, né vers 1070 et mort entre 1114 et 1125, est comte de Brienne à partir de 1089 jusqu'à sa mort. Il est le second fils de , précédent comte de Brienne à qui il succède, et de son épouse Eustachie de Tonnerre, héritière du comté de Bar-sur-Seine.

Après la mort de son père, il est investi du comté de Brienne par le comte de Troyes , tandis que son frère puîné Milon hérite de celui de Bar-sur-Seine. Comme son père avant lui, il a des querelles avec l'abbaye de Montier-en-Der, ce qui nécessite l'intervention armée du comte de Champagne pour régler ce conflit.

En 1097, il décide de partir en Terre sainte et de rejoindre la première croisade, avec laquelle il participe très probablement à la prise de Jérusalem en 1099. De retour en Champagne à partir de 1101, il apparait ensuite régulièrement à la cour du comte de Champagne, avec lequel il repart en Terre sainte entre 1104 et 1108.

Généreux avec les ordres religieux, il participe notamment à la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Beaulieu, située à l'intérieur de son comté.

Il tombe gravement malade à l'abbaye d'Avenay et meurt entre 1114 et 1125 avant d'être inhumé à l'abbaye de Montier-en-Der, lieu de sépulture de ces prédécesseurs. Son fils aîné lui succède alors en tant que comte de Brienne.

Biographie Début de carrière est le second fils de , comte de Brienne, et de son épouse Eustachie de Tonnerre. Son frère aîné Engelbert est le seul fils de cité dans une charte de 1072, ce qui démontre qu'il est bien l'aîné de la fratrie et qu' n'est pas encore né cette année là ou en bas âge. Une autre charte en faveur de l'abbaye de Molesme dans laquelle le comte donne ses droits sur l'église de Merrey-sur-Arce, qui peut être datée vers 1080, nomme également Engelbert comme témoin tandis que ses frères puînés sont également cités mais non nommés. C'est peut-être à l'occasion de cette donation ou peu après qu'Engelbert devient moine dans cette abbaye.

devient alors l'héritier principal de ses parents, devant son frère puîné Milon et ses sœurs Perenelle et Mantia. Par la suite, les actes du comte ne mentionnent comme sa descendance qu', généralement suivi par son frère

Comte de Brienne vignette|gauche|alt=Photo de la façade d'une église romane.|Façade de l'église Saint-Remy de Ceffonds, objet de disputes entre le comte de Brienne et l'abbaye de Montier-en-Der. À la mort du comte , ses titres sont alors transmis à ses deux fils puînés, l'aîné s'étant consacré à la vie monastique. , le plus âgé des deux, hérite du comté paternel de Brienne tandis que le plus jeune, Milon, obtient le comté maternel de Bar-sur-Seine. Ces deux titres font des deux frères des égaux, alors que le plus jeune est généralement vassal de son aîné. L'année exacte du décès de demeure toutefois incertaine. La dernière mention de ce comte date de la bénédiction de l'église du prieuré de Sèche-Fontaine à Avirey par l'évêque Robert de Bourgogne, qui monte sur le trône épiscopal de Langres en 1085. De plus, une charte du précise qu' a reçu l'investiture du comté de Brienne par le comte de Troyes . Ce comte étant décédé en 1089, l'investiture d' a donc lieu entre 1085 et 1089, cette dernière date étant généralement retenue par les historiens.

Dès son accession au pouvoir, est en litige avec l'abbaye de Montier-en-Der dont il abuse des droits d'avouerie en gardant à son usage unique plusieurs église dont celle de Ceffonds, tout comme son père l'avait fait avant lui. Après une sommation inutile, le comte de Champagne prend les armes pour le faire renoncer à ses prétentions par des guerres et des sièges.. Pour parvenir à ses fins, oppose au jeune comte de Brienne les forces conjointes des comtés de Troyes, de Perthois et de Bar-sur-Aube, situés respectivement à l'est, au nord et au sud-ouest de Brienne, tenant ainsi son adversaire en tenaille.

De plus, les deux frères ont probablement essayé de faire la jonction entre leurs comtés respectifs, séparés seulement par la petite seigneurie de Vendeuvre. Ils pourraient ainsi réunir Briennois et Lassois septentrional et dominer une large bande territoriale contiguë à l'est de Troyes. Le seigneur de Vendeuvre a probablement dû se sentir menacé, car il se rapproche progressivement du comte de Champagne jusqu'à se déclarer en 1221 le vassal de ce comte qui ne peut accepter de se voir couper la route directe entre Troyes et Bar-sur-Aube, deux villes importantes des foires de Champagne.

Voyages en Terre sainte alt=Miniature médiévale représentant le siège d'une ville fortifiée par des chevaliers.|vignette|droite|La prise de Jérusalem par les croisés en 1099. Répondant à l'appel du pape lors du concile de Clermont de 1095, prend part à la première croisade, ce qui deviendra par la suite une coutume familiale. Avant son départ, il règle ses affaires avec l’Église, notamment avec l'abbaye de Montier-en-Der. Il rend ainsi à l'abbé Roger de Vignory, par l’intermédiaire de l'évêque de Troyes Philippe de Pont, l'église Saint-Remy de Ceffonds qu'il détenait injustement et remet également à cet évêque les quatre prébendes de l'église de Brienne afin qu'il les transmette par la suite aux moines de Montier-en-Der, .

