Caroline-Eugénie Weber, dite Segond-Weber, née le à Paris dans le Archives de Paris , acte de naissance , année 1867 (avec mention marginale de décès) (page 13/31), et morte le dans le Archives de Paris 17e, acte de décès , année 1945 (page 23/31), est une actrice française.

Biographie

Origine familiale Caroline-Eugénie Weber est la fille de Charles Weber, facteur de pianos et de Rosalie Eugénie Cheneau. Elle a un frère, Charles, né en qui meurt 16 mois plus tard.

Sa famille est protestante, et engagée politiquement dans la Troisième République. Son père Charles Weber est secrétaire et trésorier d'Edouard Lockroy en 1870, en remplacement d'Avrial alors démissionnaire. Il meurt lors de la Commune de Paris en .

Carrière Caroline-Eugénie Weber est engagée comme pensionnaire à la Comédie-Française en 1887 et accède au sociétariat en 1902Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française. Elle est admise à la retraite en 1926.

Elle intervient alors lors de plusieurs inaugurations de monuments littéraires. En 1896, elle lit des vers d'Henri Potez lors de l'inauguration d'une statue de Marceline Desbordes-Valmore à Douai. En 1910, c'est pour le monument à François Coppée sur la place André-Tardieu qu'elle dit un poème de Georges Druilhet. En 1925, elle dit quelques sonnets d'Armand Godoy pour l'inauguration du monument à Heredia dans le jardin du Luxembourg.

Elle est, pour Cocteau et sa génération, l'un des « monstres sacrés » du théâtre et inaugure, en 1920, des « Matinées poétiques » à la Comédie-Française. Elle interprète une grande partie du répertoire tragique.

Vie privée Caroline-Eugénie Weber prend le nom de son mari, l'acteur Léon Segond, en 1886. Elle divorce en 1907 Jugement prononcé à Paris le (), mais garde pour nom de scène « Segond-Weber ». De leur union naît un fils, , qui sera connu comme peintre. Elle a aussi une fille Marianne, avec l'artiste René Joseph Gilbert, qui meurt adolescente de la grippe espagnole en 1918 . De 1921 à sa mort en 1945, Segond-Weber a une liaison avec l'écrivaine Jeanne Galzy.

Domiciliée jusqu'à sa mort au 83 rue de la Pompe ( arrondissement de Paris), où une plaque lui rend aujourd'hui hommage, elle meurt le dans un hôpital du arrondissement et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 24).

Théâtre Hors Comédie-Française 1885 : Les Jacobites de François Coppée, théâtre de l'Odéon 1886 : Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, théâtre de l'Odéon : Titiana 1891 : Jeanne d'Arc de Joseph Fabre, théâtre du Châtelet : Jeanne d'Arc 1896 : Hérakléa d'Auguste Ville, mise en scène Lugné-Poe, Nouveau-Théâtre : Hérakléa 1898 : Déjanire, tragédie lyrique, musique Camille Saint-Saëns, livret Louis Gallet, Arènes de Béziers 1921 : Cassandre, tragédie de Jeanne Galzy, Opéra comédie de Montpellier ()

Comédie-Française Entrée à la Comédie-Française en 1887 Nommée sociétaire en 1902 puis sociétaire honoraire en 1927

