Le de reconnaissance de division d'infanterie, précédemment dénommé de reconnaissance de division d'infanterie, est une unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale.
GRCA et GRDI Les groupes de reconnaissance des corps d’armée (GRCA) et des divisions d’infanterie (GRDI) formés par des escadrons mixtes de cavalerie (motorisée et hippomobile) ont été créés par note de l’état-major de l’armée le , pour assurer aux grandes unités (corps d’armée, divisions d’infanterie, régions fortifiées) : La recherche du renseignement ; La prise de contact avec l’ennemi ; La sûreté.
Origine et historique du La Légion étrangère, depuis sa création en 1831, a toujours été formée d'unités d'infanterie, jusqu'à la création du en 1921.
Le de reconnaissance de division d'infanterie a été créé à partir des effectifs des unités du de cavalerie d'Afrique de Sousse, en Tunisie, et du étranger de cavalerie () Mémorial des groupes de reconnaissance 1939-1940..
De type outre-mer, le est créé le , puis rattaché à la d'infanterie d'Afrique sous les ordres du général Rochas.
Le était composé de : 1 état-major 1 peloton de commandement 1 peloton hors rang (EHR) 2 escadrons à cheval 1 groupe de mitrailleuses sur bât 1 peloton de mitrailleuses portées sur camionnettes 1 groupe de canons de 25 anti-chars hippomobile
Historique
: création du à Sousse, en Tunisie. : le groupe est envoyé à Pont-du-Fahs : à Bizerte, le devient le de reconnaissance de division d'infanterie, passant de type outre-mer à type normal.
Origine du GRDI Le de reconnaissance de division d'infanterie puise son origine à partir des éléments du de Sousse en Tunisie et du prélèvement de cadres et légionnaires des 1 et étranger de cavalerie et du dépôt commun des régiments étrangers de Sidi Bel Abbès.
De type normal, le sera créé en décembre 1939, puis rattaché à la du général Barré.
Le était composé de :
L'état-major et le peloton de commandement dirigés le lieutenant colonel Paul Lacombe de la Tour et ses adjoints les capitaines Moisson et Vatchnadze. L'escadron hors-rang (pionniers, services vétérinaire, approvisionnement, auto, santé, transmission) sous les ordres du capitaine Djincharadze L'escadron hippomobile (176 chevaux) sous les ordres du capitaine Guiraud se composait de : 1 groupe de mitrailleuses (2 Hotchkiss Mle 1914), 1 groupe de 2 mortiers de , 4 pelotons de 2 groupes de fusiliers (soit par peloton) L'escadron de fusiliers motocyclistes () sous les ordres du capitaine Colonna-Renucci se composait de : 1 peloton de commandement 1 groupe de 1 mortier de 4 pelotons de fusiliers motocyclistes (soit et side-car par peloton) L'escadron de mitrailleuses et canons sous les ordres du capitaine Stevenin se composait de : un peloton de commandement 2 pelotons de mitrailleuses (2 groupes de 2 Hotchkiss Mle 1914 par peloton) 1 groupe canon anti-char de motorisé ()
Le est intégré à la d'infanterie nord-africaine (), qui fait partie du de la .
de tirailleurs tunisiens () de tirailleurs algériens () de tirailleurs marocains () d'artillerie nord-africaine () d'artillerie lourde nord-africaine
Historique bataille de France : A Bizerte, le devient le de reconnaissance de division d'infanterie, passant de type outre-mer à type normal. Le GR est commandé par le lieutenant-colonel Lacombe de La Tour. : Le GRDI débarque à Marseille. : il est envoyé sur Carcassonne et rattaché à la de cavalerie. : Le GR est envoyé au camp du Valdahon dans le Doubs. : Il embarque par voie ferrée à Besançon et Baume-les-Dames à destination de Montdidier Du 19 au , le effectue des actions retardatrices sur l'axe Péronne-Barleux : Combats à Péronne et Guerbigny : Combats à Chaulnes : Combats à Belloy en Santerre : Combats à Lihons, Rosières et Nesle Du 5 au : Défense de la Somme et de l'Avre ou le commandant du GR, le lieutenant-colonel Lacombe de La Tour est tué dans les combats à Noroy : Combats à Le Quesnel : Combats au bois de Noroy Du 11 au le est en couverture de la 7e DINA et effectue des actions retardatrices sur l'axe Luzarches, Brolles, Taille de Ruines, Saint Julien sur Cher, Clion, La Villedieu, Rosnay, Luchapt, Saint Jory de Chalais. , le , renforcé par des éléments des tirailleurs marocains, interdit le franchissement de la Seine sous les ordres du capitaine Guiraud. : Combats à Brolles et Le Coudray : Combats à Taille de Ruines : Combats à Saint Julien sur Cher : Combats à Rosnay et Luchapt : Rapatriement du GRDI en Tunisie. Il ne reste que 250 hommes sur les 650 de sa formation. : Le de reconnaissance de division d'infanterie est dissous à Sousse.
Liste des chefs de corps au : Lacombe de la Tour (†) au : capitaine de Guiraud
Citations Collective à l’Ordre de l’Armée Sous les ordres du Lieutenant-Colonel Lacombe de La Tour, chargé avec ses seuls moyens organiques, de contenir un ennemi numériquement supérieur et doté d'engins blindés, a réussi, du 18 au , en attendant l'arrivée des premiers éléments d'infanterie amie, à harceler, à l'empêcher de remplir sa mission, fournissant sur cet ennemi des renseignements précieux, parvenant à lui détruire plusieurs autos-mitrailleuses et lui faisant des prisonniers. Le 7 juin, la résistance ayant été reportée de la Somme sur l'Avre, a participé vigoureusement aux combats d'arrière-garde, détruisant plusieurs engins blindés ennemis.Le 9 juin, a couvert le repli de la Division sur l'Oise, contenant l'attaque des chars adverses et, bien qu'ayant perdu dans cette seule journée son chef, tombé glorieusement dans la bataille, et plus de la moitié de son effectif, a été engagé de nouveau sur la Seine, le 15 juin, et, avec ses derniers éléments, a pris part à la défense du Cher puis de l'Indre, infligeant encore dans ces derniers combats des pertes à l'ennemi Le
Action d'éclat du Maréchal des Logis Scappucci à Péronne le Isolé et sommé de se rendre, abat avec son revolver plusieurs Allemands; poursuivi et capturé, s'évade au cours de la nuit et regagne les lignes françaises, malgré quatre blessures graves.
Action d'éclat du Maréchal des Logis Fosdick à Noroy le Debout et seul, lance trois grenades sur un char ennemi qui tire sur lui à 30 mètres et immobilise le blindé au moment où lui-même s'écroule, mortellement blessé.
Articles connexes Groupe de reconnaissance Groupe de reconnaissance de corps d'armée Liste des Groupes de reconnaissance de corps d'armée Groupe de reconnaissance de division d'infanterie Liste des Groupes de reconnaissance de division d'infanterie Légion étrangère REC Liste des unités de la Légion étrangère Abréviations militaires (France)
Sources et bibliographie Le livre d’or de la Légion étrangère (1831-1955), Jean Brunon et Georges Manue, éditions Charles Lavauzelle et Cie, 1958. Histoire de la Légion, de Narvik à Kolwesi, Henri Le Mire, éditions Albin Michel, 1978, Képi blanc n°700 de juin 2008 Mémorial des groupes de reconnaissance 1939-1940
CAV, 097 097 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940