Placide Poussielgue-Rusand (1824-1889) est un orfèvre et bronzier parisien connu surtout pour ses objets liturgiques (calices, ciboires, patènes, ostensoirs...) et bronzes d'église (chandeliers d'autel, candélabres, lustres, lampes, croix d'autel et croix de procession, autel...).

Biographie

Famille

La famille Poussielgue est installée à La Valette (Malte), depuis le milieu du . Le grand-père de l’orfèvre, Mathieu Poussielgue, s’installa en France en 1800.

Jean-Baptiste PoussielgueNom de baptême complèt : Antoine-Jean-Baptiste-Joseph-Vincent., père de l’orfèvre se fera appeler Poussielgue-Rusand après avoir épousé en premières noces, le , Marguerite Rusand († 1833), une des filles de l’imprimeur lyonnais Mathieu-Placide Rusand« Rusand, Mathieu, Placide » dans le Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du , sur le site de l'École nationale des chartes elec.enc.sorbonne.fr (1768-1839)Jan-Baptiste Poussielgue conservera le nom de Poussielgue-Rusand après son second mariage en 1834 avec Marguerite-Aglaé Poret. Deux ans plus tard, son beau-père lui confia la gestion d’une succursale de son imprimerie à Paris, initialement établie au 3, rue de l'Abbaye puis, en 1828, au 8, rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice (actuelle rue Bonaparte), près de l'atelier de l'orfèvre Louis-Isidore Choiselat (1784-1853)G. Favier, « L'Atelier Poussielgue-Rusand (1847-1963) », École pratique des Hautes Études, sur le site europaethesauri.eu.

Au décès de sa première épouse en 1833, Jean-Baptiste Poussielgue-Rusand céda l’entreprise familiale à son frère Ange Poussielgue. Ayant obtenu un brevet de libraire, le , il fonda une « Librairie ecclésiastique et classique », 9 rue Hautefeuille où étaient également mis en vente des objets d'orfèvrerie religieuse..

Carrière professionnelle

Placide Poussielgue-Rusand se fit orfèvre. Il reprit en 1849 la maison Choiselat-Gallien. Son sens du commerce lui permit d'organiser de façon industrielle sa production d'objets modulables, vendus sur catalogue. En 1862, son entreprise employait 250 ouvriers..

Vers 1870, il forme Émile-Dominique Evellin, orfèvre breton..

Reconnus par ses pairs, il obtint des prix aux expositions universelles de 1851 à 1878. Il présida le jury de l'orfèvrerie en 1889.

Postérité de l'entreprise À la mort de Placide Poussielgue-Rusand, en 1889, l'entreprise prit le nom de Maison Poussielgue-Rusand Fils, dirigée par son fils, Maurice Poussielgue-Rusand (1861-1933), puis son petit-fils, Jean-Marie Poussielgue-Rusand (1895-1967) qui mit fin à l'activité de l'entreprise en 1963M.-.M. Massé, Dictionnaire du Second Empire, Fayard, Paris, 1995. Il a pour neveu le graveur Daniel Mordant.

Œuvres principales

Créateur de mobilier et d'objets liturgiques, il a notamment réalisé : Albi : cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, reliquaire de Sainte-Cécile ; Amiens : cathédrale Notre-Dame : autel en bronze de la chapelle du Sacré-Cœur, reliquaire du chef de saint Jean-Baptiste, église Saint-Rémi : reliquaire de la Sainte Larme de Selincourt Argenteuil (Val-d'Oise) : basilique Saint-Denys d'Argenteuil, châsse néo-gothique de la Sainte-Tunique d'Argenteuil , châsse (1827) néo-gothique dorée et émaillée« Basilique Saint Denys d'Argenteuil, lieu de conservation de la Sainte Tunique, relique de la Passion » sur le site parisladouce.com Avoise (Sarthe) : château de Pescheseul, maître-autel de la chapelle Saint-Hubert, exposé lors de l'exposition universelle de 1878. Cahors : cathédrale Saint-Étienne de Cahors, reliquaire de la Sainte Coiffe Chartres : cathédrale Notre-Dame : reliquaire du voile de la Vierge (1876) ; Dol-de-Bretagne : cathédrale Saint-Samson : maître-autel (1877), démonté en , en attente de restauration« Dol-de-Bretagne. Le maître d'autel de la cathédrale doit être déposé » dans Ouest-France, sur le site ouest-France.fr. Laon : cathédrale Notre-Dame, nombreux objets conservés par le trésor. Lyon : église Saint-Martin d'AinayEdmond Rivières, « Promenades archéologiques sur les bords du Rhône », Congrès archéologique de France, Volumes 32 à 33, session, à Aix, Société française d'archéologie, 1866, . maître-autel couronne de lumières (vers 1860) sur les dessins de Charles-Auguste Questel (inscription) ; Paris : cathédrale Notre-Dame : reliquaire de la Couronne d'Épines de 1862 pour le trésor ; reliquaire du clou et du bois de la croix de Jésus de Nazareth ; couronne de lumières (vers 1865) sur les dessins d’Eugène Viollet-le-Duc ; grand lutrin ; grand ostensoir et son thabor (1867) d'après Viollet-le-Duc ; église de la Sainte-Trinité de Paris : maître-autel.

Distinction De son vivant il reçut le titre de « Fabricant de Notre saint Père le Pape ». Il fut officier de la Légion d'honneur.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Généralités (par ordre chronologique)

Bernard Berthod, Elisabeth Hardouin-Fugier, Gaël Favier, Illustrations de Camille Déprez, Dictionnaire des arts liturgiques, Frémur éditions, 2015 ,

Catalogues et albums commerciaux (par ordre chronologique)

Articles connexes

Orfèvrerie Louis-Isidore Choiselat Art religieux Art Sulpicien Style néogothique Eugène Viollet-le-Duc Evellin (orfèvres)

Liens externes

Catégorie:Orfèvre français Catégorie:Art chrétien Catégorie:Orfèvrerie et bronzes d'église Catégorie:Artiste ou artisan lié à la cathédrale Notre-Dame de Paris Poussielgue-Rusand Catégorie:Naissance en septembre 1824 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1889 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 65 ans