thumb|Une petite partie du parc éolien Alta Wind vu de la route d'Oak Creek en août 2013. thumb|Ferme éolienne près de Kewanee, Illinois, en 2013. L’énergie éolienne aux États-Unis progresse rapidement dans le contexte de hausse des prix du pétrole et de réchauffement climatique, qui a poussé le gouvernement fédéral et de nombreux États à accorder des subventions à l'éolien, sous forme de crédits d'impôt et de certificats verts associés à des « normes de portefeuille d'énergie renouvelable » (Renewable portfolio standard - RPS). La loi sur la réduction de l'inflation de 2022 (IRA) apportait un nouveau stimulus après un net ralentissement en 2022-2024, mais l'hostilité de Donald Trump à l'éolien laisse présager un nouveau ralentissement.
Les éoliennes ont produit 10,3 % de l'électricité du pays en 2025. Les États-Unis se classaient en 2023 au mondial derrière la Chine pour la production éolienne avec 18,3 % du total mondial. Le pays est au également pour la puissance installée éolienne avec 12,4 % du total mondial en 2025. Sa part de marché est déclinante : 13,6 % en 2021, 11,1 % en 2022, 5,5 % en 2023, 3,5 % en 2024 et 4,2 % en 2025.
La plupart des installations éoliennes sont construites dans le centre et le nord des États-Unis. En 2025, six États ont tiré du vent plus de 30 % de leur électricité : l'Iowa (58,5 %), le Dakota du Sud (57,1 %), le Kansas (46,9 %), l'Oklahoma (41,7 %), le Dakota du Nord (36,2 %) et le Nouveau-Mexique (35,5 %) ; six autres dépassent 20 % : le Nebraska (29,1 %), le Colorado (29,0 %), le Wyoming (27,1 %), le Minnesota (25,0 %), le Montana (21,8 %) et le Texas (21,7 %). 17 États ont dépassé le seuil de 10 % de production éolienne.
Le gouvernement Biden a fixé un objectif de d'éolien en mer en 2030. Un total de était attendu sur cinq ans, ce qui aurait fait des États-Unis le troisième marché de l'offshore après la Chine et le Royaume-Uni. Mais en 2025, la puissance installée n'est toujours que de et l'arrivée au pouvoir de Donald Trump remet en cause la plupart des projets. Cependant, le parc Vineyard Wind 1 () a été mis en service en mars 2026.
Potentiel thumb|Potentiel éolien aux États-Unis, NREL, 2016.
Le territoire américain offre un bon potentiel éolien, surtout sur la côte du Pacifique au nord de San Francisco, dans les Grands Lacs, dans les Appalaches, dans les îles Aléoutiennes et surtout sur le piémont des Montagnes Rocheuses où souffle le chinook.
Le NREL fournit des cartes plus précises, selon l'altitude et la région Wind Potential Capacity, WindExchange (Programme éolien du département de l'Énergie). et des cartes des ressources éoliennes offshore Offshore 90-Meter Wind Maps and Wind Resource Potential, WindExchange..
Cependant, les ouragans peuvent représenter une menace pour les éoliennes, notamment dans les états du sud...
Production +Évolution de la production d'électricité éolienne aux États-Unistab.1.1.A. Production annuelle en GWh depuis 1997 lang=fr|thumb|Production mensuelle d'électricité éolienne de 2007 à 2017source données : EIA Electricity - Generation, site EIA.
La production d'électricité éolienne aux États-Unis atteint en 2025 (+2,8 %), soit 10,3 % de la production nationale d'électricitétab.1.1.. La part de l'éolien a évolué rapidement : elle n'était que de 0,3 % en 2003.
Les États-Unis étaient jusqu'en 2015 le plus grand producteur mondial d'électricité éolienne, mais en 2016 ils ont été dépassés par la Chine et se classent au en 2023, selon l'Agence internationale de l'énergie, avec , soit 18,3 % de la production éolienne mondiale. En 2024, l'éolien a produit , soit 10,0 % de la production nationale d'électricité Energy Statistics Data Browser - Electricity generation by source, United States, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025.. L'Energy Institute, qui estime leur production éolienne en 2024 à , les classe au mondial avec 18,3 % de la production éolienne mondiale, derrière la Chine (39,7 %) et devant l'Allemagne (5,5 %)..
