Brian Christian de Claiborne Howard, plus connu sous le nom Brian Howard, né le , mort le , est un poète britannique du . Malgré des débuts prometteurs, il ne confirme pas ses talents et termine sa vie comme journaliste au New Statesman.

Biographie

Jeunesse Brian Howard naît le à Winkworth dans le Surrey de parents américains expatriés. Brian suppose à son père, Francis Gassaway Howard, des origines juives. C'est un entrepreneur et collectionneur d'art de Washington. Du fait des absences répétées de son père, Brian Howard est élevé à Londres par sa mère, Lura Chesser, fille de William Chesser, capitaine d'artillerie dans l'armée nordiste durant la Guerre de Sécession et originaire de Louisville (Kentucky).

Après des études à la Gibbs Day School de Londres, il entre au Collège d'Eton à l'été 1918 où il noue une amitié pérenne avec le futur diplomate Mark Ogilvie-Grant et y fonde en février 1920 — avec Alan Clutton-Brock ou Harold Acton — la Eton Society of Arts, qui compte dans ses rangs de futures figures littéraires comme Cyril Connolly, Oliver Messel, Anthony Powell ou Henry Yorke. En mars de la même année, il crée, avec Harold Acton, un magazine littéraire, le Eton Candle, auquel contribuent notamment les frères Sitwell, Maurice Baring et Aldous Huxley. Toujours avec Harold Acton, il relance la mode dandy à Eton.

En 1920, son poème Balloons signé Jasper Proude paraît dans l'hebdomadaire d'avant-garde The New Age de A. R. Orage et, l'année suivante, il figure sous le pseudonyme de Charles Orange dans la dernière anthologie de la famille Sitwell, Wheels. On trouve également ses deux poèmes Scenic Railway et Panorama seen by the young American woman sleeping dans le recueil Oxford Poetry 1924 édité par Harold Acton et Peter Quennell.

En octobre 1923, il intègre Christ Church à Oxford en trichant à l'examen d'entrée. Il rencontre un étudiant dont il tombe éperdument amoureux, selon ses propres dires, ce qui ne l'empêche pas d'avoir de nombreuses autres relations homosexuelles à la même époque. Par ailleurs, il ne cache pas son désintérêt pour les femmes.

Il fait partie de « Oxford Wits », aux côtés de John Betjeman, Robert Byron, Cyril Connolly, Alan Pryce-Jones, John Sparrow, John Sutro et Christopher Syke. Le groupe qu'il forme avec Harold Acton, Lord David Cecil, L. P. Hartley et Evelyn Waugh se fait appeler « Les hypocrites ». Howard est immortalisé par Evelyn Waugh dans son roman Retour à Brideshead sous la forme du personnage Anthony Blanche, un mélange de la vie et la personnalité de Harold Actor et Brian Howard. Dans le roman, Anthony Blanche est le meneur homosexuel et juif d'un groupe d'esthètes et affecte les mêmes tics de langage que Brian Howard, connu pour répéter l'expression « my dear ».

Âge adulte Ayant quitté Oxford en juin 1927 après deux échecs successifs aux examens de fin d'année de droit, il mène alors une vie mondaine très active à Londres où il vit avec Eddie Gathorne-Hardy sur Maddox Street. Il participe aux nombreuses fêtes des Bright Young People, un groupe « majoritaire homosexuel » de jeunes aristocrates. Vivant de l'argent de sa mère, il voyage à travers l'Europe en compagnie de son amant allemand simplement appelé « Toni ». Quand Toni est est arrêté en France, au début de la Seconde Guerre mondiale, Howard retourne en Angleterre où il est embauché (et rapidement décommissionné) comme espion par MI5.

En 1930, Brian Howard affirme qu'il préférerait se tuer que devenir journaliste comme ses amis des Bright Young People, et jure qu'il deviendra un écrivain célèbre. Il continue d'écrire durant la guerre civile espagnole, il ne s'investit cependant pas dans son œuvre, sombrant dans l'alcoolisme et la drogue.

Les années 1950 sont marquées par sa santé fragile et il se suicide le , après la mort accidentelle de son amant Sam. Il est enterré au cimetière de Caucade à Nice.

Œuvre Les biographes et historiens qui se penchent sur la vie de Brian Howard s'attardent sur son caractère pathétique : Marie-J Lancaster va jusqu'à intitulé sa biographie « Portrait d'un échec ». L'œuvre qu'il laisse derrière lui est « microscopique » et le snobisme dont il fait preuve est source de moqueries.

Dans les années 1920, alors même que ses anciens condisciples entament de brillantes carrières littéraires, il ne publie qu'un seul recueil important, God Save The King and Other Poems (1930-1931).

Notes et références

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