Georges Victor Marcel Moineau . Quoi qu'il en soit, l'acte d'état-civil du registre des naissances de la ville de Tours pour l'année 1858 comporte bien le nom avec l'orthographe "Moineau" pour le nouveau-né et son père. Il en est de même sur son acte de décès. Ces actes sont consultables en ligne. Sur tous les documents administratifs, y compris le dossier de Légion d'honneur, la seule orthographe retenue est "Moineau"., dit Georges Courteline, né le à Tours et mort le à Paris ., est un romancier et dramaturge français.

Biographie Origines Georges Courteline est le fils de l'écrivain et auteur de théâtre Joseph Désiré Moineau, connu sous le nom de plume de Jules Moinaux, et de Victorine Françoise Perruchot.

Georges Courteline, né à Tours en 1858, est d'abord élevé dans cette ville par ses grands-parents, avant que ses parents ne le fassent venir à Paris à l'âge de 5 ans. Tous les étés, la famille s'installe dans une villa à Montmartre, rue de la Fontenelle puis rue du Chevalier-de-La-Barre. C'est là que se rendent en visite toutes les célébrités du théâtre du Second Empire et Courteline en garde toute sa vie un souvenir impérissable.

Après ses études au collège de Meaux, il fait son service militaire à Bar-le-Duc en 1879 au de chasseurs à cheval, qui lui inspire quelques-unes de ses satires. En 1880, il entre comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur, à la Direction générale des cultes, et se met à écrire sous le pseudonyme de Courteline pour ne pas être confondu avec son père, Jules Moinaux.. Dans ses écrits, il dépeint notamment des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs. Son directeur est Charles Dumay, un anticlérical convaincu qui a des velléités d'auteur dramatique et dont la nomination désespère le clergé. Courteline le fait bénéficier de ses relations dans la presse pour que celle-ci loue le directeur qui s'emploie à mener la vie dure à ses administrés religieux ; en échange, Dumay lui permet d'être peu assidu à son poste d'expéditionnaire et de se consacrer à l'écriture.

Carrière En 1881, il crée avec Jacques Madeleine et Georges Millet une revue Paris Moderne dans laquelle ils publièrent jusqu'en 1883 quelques poèmes et textes en prose..

Courteline s'installe au 89 de la rue Lepic dans une villa qu'il habite entre 1890 et 1903. Avec sa compagne, l'actrice Suzanne Berty ( - ), il aura deux enfants : Lucile-Yvonne Moineau, née en 1893, et André Moineau, né en 1895 et qui consacrera sa vie au théâtre comme acteur et décorateur, sous le nom de Moineau-Courteline. Le , il épouse Suzanne, atteinte d'une tuberculose mortelle, et légitime ainsi ses deux enfants.. Après le décès de sa première femme, il rencontre l'actrice Marie-Jeanne Brécou (1869-1967). Il quitte Montmartre pour s'installer de 1907 à 1923 au , avenue de Saint-Mandé, non loin du domicile de sa mère mourante.. Il épouse Marie-Jeanne le ..

thumb|left|Georges Courteline vers 1900.

De 1888 à 1893, Georges Courteline fréquente très régulièrement L'Auberge du Clou, située avenue Trudaine. C'est là qu'il crée le conomètre ou idiomètre, un tube de verre gradué de 10 à 50 rempli d'alcool coloré en rouge et communiquant par un long tuyau en caoutchouc avec le sous-sol. Selon un langage convenu avec Courteline, un compère soufflait plus ou moins fort pour faire monter l'alcool dans le tube. De la sorte chacun, en prenant en main le tube, pouvait connaître son degré de stupidité. Le patron, qui n'était pas au courant de cette supercherie, dut lui aussi passer l'épreuve et fit monter l'alcool au maximum. Une réplique de son invention trônait encore au début du dans le restaurant., qui a fermé ses portes en 2020. En 1896, Courteline est, avec Paul Delmet, Millanvoye et Albert Michaut un des quatre fondateurs de la goguette du Cornet..

Il arrête d'écrire en 1912, gérant les droits que lui rapportent son œuvre théâtrale. Il édite La Philosophie de Courteline en 1917. André Antoine lui demande d’écrire pour son Théâtre-Libre. La Paix chez soi et Boubouroche entrent au répertoire de la Comédie-Française en 1903 et 1910. Ses pièces sont adaptées au cinéma. Le , il reçoit un grand prix de l'Académie française et est élu à l'Académie Goncourt le ..

Fin de vie et mort thumb|redresse|Tombe de Georges Courteline au cimetière du Père-Lachaise (division 89). En 1924, une inflammation de l'orteil occasionne une opération chirurgicale compliquée par le diabète. La gangrène sèche gagne rapidement la jambe droite et il subit une amputation le . De 1925 à 1927, il corrige et annote ses Œuvres complètes. Sa santé ne cesse de décliner et il doit subir l'amputation de la jambe gauche le , le faisant sombrer dans un coma fatal.

Il meurt le au 11 rue de la Santé, Paris , à l'âge de 71 ans. Il est inhumé en plein cœur de la division du cimetière du Père-Lachaise, situé dans la même ville. Sur la stèle de sa tombe est inscrite cette épitaphe : .

Le pseudonyme « Courteline » Il semble qu'il ait opté pour Courteline Le Théâtre (revue), numéro 133 à 144, , Manzi, Joyant et cie éditeurs, 1904, »..

Georges Courteline est passé dans le langage courant à travers un adjectif qualificatif : Le mot courtelinesque qui désigne des personnages ou des situations de la vie réelle (et en particulier les absurdités bureaucratiques et administratives à rapprocher de son célèbre Messieurs les Ronds de cuir) qui pourraient être des incarnations dans la vie réelle de ses personnages ou des situations absurdes que ses livres évoquent..

Cet adjectif qui véhicule une notion comique a toutefois un sens moins sinistre que "orwellien" ou "kafkaïen", qui renvoient à des personnages et des situations dystopiques et angoissantes.

Œuvres thumb|Georges Courteline vers 1921.

Décorations (par décret du et décoré le par l'écrivain Pierre Wolff ; nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du et décoré par le poète Léon Dierx le ; promu officier de la Légion d'honneur par décret du et décoré par le général Victor Meunier le )Cf. Base Léonore, cote LH//1894/69..

Hommages En 1930, dans le de Paris, une avenue Courteline a été nommée d'après l'écrivain ainsi qu'un collège. Il existe aussi dans ce même arrondissement un square Courteline, où se trouve un buste de l'écrivain. La station de métro Picpus situé dans le de Paris porte en sous-titre le nom de Courteline. À Tours, sa ville natale, une rue porte son nom car il a vécu au de cette rue comme l'atteste une plaque posée sur la façade de la maison. L'un des bâtiments du lycée Henri Moissan de Meaux, où il étudia, porte son nom. À Villeurbanne, une rue porte aussi son nom. À Colombes, une avenue porte aussi son nom.

Il existe aussi un prix Courteline qui est un prix d’humour cinématographique. Courteline est un des personnages dEdmond pièce de théâtre d'Alexis Michalik.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . Albert Dubeux, La curieuse vie de Georges Courteline, Paris, Nouvelle Librairie de France / Librairie Gründ, 1949. . . .

Liens externes

(en archive) (quasi-intégrale des textes théâtraux, enregistrements audio)

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