Iguerande est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Situation Iguerande est située à la limite sud du département de Saône-et-Loire, à environ au sud de Digoin et Paray-le-Monial, et à au nord de Roanne (Loire). Le bourg d'Iguerande se trouve sur la rive droite de la Loire et est traversé par l'axe routier secondaire qui mène de Roanne à Nevers en suivant la Loire, via DigoinL'axe principal est la RN 7, via Moulins.
C'est avec Artaix et Saint-Martin-du-LacCarte IGN 11/25000 Série Bleue 2829 SB Charlieu une des trois communes du département de Saône-et-Loire dont le territoire est à cheval sur la Loire. Si le bourg est situé sur la rive droite (à l'est du fleuve), le hameau d'Outre Loire, le bien nommé, est situé sur la rive gauche (à l'ouest du fleuve).
Communes limitrophes
Iguerande fait partie du pays traditionnel du Brionnais.
Site La commune d'environ s'étend sur sept collines qui dominent la vallée de la Loire.
Bâtis sur l'un des sept coteaux verdoyants qui bordent la rive droite de la Loire, le bourg d'Iguerande occupe un site pittoresque d'où l'on découvre un beau panorama sur les Monts de la Madeleine.
Hameaux la Motte - Charancy - le ChampceauDictionnaire topographique de la France, CTHS.Paris 2009..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Iguerande est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), forêts (7,1 %), zones urbanisées (4,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
On trouve le toponyme Vuiranda vers l'an 867..
Comme de France et de Belgique, le nom dIguerande vient du toponyme gaulois *equorandaCf. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, 1969, coll. Que sais-je ?, . Il s'agit d'un terme reconstitué, d'où la marque *. dont la dérivation la plus fréquente en français est . Equoranda signifiait fondamentalement limite et correspondait souvent à la frontière entre deux peuples gaulois.
Iguerande se trouve en effet à la limite entre les territoires des Eduens et des Ségusiaves, ensuite entre les cités gallo-romaines d'Autun (Augustodunum) et de Feurs (Forum Segusiavorum), puis entre les diocèses chrétiens correspondants et enfin depuis 1790, entre les départements de Saône-et-Loire et de la Loire.
Une seconde hypothèse est que l'origine du nom vienne de «aigue» ancien français dérivé du latin aqua «eau», et de randa «bord, limite», le village s'étant établi sur le bord de la Loire, qui représente une limite naturelle.
Préhistoire et Histoire Le site d'Iguerande remonte à la Préhistoire comme le prouvent les objets mis au jour lors de la construction de la voie ferrée en 1880 : hache polie en porphyre vert, outils en silex, etc. que les spécialistes datent de .
À l'époque gauloise, Iguerande devait marquer la frontière des Eduens avec les Ségusiaves (voir Toponymie). Certaines sources évoquent le peuple gaulois des Brannovii (origine du nom du Brionnais) qui occupait les territoires entre Marcigny et Charlieu. Ce peuple était très lié aux EduensCette situation un peu compliquée demanderait à être clarifiée..
À l'époque gallo-romaine, la région était traversée par la voie romaine reliant Autun à Feurs.
Au Moyen Âge, la paroisse fut placée sous le patronage du prieuré bénédictin de Marcigny (fin ).
Totalement restaurée en 1977-78, l'église romane des est le seul reste du prieuré, qui a été détruit pendant la Révolution ; à l'intérieur, ses curieux chapiteaux et modillons sculptés attirent l'attention et suscitent une activité touristique estivale importante. gauche|vignette
Politique et administration +Liste des maires successifs2020en coursDavid Cordeiro Président de la Communauté de communes20012020Isabelle Lagoutte19802001Michel Vivier19641980Francis Couturier19531964Maurice Calacat19441953Jacques Cothenet19421944Charles Berthelier19271942Jean-Claude Péguet19121927Louis Burdin19081912Mathieu Lamandrouillère19001908Joseph Leblanc
David Cordeiro a été élu président de la communauté de communes.
Démographie
Les de la commune, en 2014, ont moins de 30 ans pour 306 d'entre eux, 381 ont entre 39 et 59 ans et 318 ont 60 ans ou plus.