Les principaux États producteurs sont en 2025 le Texas (, soit 27,9 % du total national), l'Iowa (, 9,4 %), l'Oklahoma (, 8,2 %), le Kansas (, 6,4 %) et l'Illinois (, 5,4 %)tab.1.14.B..
Le facteur de charge (=puissance moyenne produite/puissance installée) des centrales éoliennes de taille commerciale a été de 34,2 % en 2025, 34,3 % en 2024, 33,2 % en 2023, 35,9 % en 2022, 34,4 % en 2021 et 35,3 % en 2020tab.6.07.B., très élevé en comparaison des valeurs observées en Europe, ce qui indique que le potentiel éolien américain est excellent et que les choix d'implantations sont plus sélectifs qu'en Europe.
Puissance installée thumb|Installations annuelles d'éoliennes aux États-Unis. Selon Global Wind Energy Council (GWEC), les États-Unis ont installé d'éoliennes terrestres en 2025, en progression de 77 %, se plaçant au mondial avec une part de marché de 4,2 %, loin derrière la Chine ( à terre et en mer, soit 73,2 % au total) et juste devant l'Inde (, soit 3,9 % au total). Leur part de marché atteint 4,5 % sur le marché terrestre. Leur puissance installée s'élève fin 2025 à , soit 12,4 % du parc mondial, dont à terre et en mer, au mondial, loin derrière la Chine ( à terre et en mer, soit 49,3 % au total). Les installations ont connu en 2025 un fort rebond après quatre années de déclin, mais la nouvelle administration a annulé les aides de la loi sur la réduction de l'inflation de 2022, accélérant la disparition des incitations fiscales pour l'éolien, qui ne sont maintenues que pour les projets dont la construction a débuté avant le 6 juillet 2026 ou sont mis en service avant la fin de 2027.
En 2024, les États-Unis ont installé d'éoliennes terrestres et d'éoliennes en mer, se plaçant au mondial avec une part de marché de 3,5 %, loin derrière la Chine ( à terre et en mer, soit 68 % au total) et d'extrême justesse devant l'Allemagne ( à terre et en mer, soit 3,4 % au total). Leur part de marché atteint 3,6 % sur le marché terrestre et 1,6 % sur le marché offshore. Leur puissance installée s'élève fin 2024 à , soit 13,6 % du parc mondial, dont à terre et en mer. La loi bipartisane sur les infrastructures de 2021 et la loi sur la réduction de l'inflation de 2022 ont promu les investissements dans les industries de composants pour les énergies renouvelables, mais malgré cela les installations d'éoliennes terrestres sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2013, du fait de difficultés de raccordement, de l'inflation des coûts et d'incertitudes sur la fiscalité.
En 2023, les États-Unis ont installé d'éoliennes terrestres et aucune éolienne en mer, se plaçant au mondial avec une part de marché de 5 %, loin derrière la Chine ( à terre et en mer, soit 65 % au total). Leur part de marché atteint 6,1 % sur le marché terrestre et 5,5 % sur l'ensemble de l'éolien. Leur puissance installée s'élève fin 2023 à , soit 14,7 % du parc mondial, dont à terre et en mer. Les installations sont tombées en 2023 à leur plus bas niveau depuis 2014 ; divers analystes signalent des oppositions locales croissantes. Par ailleurs, la première génération de contrats pour l'éolien en mer ne prévoyait pas de clause d'indexation sur les prix, si bien que la forte inflation post-Covid les a mis en grandes difficultés. Mais les subventions de l'Inflation Reduction Act permettent de prévoir une accélération des installations à en 2024 et en 2030 à terre plus en mer.
