), Ce fut également le cas dans l'Ariège, située au pied des Pyrénées.

Les cavités souterraines naturelles françaises (grottes, avens) sont nombreuses et variées.

Historique Édouard-Alfred Martel est considéré comme le père de la spéléologie française.

Robert de Joly est considéré comme le père de la spéléologie moderne.

Les livres de Norbert Casteret ont suscité des vocations chez de nombreux jeunes.

En 1962, Michel Siffre effectue des expériences de chronobiologie en s'enfermant dans une grotte, afin d'étudier le rythme circadien hors de tout repère temporel.

Organisation de l'activité en France La plupart des clubs de spéléologie sont regroupés au sein de la Fédération française de spéléologie (FFS) ou de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM). Il s'agit d'associations locales à but non lucratif (ou de droit local en Alsace-Moselle) ou de sections des Clubs alpins français (CAF).

Le canyonisme, qui relève de techniques et d'activités voisines, est considéré comme proche de la spéléologie. La Fédération française de spéléologie compte d'ailleurs de plus en plus d'adeptes de la descente de canyon. Dès 1988 la FFS disposa d'une commission dite de « Spéléologie à ciel ouvert »., devenue commission Canyon en 1990 puis École française de canyonisme (EFC).

Par contre, les adeptes de la grimpe d'arbres et les randonneurs en milieu karstique ne sont pas actuellement considérés comme spéléologues.

Les professionnels en France En France la spéléologie. est souvent découverte par les néo pratiquants lors d’un encadrement professionnel.. Sur les presque pratiquants (non uniques) à l’année (Enquête clientèle des moniteurs de spéléologie, 2018), il y aurait 90 % qui pratiquent de manière encadrée ou guidée (en termes de personne et non de quantité de sorties ou d’heures de pratique). Ce qui regroupe quelque consommateurs de découverte qui pratiquent ponctuellement, voire une seule fois, l’activité spéléologique en louant les services d’un professionnel, le reste étant les enfants qui découvrent l’activité dans un cadre scolaire ou dans le cadre de centres de vacances. Restent les pratiquants licenciés.

L’histoire des professionnels est intimement liée à celle du SNPSC. (Syndicat National des Professionnels de la Spéléologie et du Canyonisme). Syndicat majeur, la plupart des professionnels y sont adhérents même si certains préfèrent se tourner vers des syndicats interprofessionnels comme le SIM. (Syndicat Interprofessionnel de la Montagne). L’histoire du SNPSC. pourrait commencer en 1967 avec la création de l’ANGMS (Association Nationale des Guides et Moniteurs de Spéléologie) en réponse à la prescription du Ministère de la Jeunesse de l’Éducation Populaire et du Sport (MJS) de création d’un Brevet d’État pour encadrer la pratique professionnelle naissante. Cependant, à la suite des problèmes de mésentente et de désaccords, cette tentative s’avéra infructueuse et le MJS renonça à ce Brevet d’État. Dans les années 1970-1980 la spéléologie professionnelle se développa davantage avec notamment l’Éducation à l’Environnement et les colonies de vacances rurales. Des structures associatives de regroupement interprofessionnel se montent, encadrées alors avec les diplômes fédéraux, notamment celui de moniteur. Mus par une volonté commune ces professionnels créent en 1988 le SNPS (Syndicat National des Professionnels de la Spéléologie), ce qui entraînera de nouvelles discussions avec le MJS puis doucement la création en 1992 du BEES degré option spéléologie. (Brevet d’État d’Éducateur Sportif). C’est donc le premier diplôme non fédéral reconnaissant les professionnels de l’activité spéléologique. En 1997 les SNPS intègre le canyonisme et devient SNPSC le « C » pour Canyon. Les Brevets d’État appelés « BE » sont répartis sur toute la France mais concentrés sur les zones karstiques où se trouvent les grottes. On compte aujourd’hui quelque 500 professionnels aptes à encadrer en France. Lors de la réforme générale des qualifications du Ministère des Sports, le le BEES Spéléologie est abrogé et remplacé par le DEJEPS Spéléologie spécialité perfectionnement technique mention spéléologie.. Cela apporte un changement assez important : alors que les BE ont les prérogatives pour encadrer en spéléologie et en canyonisme, il faut dorénavant deux diplômes distincts. Les « DE » spéléo doivent passer le DEJEPS Canyonisme. pour encadrer dans cette activité. C'est une reconnaissance de cette pratique. Le niveau général de la formation augmente aussi en passant d’un niveau BAC à BAC+2 (RNCP niveau 5). La formation est remaniée, les compétences pédagogiques sont étendues avec des stages relatifs à chaque public. La technique et le secours sont aussi renforcés. Enfin, la formation s’intellectualise, car elle vise aussi à former des acteurs du territoire et des acteurs de la spéléologie à travers l’acquisition de compétences en conception et coordination de projet. Les prérogatives de ces professionnels sont d’animer et d’enseigner des activités ou des techniques de spéléologie dans toutes cavités, dans tous lieux d’entraînement naturels et artificiels, pour tous publics et dans le respect du milieu naturel..