Ses faits lors de cette croisade sont inconnus, mais il part vraisemblablement pour la Terre sainte en 1097 et est probablement présent lors de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099.

Son retour en Champagne est attesté à partir de 1101 par une charte en faveur de l'abbaye de Molesme, qui peut être datée au plus tard de cette année là. Cette même année, il est présent à Bar-sur-Aube comme témoin d'un acte du comte pour l'abbaye de Saint-Claude. C'est dans cet document qu'apparait pour la première fois , frère puîné d', avec le titre de comte de Bar-sur-Seine, ce qui indique qu'il vient d'atteindre sa majorité.

Dans les années qui suivent, apparait régulièrement comme témoin dans les chartes du comte de Champagne, souvent conjointement avec son frère . Tous deux accompagnent très certainement ce comte pour un nouveau pèlerinage en Terre sainte en 1104, même si aucun document atteste de leur présence. Ils sont toutefois présents aux côtés de ce comte à Auxerre en 1104 puis à l'abbaye de Molesme pour les fêtes de Pâques la même année, juste avant son départ pour Jérusalem. avant d'être absents des archives champenoises pendant l'absence du comte de Champagne. Enfin, tous deux reparaissent dans une charte de 1108 du comte à Châtillon-sur-Seine une fois celui-ci de retour en France, ce qui démontre de manière presque certaine que ces trois comtes ont voyagé ensemble..

Retour en Champagne vignette|gauche|alt=Photo en couleur de la nef d'une église ancienne accolée à une tour-clocher imposante.|Église abbatiale de Montier-en-Der, où a été inhumé le comte . et son frère sont dans les années qui suivent leur retour en Champagne régulièrement présents parmi les témoins des chartes du comte , ce qui semble indiquer qu'ils en sont devenus des vassaux fidèles et qu'ils ont obtenu la confiance de ce comte.

En 1112, il participe à la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Beaulieu de l'ordre de Saint-Augustin et qui avait été établie quelques années auparavant par deux prêtres, Osbert et Alard, à environ un kilomètre à l'est en un lieu appelé Le Breuil. À cet effet, il leur donne tout ce qu'il possède à Jasseines en terres, bois et près, à l’exception de la justice, une partie de la rivière d'Aube et le droit d'usage dans ses bois et de pâturage dans tout son comté jusqu'au porte de son château..

L'année suivante, en 1113, il donne à l'abbaye de Montier-en-Der les droits de justice pour le prieuré de Radonvilliers à Radonvilliers et à Saulcy ainsi que le droit d'acquérir dans ses fiefs. C'est lors de cet acte qu'apparait pour la première fois son fils aîné , qu'il commence ainsi à associer à l'exercice du pouvoir.

apparait pour la dernière fois dans un document daté dans un acte de 1114 lors duquel il est témoin pour le comte Hugues de Champagne pour une donation en faveur de l'abbaye de Montier-la-Celle.

Plus tard, une autre charte non datée indique que, alors qu'il se trouve gravement malade à Avenay il demande à son frère de le faire enterrer à l'abbaye de Montier-en-Der et de donner aux moines une rémunération convenable . Ses fils et Guy donnent leur aval sur ces dispositions. À sa mort, il est effectivement inhumé à l'abbaye de Montier-en-Der et un document ultérieur précise que , comte de Bar-sur-Seine, et , comte de Brienne, donnent aux moines les coutumes de Droyes. L'année de ce décès demeure inconnue mais ce dernier document est signé par l'abbé Roger de Vignory qui meurt en 1125, aussi elle peut donc être estimée entre 1114 et 1125.

Famille Mariage et enfants En 1108 ou avant, il épouse Alix de Ramerupt, fille d'André de Ramerupt, comte d'Arcis et seigneur de Ramerupt, et de son épouse Adélaïde dont la famille d'origine est inconnue. De ce mariage sont nés au moins trois enfants : , qui succède à son père comme comte de Brienne et à sa mère comme seigneur de Ramerupt ; Guy de Brienne, cité dans une charte de 1143 en tant que frère du comte Gautier, probablement mort sans union ni descendance ; Félicité de Brienne, qui épouse en premières noces , seigneur de Broyes, de Beaufort et de Baye, d'où postérité. Devenue veuve, elle épouse en secondes noces , seigneur de Joinville, d'où postérité également.

Ascendance

Annexes vignette|droite|alt=Portrait dessiné en noir et blanc d'un homme barbu élégamment habillé.|Henri d'Arbois de Jubainville, historien et archiviste, spécialiste de la Champagne et auteur d'un catalogue des actes des comtes de Brienne. Bibliographie . . . . . .

Liens externes . . .

Articles connexes Bourg de Brienne-le-Château Maison de Brienne Maison de Montdidier-Roucy Château de Brienne Première croisade Siège de Jérusalem

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Noblesse du Moyen-Âge en Champagne Catégorie:Histoire de l'Aube Catégorie:Croisé du XIe siècle Catégorie:Croisé du XIIe siècle Catégorie:Personnalité de la première croisade Erard 1 Erard 1