Arsace, Aršak, Archak ou d’Arménie (en arménien ) est un roi d’Arménie de la dynastie des Arsacides, ayant régné de 384 à 390.
Biographie
Aršak est le fils aîné du roi Pap d'Arménie et de la reine Zarmandoukht.
Le régent Manouel Mamikonian, qui est le véritable maître de l’Arménie depuis la destitution du roi Varazdat en 378Selon Annie et Jean-Pierre Mahé dans Histoire de l'Arménie de Moïse de Khorène, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », Paris, 1993 , p. 284, note 12 ; Varazdat aurait été expulsé d’Arménie par Manouel Mamikonian pour venger le meurtre de son frère Mouchel., décide avec l’accord de la cour de Perse de rendre le trône aux fils du roi Pap d'Arménie qu’il protège avec leur mère la reine douairière Zarmandoukht, pour le compte de laquelle il gouverne. Cette décision s'explique cependant par le retrait des troupes romaines d'Arménie, envoyées par Valens combattre les Goths en Occident la même année, et qui rend inévitable la soumission à la Perse..
Manouel Mamikonian élève au trône l’aîné, Aršak, et nomme son frère cadet, Valarchak, roi associé. Le nouveau roi qui, a préalablement épousé Vardandoukht Mamikonian, la fille du régent, règne sur la partie orientale de l’ArménieSelon Moïse de Khorène, , chapitre 41 ; aurait épousé la fille de Babik de Siounie..
Les disparations quasi simultanées de son frère Valarchak et du régent Manouel Mamikonian en 386 incitent le roi à vouloir réunir l’ensemble du royaume sous son autorité. Il est immédiatement abandonné par une partie des nakharark qui se tournent vers le roi de Perse. Ce dernier choisit alors un jeune prince arsacide qu’il fait investir comme roi sous le nom de dans la partie orientale du pays (province d’Ayrarat), pendant qu’ est obligé de se réfugier dans les provinces de l’ouest sous la protection de l’Empire romain (387)..
Vers 390, au commencement du règne du nouveau Chah sassanide, de Perse, un traité de partage de l’Arménie est conclu avec Rome. L’empereur accepte que la frontière des deux empires soit fixée à l’est d’Erzurum et de Martyropolis (Maiyâfâriqîn). Cette ligne de partage ne laisse sous l’obédience byzantine que les provinces les plus occidentales du royaume, à savoir la Derzène, la Keltzène, l’Acilisène avec la capitale Erzindjan, la Khorzène, la Daranalis, la Bélatitène, l’Asthianène, la Sophène et la Sophanène. Le reste du royaume, soit les 4/5 du territoire arménien, constitue la future Persarménie.
, sans le soutien de Rome, tente de s’opposer à mais il est vaincu dans un combat et disparaît peu aprèsAnnie et Jean-Pierre Mahé, , 291 selon Moïse de Khorène, , chapitre 46, « atteint d'un mal de consomption il mourut usé par les fièvres ».. La partie d’Arménie qu’il contrôlait encore est annexée à l’Empire romain. En réalité, les nakharark de ses provinces ne tardèrent pas à se rallier à .
Notes et références
Bibliographie
. Annie et Jean-Pierre Mahé dans Histoire de l'Arménie de Moïse de Khorène, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », Paris, 1993 .
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