C’est une large palette de compétences qui ouvre sur une longue gamme de produits listés par le centre de formation : Tourisme souterrain Courses souterraines Initiation à la spéléologie Guidage tous publics en spéléologie et dans les activités connexes Encadrement et animation pour les scolaires et les centres de vacances Organisation et encadrement de séances de spéléologie pour les publics particuliers Formation professionnelle aux techniques d’évolution sur corde et en milieu vertical Recherche et conception de matériels et techniques Création, installation et animation de parcours d’entraînement aux techniques de progression sur agrès Expertise technique et environnementale.

Il est intéressant de remarquer qu’aujourd’hui bien que leur diplôme n’existe plus les BE peuvent continuer à encadrer avec les prérogatives en spéléologie et en canyonisme.

Il existe aussi d’autre diplômes qui habilitent à encadrer, comme le DESJEPS (Diplôme d’État supérieur de l’éducation populaire de la jeunesse et du sport).. Il s’agit d’un diplôme créé comme deuxième degré du « BE » en 2007. C’est un diplôme de niveau Bac+5 (RNCP Niveau 6). Il permet à ses détenteurs de justifier d’une expertise avancée afin de s’insérer, par exemple, dans des fonctions d’administration ou de la coordination. Il existait aussi le BAPAAT (Brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien.). C’est un diplôme de multi-activité qui donne des prérogatives en plus de la spéléologie pour des activités de loisirs de pleine nature. En spéléologie, ils sont limités dans leur prérogatives aux cavités de classe 3 et en nombre de public. Ce diplôme n’existe plus.

Les professionnels sont des acteurs importants de la spéléologie sur les territoires. Souvent avant d’être professionnels ce sont des spéléologues accomplis et passionnés qui participent aux explorations et instances fédérales locales, se sont aussi des techniciens recherchés par le Spéléo-secours français. Afin de mieux les connaître, une enquête. a été réalisée en 2010 à l’initiative du Pôle ressources national des sports de nature, du SNPSC et de la Fédération. Plus récemment une autre enquête sur la clientèle en spéléologie a été menée en 2018 à l’initiative des mêmes acteurs.

Organisation des secours en France Les secours font intervenir les SDIS (sapeurs-pompiers), les unités « montagne » des CRS (Police nationale), certains gendarmes spécialisés et les membres bénévoles de la Fédération française de spéléologie regroupés au sein du Spéléo secours français (SSF).

Le spéléo secours français (SSF)

En France, la Fédération française de spéléologie (FFS) est la seule fédération sportive à disposer d'une structure de secours autonome et entièrement bénévole.

Accidentologie en France Le nombre d’interventions de secours sous terre impliquant des spéléologues s’élève à une vingtaine par an (moyenne 2007-2017 des événements recensés par le SSF).

Le Spéléo secours français recense. ainsi par exemple sur l'ensemble du territoire et durant les quatre années de l'Olympiade 2013-2016, 83 événements ayant fait l'objet d'une interventions de secours en milieu souterrain, toutes causes confondues (soit 20,75 interventions /an) et 39 fausses alertes, le plus souvent pour des retards (soit 9,75 fausses alertes/an). S'y ajoutent durant la même période 48 "auto-secours" (soit 12/an) concernant des événements n'ayant pas donné lieu à une intervention de secours, l'incident ayant été géré par les coéquipiers de la victime.

Les données du SNSOM (Système national d'observation de la sécurité en montagne), recensent, en 2018, 5 accidents. liés à la pratique de la spéléologie. Soit une proportion de l'ordre de 0,1 % (un pour mille), rapporté aux 6570 interventions comptabilisée sur "domaine montagne" (c'est-à-dire relatives aux activités de pleine nature se pratiquant en montagne, en dehors du domaine skiable, telle que randonnée, alpinisme, VTT, parapente, raquettes, escalade, via-ferrata, canyon).

Accès et réglementation en France La pratique de la spéléologie est libre, dans la limite du respect de la propriété privée qui s'étend aux tréfonds.

À la suite d'accidents qui ont mobilisé d'importants secours, le parcours de certaines cavités nécessite cependant une autorisation (par exemple, pour la traversée du Verneau souterrain à Nans-sous-Sainte-Anne).

Certaines cavités font l'objet de conventions entre le propriétaire ou le gestionnaire du lieu et une association (club, comité départemental ou régional) spéléologique. C'est le cas par exemple de l'accès au réseau du Rupt-du-Puits, avec la Ligue spéléologique lorraine..

Classification fédérale du niveau de difficulté des cavités Les cavités sont répertoriées en cinq catégories, validées par le comité directeur de la Fédération française de spéléologie en et entérinées par les pouvoirs publics en . : Classe 0 : cavités aménagées pour le tourisme. Classe 1 : cavités ou portions de cavités ne nécessitant pas de matériel autre qu'un casque avec éclairage.