Jean-Vincent Placé, né Kwon Oh bok le à Séoul, est un homme politique français.
Élu sénateur dans l'Essonne en 2011, il préside le groupe écologiste au Sénat de 2012 à 2016, année où il est nommé secrétaire d’État à la Réforme de l'État et à la Simplification dans le deuxième gouvernement de Manuel Valls.
De 2015 à 2018, il est président de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE). Il est également conseiller régional d’Île-de-France jusqu'en 2021.
Biographie Jeunesse Jean-Vincent Thomas Sébastien Placé est né Kwon Oh bok à Séoul, en Corée du SudJean-Vincent Placé et Rodolphe Geisler, Pourquoi pas moi !, Paris, Plon, 2015 .. Adopté sous forme plénière à l'âge de sept ans par une famille française, il passe son enfance en Normandie. Son père est avocat, sa mère institutrice. Ces derniers sont politiquement de la ..
Il poursuit ses études à l’université de Caen, où il milite au sein de l'UNEF-ID. Il fréquente alors la section caennaise du Parti socialiste mais sans y adhérer.. Il entre au Grand Orient de France et adhère au Mouvement des radicaux de gauche en 1992..
Après des études d'économie industrielle (il obtient une maîtrise d’économie) et de droit bancaire, il débute dans la vie professionnelle comme auditeur financier.
Débuts en politique Jean-Vincent Placé entre en politique en 1992 auprès de Michel Crépeau, député-maire de La Rochelle et président du groupe radical, citoyen et vert à l'Assemblée nationale, dont il devient l'assistant parlementaire de 1995 à 1999., et anime le mouvement de jeunesse du MRG.
De 1995 à 2001, Jean-Vincent Placé est conseiller municipal d’opposition à Caen, élu au titre du Parti radical de gauche sur la liste menée par Louis Mexandeau..
Après la mort de Michel Crépeau en 1999, il adhère aux Verts..
En 2001, il s'installe à Paris où il rencontre Jean-Luc Bennahmias, alors secrétaire national des Verts, qui lui confie la direction du centre de formation des élus, le Cédis.
Il est d'abord membre du secrétariat exécutif des Verts d'Île-de-France en tant que délégué aux élections de 2002 à 2004. Il soutient la présentation de listes autonomes des Verts pour les élections régionales de 2004, choix rejeté par l'assemblée générale régionale de . C'est néanmoins lui qui, en tant que délégué régional aux élections, est l'un des principaux négociateurs de l'accord régional entre Les Verts et le PS.
Premiers mandats d’élu Jean-Vincent Placé est élu conseiller régional en et préside le groupe des élus Verts. au conseil régional d'Île-de-France. À partir de 2005, il est membre du comité des régions (CDR) de l'Union européenne, où il représente la région Île-de-France.. Il est ensuite membre des commissions (environnement, changement climatique, énergie) et (citoyenneté, gouvernance, affaires institutionnelles et extérieures).. Il est également membre du groupe de contact sur la coopération entre le comité des régions et le congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. Ce groupe de contact est composé de six représentants politiques de chaque institution. Il examine des questions d'intérêt commun et assure une fonction de pilotage de la coopération globale entre les deux institutions.
Fidèle aux engagements politiques de la motion d'orientation du congrès des Verts de Bordeaux en , il contribue à faire rejeter la proposition d'accord entre le PS et Les Verts. malgré la proposition du PS de l’investir dans la de l'Essonne lors des élections législatives de 2007. À la suite du rejet de l'accord proposé, il se présente dans cette circonscription comme candidat écologiste autonome ; il est éliminé au premier tour avec 3,9 % des suffrages exprimés..
En , il est placé en cinquième position sur la liste de Paul Loridant., maire MRC sortant des Ulis.
Jean-Vincent Placé est élu secrétaire national adjoint des Verts, délégué à l'organisation, aux régions, à la communication interne et aux relations extérieures lors du congrès des Verts à Lille en . Auprès de Cécile Duflot, il contribue à la réalisation du rassemblement Europe Écologie pour les élections européennes de 2009.
À partir de , il est membre du bureau exécutif d'Europe Écologie. Il négocie aux côtés de Pascal Durand, délégué national et porte-parole d’Europe Écologie, la constitution des listes régionales du mouvement.
Après le bon score de son parti aux élections européennes, il prône la formation de listes autonomes au premier tour des élections régionales de 2010Interview de Jean-Vincent Placé, Le Monde, 17 juin 2009.. Il est le directeur de campagne de Cécile Duflot en Île-de-France (16,58 % au premier tour) et négocie la fusion d'entre-deux tours avec Jean-Paul Huchon et au niveau national avec Claude Bartolone. Il devient, le , deuxième vice-président du conseil régional d'Île-de-France, chargé des transports et des mobilités et, à ce titre, vice-président du Syndicat des transports d'Île-de-France.
Après le congrès d'Europe Écologie Les Verts de La Rochelle en , il négocie l'accord législatif PS-EELV pour l'élection présidentielle de 2012, en sa qualité de conseiller politique de la secrétaire nationale, en concluant notamment le volet programmatique avec Michel Sapin, représentant de François Hollande.
Sénateur et secrétaire d’État Jean-Vincent Placé est élu sénateur aux élections sénatoriales de 2011 dans l'Essonne avec neuf autres élus écologistes. Il démissionne alors de la vice-présidence aux transports de la région Île-de-France, refusant de cumuler un mandat de parlementaire avec un exécutif local. Membre de la commission des Finances du Sénat, il est désigné comme rapporteur spécial du budget de la sécurité (police-gendarmerie). Il est l'orateur du groupe socialiste pour les dossiers budgétaires, financiers et fiscaux.
