L'Institut international de recherches pour la paix à Genève (en , GIPRI) est une organisation non gouvernementale basée à Genève.
Dans les années 2010-2020, et surtout depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, le GIPRI s'attache à démontrer que , une position « pro Kremlin » dénoncée dans un article de la Tribune de Genève en .
Historique En , un bureau est créé à Genève Journal de Genève, 12 et 17 juin, 29 octobre et 7 novembre 1980. (l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm), il porte un nom similaire Geneva International Peace Research Institute (GIPRI), et est destiné à collaborer avec le SIPRI. Le directeur est André Gsponer (physicien), Roy Preiswerk préside son comité et Denis de Rougemont préside le comité d'honneur. Au sein du comité on trouve entre autres Monique Bauer-Lagier (conseillère aux États), Alexandre Berenstein (juriste), Édouard Dommen (économiste), Orio Giarini (membre du Club de Rome), Albert Jacquard (généticien). Une brochure cite deux projets en cours (en ) : les applications militaires des accélérateurs de particules, et les problèmes de sécurité de l'approvisionnement en énergie de la Suisse.
Dès sa création, l'institut doit faire face à des ressources trop limitées. Puis les personnes engagées s'opposent sur les options à prendre, et plusieurs démissionnent dont André Gsponer et Roy Preiswerk. À la suite du décès de ce dernier (remplacé à la présidence par Alexandre Berenstein), une « crise » mène à l'adoption de nouveaux statuts en : l'association devient une fondation. L'association avait reçu de la ville de Genève un subside unique de en 1982. En 1985, la fondation GIPRI reçoit la même somme de la ville, et autant du canton de GenèveJournal de Genève, 16 et 18 avril 1983, 31 janvier et 22 octobre 1984. Chroniques de Serge Bimpage..
Depuis 1987, le GIPRI organise un durant l'été. Des conférences publiques sont organisées par Pro-GIPRI. En 1991, le cours de trois semaines est organisé en association avec l'UNIDIR ; Pierre de Senarclens est l'un des intervenants. Au début des années 1990, l'Université de Genève contribue au cours d'été avec un subside annuel de . De 1987 à 1996, ces cours ont réuni des participants de plus de 60 pays. En 1996, le fonctionnement du GIPRI nécessiterait une somme annuelle de à , mais il est selon son président Jean-Pierre StrootJournal de Genève, 18 février 1988, 23 juillet 1991, 18 septembre 1996 (article de Jean-Pierre Stroot, président du Conseil de fondation GIPRI)..
Dans un article d’opinion publié en 2022 dans la Tribune de Genève, le président du GIPRI Gabriel Galice appelle à qui ont conduit la Russie à envahir l’Ukraine. Pour lui, , l’Occident aurait . Il fait référence au livre de Guy Mettan Russie-Occident. Une guerre de mille ans.. Jusqu'à leur interdiction en Europe consécutive à l'Invasion de l'Ukraine par la Russie, les membres du GIPRI apparaissent régulièrement sur les chaînes de propagande RT et Sputnik où ils défendent la politique de Vladimir Poutine.
Concernant la guerre à Gaza, le GIPRI avec d'autres organisations appelle en la Cour pénale internationale (CPI) à enquêter sur Ursula von der Leyen pour complicité de crimes de guerre et de génocide commis par Israël dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza..
Objectifs
Organisation L'organe décisionnaire du GIPRI est le Conseil de fondation. Il comprend un maximum de quinze membres, suisses et étrangers, dont le mandat est de trois ans renouvelable. Les membres sont bénévoles, ils sont nommés par cooptation. Le Conseil élit un bureau qui est l'organe exécutif.
Le Comité d'honneur est composé d'hommes de sciences, de lois et de lettres. S'il ne dispose pas d'un pouvoir normatif, il exerce néanmoins une magistrature morale sur le Conseil de fondation. Jacqueline Berenstein-Wavre préside le comité d'honneur« Présentation générale du GIPRI », site du GIPRI..
Une Commission scientifique donne son avis sur les projets de recherches, les travaux en cours et leurs conclusions.
La fondation est présidée par le docteur Gabriel Galice, élu par le Conseil de fondation en .
Membres notables Gabriel Galice Guy Mettan
Publications Les Cahiers du GIPRI sont la principale publication du GIPRI : Cahier du GIPRI n°1 (2004), Droit, éthique et politique, Abdou Diouf, Aminata Dramane Traoré, Denis Collin. Cahier du GIPRI n°2 (2004), Frontières entre police et armée, Michel Liechti, Giovanni Arcudi, Marisa Vonlanthen. Cahier du GIPRI n°3 (2005), Guerre en Irak, crise internationale – les dimensions historiques, politiques et juridiques d’un conflit, Jean-Pierre Stroot, Gabriel Galice (dir.). Cahier du GIPRI n°4 (2006), Capitalisme, système national/mondial hiérarchisé et devenir du monde, Michel Beaud. Cahier du GIPRI n°5 (2007), Scénarios d’avenir pour le Burundi et l’Afrique des Grands Lacs, Angelo Barampama, Roger Eraers (dir.). Cahier du GIPRI n°6 (2007), La guerre est-elle une bonne affaire?, Mayeul Kaufmann, Claude Serfati, Gabriel Galice, Jacques Fontanel. Cahier du GIPRI n°7 (2009), Les causes des guerres à venir, Gabriel Galice (dir.). Cahier du GIPRI n°8 (2010), Quel avenir pour l’Irak?, Yvonne Jänchen (dir.). Cahier du GIPRI n°9 (2013), Regards croisés sur la guerre et la paix, Gabriel Galice (dir.).
Occasionnellement, le GIPRI publie également des Bulletins Spéciaux ou des Hors-Série: Bulletin Spécial (2003), Le GIPRI et l’Irak, Gabriel Galice, Nicolas Sarkis, Laurent Calligé, Jean-Pierre Stroot. Hors-Série (2008), De l’Eau et de la Paix – Conflit et Coopération Israélo-palestiniens, Laurent Calligé (dir.).
Reconnaissance En 1988, le GIPRI est reconnu « Messager de la paix » par les Nations unies. En tant qu'organisation non gouvernementale, il est doté du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), au moins depuis 2017, référence E/2023/INF/5. Plus de ont ce statut.. À ce titre, il est une institution qui s'inscrit dans la Genève internationale.
Notes et références
Liens externes Site officiel Intervenant du Cours d'été 2008 : « Le spectre du califat hante les États-Unis » par Jean-Pierre Filiu (Le Monde diplomatique)
Catégorie:Organisation non gouvernementale suisse Catégorie:Association ou organisme ayant son siège dans le canton de Genève Catégorie:Organisme fondé en 1980