1888 : Andromaque de Jean Racine : Andromaque 1893 : La Furie de Jules Bois : Lyssa 1893 : La Maison d'argile d'Émile Fabre : Armières 1899 : Le Roi de Gaston Schéfer : la reine 1901 : Phèdre de Jean Racine : Phèdre 1901 : Les Burgraves de Victor Hugo : Guanhumara 1902 : Rome vaincue d'Alexandre Parodi : Opimia 1903 : Médée de Catulle Mendès : Médée 1903 : Les Phéniciennes de Georges Rivollet d'après Euripide, théâtre antique d'Orange : Antigone 1905 : Iphigénie de Jean Racine : Eriphile 1905 : Andromaque de Jean Racine : Hermione 1906 : Hernani de Victor Hugo : Doña Sol 1906 : La Mort de Pompée de Pierre Corneille : Cornélie 1906 : Nicomède de Pierre Corneille, mise en scène Eugène Silvain : Laodice 1907 : Polyeucte de Pierre Corneille : Pauline 1907 : La Maison d'argile d'Émile Fabre : Armières 1908 : Britannicus de Jean Racine : Agrippine 1909 : La Furie de Jules Bois : Lyssa 1909 : Iphigénie de Jean Racine 1909 : Athalie de Jean Racine, mise en scène Mounet-Sully : Athalie 1912 : Les Erinnyes d'Anatole France 1916 : Bajazet de Jean Racine : Roxane 1917 : L'Éternelle Présence d'André Dumas : la mère 1918 : Lucrèce Borgia de Victor Hugo : Lucrèce Borgia 1920 : Les Chaînes de Georges Bourdon : Lydie de Merval 1920 : Hernani de Victor Hugo : Doña Sol 1920 : La Mort de Pompée de Pierre Corneille : Cornélie 1920 : Mithridate de Jean Racine : Monime 1921 : Cléopâtre d'André-Ferdinand Hérold d'après Plutarque et William Shakespeare : Cléopâtre 1922 : Bérénice de Jean Racine, mise en scène René Alexandre : Bérénice (4 fois, 1922) 1923 : Rome vaincue d'Alexandre Parodi : Posthumia 1924 : Iphigénie de Jean Racine : Clytemnestre 1925 : Le Retour à la terre d'Auguste Villeroy : la femme 1927 : Les Affranchis de Marie Lenéru : l'abbesse 1939 : Rodogune de Pierre Corneille : Cléopâtre Horace de Pierre Corneille : Camille

Iconographie Deux portraits de l'actrice sont conservés au musée Carnavalet, l'un dans le rôle de Danielo (La Reine Fiammette de Catulle Mendès) par Marie Villedieu en 1899Répertoire des arts du spectacle, l'autre dans celui de Camille (Horace de Pierre Corneille) par Louis Édouard Fournier en 1909Répertoire des arts du spectacle. Plusieurs portraits ont été exécutés par l'artiste René-Joseph Gilbert.

Bien d'autres œuvres d'art la représentent. Auguste Leroux fait son portrait en 1905 et l'expose au Salon des artistes français. Très populaire, la tragédienne apparaît également sur l'une des 89 cartes à collectionner de « contemporains célèbres » éditées par Louis Lefevre-Utile entre 1901 et 1912.

Galerie

Distinctions et hommages Officier de l'Instruction publique, 1897 Chevalier de la Légion d'honneur, . Une rose hybride de thé lui est dédiée en 1907, du nom de '"Madame Segond-Weber". Une plaque commémorative a été apposée devant sa résidence de naissance. Une plaque commémorative a été apposée devant sa dernière résidence à Paris. Une rue est baptisée Segond-Weber à Orange

Pour approfondir

Bibliographie Fernand Fouquet, Le Rôle de Phèdre et Segond-Weber, Impr. de M. Maugeret, Paris, 1890, 13 p. Liane Lehman, Madame Segond-Weber et la Tragédie, A.-G. Nizet, Paris, 1980, 563 p. « Segond-Weber va jouer la Révolte », Le Miroir, Gabriel Boissy, La Beauté vivante. I. Segond-Weber, Paris : Les Editions nouvelles : B. Grasset , (s. d.), 24 p.

Notes et références

Liens externes

« Les robes de Segond-Weber entrent au musée de la Mode », L'Informateur, Eugénie Segond-Weber sur Les Archives du spectacle.net

Catégorie:Actrice française du XXe siècle Catégorie:Actrice française de théâtre Catégorie:Sociétaire de la Comédie-Française Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1920 Catégorie:Naissance en février 1867 Catégorie:Naissance dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juin 1945 Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 24)