Khouit est une reine de la , fille d'un roi et épouse d'un autre roi.
Attestation
La reine n'est attestée que par sa tombe, le mastaba D14, située à Saqqarah. Parmi ses titres qu'elle porta, on relèvera les suivants : « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts), « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆), « Suivante du Grand » (ẖt.t-Wr), « Fille du Roi » (sȝ.t-n-nsw.t), « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t), « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f), « Celle qui est honorée par Osiris » (jmȝḫwt ḫr Wsjr).
Généalogie
est à la fois une fille de roi et une épouse d'un autre roi. Malheureusement, les noms de ces deux rois n'ont pas été retrouvés. Il existe toutefois un consensus parmi les égyptologues quant à l'hypothèse qu'elle ait très probablement vécu durant la seconde moitié de la , notamment par la présence d'une formule incluant Osiris, qu'on ne rencontre pas avant cette date.
Par élimination, l'égyptologue autrichien Wilfried Seipel suggère qu'elle était une épouse du roi Menkaouhor de la , en attribuant des rois à des reines dont les mariages sont mieux documentés. Cette proposition a été critiquée par l'égyptologue français Michel Baud, qui souligne le fait selon lequel les rois égyptiens pouvaient avoir plusieurs épouses simultanément. Baud propose plutôt que le roi Ounas puisse également être considéré comme une candidate, en raison de similitudes dans le style des titres inscrits appartenant à d'autres reines.
Si avait été une épouse royale d'Ounas, elle aurait pu vivre à la même époque que deux autres épouses de ce roi, Nebet et Khenout, également enterrées dans un mastaba qu'elles partagent, mais cette-fois près de la tombe du roi. Au contraire, conformément à la proposition de Seipel, pourrait avoir vécu à peu près à la même époque que , une autre reine proposée comme épouse de Menkaouhor sur la base de l'affiliation proche de sa sépulture, cependant la datation du règne de est également incertaine.
Sépulture
possède un mastaba dans la nécropole de Saqqarah, au nord du complexe funéraire de Djéser. Il fait partie d'un groupe de mastaba installés le long de l'enceinte à redans dès le début de la et comportant plusieurs tombeaux de dignitaires depuis le règne d'Ouserkaf qui installa son propre complexe funéraire à proximité de l'angle nord-est de la même enceinte. Ce tombeau a été identifié pour la première fois par Auguste Mariette à la fin du , qu'il consigné dans un manuscrit, publié de manière posthume sous le titre de Mastabas de l'Ancien Empire.
Mariette estima sa construction en calcaire et nota son mauvais état de conservation. Concernant le mastaba lui-même, il rapporta qu'il était enfoui sous le sable et jonché d'innombrables fragments de calcaire, sa chambre funéraire étant vraisemblablement dégradée par le temps.
Le mastaba a livré une stèle fausse porte qui était recouverte de stuc qui se serait désagrégé peu de temps après sa mise au jour, avant même d'être répertoriée, détruisant l'inscription dédicatoire et peut-être les noms de ses parents ou tout du moins de son royal époux. Toutefois, selon le catalogue des artefacts entrés dans le Musée de Boulaq, la stèle dans un état de « conservation médiocre » serait entrée dans les réserves du musée sous le numéro JE 15160. Toujours est-il que d'autres parties décorées du mastaba ont subsisté et donné les titres de la reine permettant d'assurer son statut royal, notamment le tambour de la porte d'accès à sa chapelle funéraire.
Peter Jánosi observa que la sépulture de est l'un des rares cas particuliers à Saqqarah de reines apparemment inhumées hors de leur contexte, loin de leur époux.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Reine de l'Égypte antique Catégorie:Enfant royal de l'Égypte antique Catégorie:Ve dynastie égyptienne Catégorie:Princesse de l'Égypte antique