En 2022, les États-Unis ont installé d'éoliennes terrestres et aucune éolienne en mer, se plaçant au mondial, loin derrière la Chine ( à terre et en mer). Leur part de marché atteint 12,5 % sur le marché terrestre et 11,1 % sur l'ensemble de l'éolien. Leur puissance installée s'élève fin 2022 à , soit 15,9 % du parc mondial, dont à terre et en mer. Malgré la prolongation du « Production Tax Credit » jusqu'à fin 2022, les nouvelles installations ont reculé de 32,4 %, retombant au plus bas niveau depuis 2018, de nombreux projets ayant été reportés dans l'attente d'éclaircissements sur les règles de l'Inflation Reduction Act (IRA). Des contraintes sur les approvisionnements et sur les interconnexions ont retardé de projets.
En 2021, les États-Unis ont installé d'éoliennes terrestres (contre en 2020) et aucune éolienne en mer ( en 2020), se plaçant au mondial, loin derrière la Chine ( à terre et en mer). Leur part de marché atteint 17,6 % sur le marché terrestre et 13,6 % sur l'ensemble de l'éolien. Leur puissance installée s'élève à , soit 16,0 % du parc mondial, dont à terre et en mer. Les services fiscaux ayant repoussé d'un an la fin du « Production Tax Credit » (PTC), les installations retardées par la pandémie de Covid-19 se sont poursuivies à un rythme record au premier semestre, mais ensuite les problèmes de chaine d'approvisionnement et autres perturbations liées à la pandémie ont causé un ralentissement ; les services fiscaux ont accordé en juin 2021 un délai supplémentaire d'un an aux projets engagés en 2016 et 2017 ; ont été repoussés à 2022.
En 2020, les mises en service dans l'éolien ont atteint , dépassant le précédent record de enregistré en 2012. Elles ont surpassé en 2019 et 2020 les installations de tous les autres moyens de production d'électricité..
En 2020, les États-Unis se classent au mondial pour la puissance installée éolienne avec 16,5 % du total mondial, alors que leur population ne représente que 4,5 % de la population mondiale. Cette puissance s'est accrue de (+15,4 %) au cours de l'année 2020 (Monde : +14 %), soit 17,4 % du marché mondial. Cette progression record a été stimulée par la disparition programmée à la fin de 2020 du « Production Tax Credit » (PTC) ; les autorités fiscales ont cependant accordé un délai supplémentaires pour les projets mis en chantier en 2016 et 2017 mais retardés par la crise du COVID-19. Finalement, en décembre 2020, le Sénat a prolongé le PTC pour une année de plus avec un taux réduit à 60 % du taux plein.
Les États-Unis ont installé en 2019 contre en 2018 ; le marché a donc progressé de 20,5 %. La puissance installée du parc atteint fin 2019. Les projets en cours de construction totalisent et les projets à un stade avancé de développement , dont en offshore ; le volume de projets avancés a augmenté de 26 % en un an. Une autre tendance émergente est la croissance des contrats de vente directe d'électricité (en anglais : Power Purchase Agreement - PPA) entre producteurs et gros consommateurs d'électricité, qui permettent d'assurer la rentabilité des parcs éoliens grâce à la fixation d'un prix garanti sur une longue période ; les développeurs affirment avoir décroché de PPA en 2019.
Les États-Unis se classaient au mondial pour la puissance installée éolienne avec fin 2019 (loin derrière la Chine : ), soit 16,2 % du total mondial. Cette puissance s'est accrue de (+9,5 %) au cours de l'année 2019 (Monde : +10,1 %), soit 15,1 % du marché mondial.
En 2018, les États-Unis ont installé contre en 2017, soit une progression de 8,2 %. La puissance installée du parc atteignait fin 2018. Les projets en cours de construction totalisaient et les projets proches de leur lancement . Le marché de la rénovation atteignait .
Selon l'American Wind Energy Association (AWEA), les projets en cours de construction ou en développement avancé fin 2017 totalisent , soit quatre fois les mises en service de 2017 et 34 % de plus que fin 2016. Les innovations de l'industrie éolienne ont permis d'abaisser les coûts de l'éolien d'année en année. Selon la banque d'investissement Lazard, le coût de l'éolien a diminué de 4 % durant l'année 2017 aux États-Unis, et la baisse cumulée de 2009 à 2016 atteint les deux tiers ; dans de nombreuses régions du pays, l'éolien est moins cher que les sources d'énergie conventionnelles, y compris sans incitations Baromètre éolien 2018, EurObserv'ER, février 2018..