Le , il devient président du premier groupe parlementaire écologiste de l'histoire de la République française. Le mois suivant, Jean-Vincent Placé est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à d'amende et de dommages et intérêts pour diffamation à l'encontre du député Christian Vanneste, le tribunal estimant que, si Jean-Vincent Placé disposait d'éléments pour qualifier Christian Vanneste d'homophobe, il n'en disposait pas pour le qualifier de ..
Dès , Jean-Vincent Placé s'affirme perplexe quant à la présence de ministres EELV au gouvernement tout en critiquant le des socialistes, six mois après leur arrivée au pouvoir..
Début , Jean-Vincent Placé lance son club de réflexion politique, qu'il baptise « Écologie et République », qui a pour but de traiter des sujets peu abordés par son parti, notamment la politique étrangère, la sécurité ou encore la laïcité« Placé lance son club politique », in Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 septembre 2013, page 37.. Devenu « Club Erel » (Écologie, République et Libertés), il co-préside ce groupe de réflexion avec la sénatrice EELV Esther Benbassa.
En , il annonce qu'il figurera en quatrième position sur la liste de Sonia Dahou, maire PS sortante des Ulis, lors des élections municipales., visant un siège à la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay.. La liste est battue.
Le , il présente sa candidature à la présidence du Sénat, mais ne recueille que 10 voix, c'est-à-dire les suffrages des seuls membres de son groupe politique.
En 2015, il publie un livre autobiographique Pourquoi pas moi !, un échec commercial puisque le livre est vendu à seulement quelques centaines d'exemplaires
Après avoir dénoncé en une dérive d'EELV, et regretté que le parti soit devenu ce qu'il décrit comme ., il annonce le sur Europe 1 son départ du parti écologiste, qu'il qualifie d', rejetant notamment la conclusion d'alliance entre EELV et le Front de gauche en vue des élections régionales de 2015. dans plusieurs régions de France, notamment Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelques semaines plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et des écologistes (comprenant le parti Écologistes !), un mouvement écologiste de centre gauche dont il devient le président...
De à , il partage la tête du groupe écologiste au Sénat avec Corinne Bouchoux....
Lors du remaniement ministériel du , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification dans le deuxième gouvernement de Manuel Valls. Il déclare par la suite souhaiter plus de politique transpartisane sur certains sujets, précisant se sentir économiquement plus à l'aise pour discuter avec la droite et se félicitant du soutien du député Les Républicains Frédéric Lefebvre au projet de réforme du code du travail porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri..
En , il manifeste le souhait de rejoindre les forces spéciales comme réserviste citoyen, au sein du de dragons parachutistes (RDP) spécialisé dans le renseignement, avec le grade, attribué à titre honorifique.., de colonel, comme le permet une procédure accessible à certains acteurs de la vie publique, dont les parlementaires... Dans cette fonction bénévole, il .. Sa demande n'aboutit toutefois pas..
Reconduit dans ses fonctions au sein du gouvernement Cazeneuve, il soutient Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017.. Lors de l'élection présidentielle, Jean-Vincent Placé s'engage fin pour Benoît Hamon, se disant séduit par ses prises de position écologistes..
Après le gouvernement Il redevient sénateur le , un mois après la fin de ses responsabilités ministérielles.
En , Jean-Vincent Placé ne se représente pas aux élections sénatoriales., faute notamment d'avoir pu trouver une liste prête à l'accueillir..
Dans la nuit du au , il est placé en garde à vue au commissariat du de Paris pour insultes racistes et outrage à agents alors qu'il se trouvait en état d'ivresse... Le suivant, Jean-Vincent Placé démissionne de la présidence de l'UDE dont l’avenir est alors incertain., puis reconnaît être alcoolique lors d'une interview pour Paris Match... Cette affaire contrarie ses plans de reconversion dans le privé, alors qu'il était pressenti pour devenir administrateur du groupe Suez« Les déboires de Placé contrarient ses plans de reconversion dans le privé », Le Figaro, encart Le Figaro et vous, samedi 14 / dimanche 15 avril 2018, p. 35.. Le , il est condamné à trois mois de prison avec sursis et d'amende.
Conseiller régional peu assidu jusqu'en 2021, il se reconvertit dans le privé : , notamment en Corée du Sud et au Maroc où il a une société MAPMA à Tanger et à Casablanca (quartier Oasis) où, en 2021, il ouvre un restaurant avec Jaoued Boussakouran et Younes Mahjoubi..
Vie privée En couple avec Cécile Duflot quand elle devient secrétaire nationale des Verts. en , il rompt avec elle quelque temps plus tard. Il partage ensuite la vie d'Éva Sas, députée de la septième circonscription de l'Essonne. ; ils se séparent en . après avoir eu une fille née en ..
Controverses et affaires judiciaires
Non paiement d'infractions routières En puis en , Le Canard enchaîné dévoile que Jean-Vincent Placé a accumulé une centaine d'infractions routières commises sur la période - avec une voiture de fonction du conseil régional, sans payer ses procès-verbaux. La région Île-de-France demande à Jean-Vincent Placé de payer ses amendes, soit , correspondant à pour stationnements interdits et excès de vitesse., somme qu'il déclare en , avoir réglé.
Condamnation pour harcèlements sexuels et accusations d’agressions sexuelles
En 2021, il est condamné à d’amende pour des faits de harcèlement sexuel quand il était secrétaire d’État, commis sur une gendarme affectée à la sécurité de son logement de fonction et qui était de faction à l'entrée du bâtiment..
La même année, il est accusé de harcèlement et agressions sexuelles par une ancienne collaboratrice ; une plainte a été déposée pour des faits qui auraient été commis de 2012 à 2016. Placé en garde à vue pour ces faits le , il est mis en examen pour « agressions sexuelles » et « harcèlement sexuel » le lendemain et placé sous contrôle judiciaire.