Parmi les 601 personnes qui, en 2014, ont entre 15 et 64 ans. 65,9 % sont des actifs ayant un emploi, 8,8 % sont chômeurs, 6,5 % sont élèves ou étudiants, 12 % sont retraités ou préretraités et 6,7 % sont d'autres inactifs.
Logement Le nombre de logements existants dans la commune en 2014 est de 592 ; 445 sont des résidences principales, 88 des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 59 sont des logements vacants. Le nombre de maisons est de 537 et celui des appartements de 51.
Économie et emploi La commune d'environ est dotée d'une économie d'élevage, de services, d'artisanat et de loisirs.
Sur le territoire communal il existe, au 31 décembre 2015, 117 établissements actifs qui emploient 167 salariés au total.. 19 appartiennent au secteur de l'agriculture (0 salarié). vignette|Le bœuf charolais. 10 au secteur de l'industrie (17 salariés au total). 17 sont du secteur de la construction (54 salariés au total) 58 sont du secteur du commerce, des transports et des services divers (60 salariés au total) 13 sont du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale (36 salariés au total).
Vie locale Culte Iguerande et son église Saint-Marcel relèvent de la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe 26 villages et dont le siège est installé à Marcigny.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Parmi les principaux lieux et monuments d'Iguerande figurent notamment : l'église Saint-Marcel, remarquable édifice roman aux pierres jaunes construit à la fin du et au début du Brochure de présentation de l'église Saint-Marcel d'Iguerande éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71). et restauré sous l'égide des Monuments historiques à la fin des années 1970Centre international d'études des patrimoines culturels du Charolais-Brionnais, documentation « Circuit des églises du Brionnais » ; le monument Notre-Dame de la Paix, sous lequel repose l’abbé Coureau, curé d'Iguerande de 1923 à 1948 (par ailleurs chapelain épiscopal), monument inauguré en 1947 en l'honneur de la Vierge Marie et placé sous le vocable de Notre-Dame de la Paix (l'abbé avait fait le vœu de faire ériger un monument à la Vierge si le village d'Iguerande était épargné (une plaque commémorative rappelle que l'abbé Coureau en fut le promoteur) ; la chapelle du Tronchy ; Le musée Reflet Brionnais, situé à deux pas de l'église et rassemblant depuis sa création par Louis Chandon et son ouverture en 1997 une collection d'objets (répartis sur trois niveaux) ayant été le témoin de la vie d'une famille brionnaise d'avant la Première Guerre mondiale« Le "Reflets du Brionnais" d'Iguerande », article de Claude Elly paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 179 de septembre 2014, pages 14 à 17. ; la gare d'Iguerande, halte sur la voie verte aménagée sur le tracé de l'ancienne ligne du Coteau à Montchanin ; le pont routier enjambant la Loire, pont en arc avec tablier supérieur construit de 1941 à 1944 (ouvrage fermé en urgence le 26 septembre 2025 en raison d'un affouillement décelé au niveau de l'une des six piles en béton<ref>Source : « Le pont d'Iguerande fermé en urgence », 71 Le Mag (magazine trimestriel du conseil départemental de Saône-et-Loire), n° 44, décembre 2025 (page 16).</ref> et dont la réouverture, après réalisation de travaux de consolidation financés par le conseil départemental de Saône-et-Loire, devrait intervenir fin 2026<ref>Source : « Ponts en Saône-et-Loire : un patrimoine à protéger », 71 Le Mag''' (magazine trimestriel du conseil départemental de Saône-et-Loire), n° 45, avril 2026 (pages 18 à 23).</ref>).
En images
Personnalités liées à la commune Parmi les personnalités attachées à l'histoire d'Iguerande figurent en particulier : Michel Troisgros, célèbre chef de cuisine de Roanne qui, avec son épouse Marie-Pierre, a ouvert à Iguerande un établissement dénommé La Colline du Colombier'' (juin 2008)Troisgros démarre une nouvelle campagne ; Jean Raquin, homme politique, chevalier de la Légion d’honneur, président du conseil général du Jura de 2008 à 2011, qui est né à Iguerande le 4 décembre 1935.
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de Saône-et-Loire Art roman en Saône-et-Loire Églises romanes du Brionnais Brionnais
Liens externes
Iguerande sur le site de l'Institut géographique national site de la mairie