L', transcrit aussi Eihai-ji, est l'un des deux principaux temples japonais de l'école Sōtō du bouddhisme zenRobert E. Buswell Jr. et Donald S. Lopez Jr., The Princeton dictionary of buddhism, Princeton, Princeton University Press, 2014, page 280.. Il a été fondé en 1244 par Eihei Dōgen qui introduisit le sōtō au Japon depuis la Chine. Eihei-ji se situe dans le bourg d'Eiheiji, dans la préfecture de Fukui au Japon.

Histoire thumb|left|upright=.6|Dōgen, le fondateur du temple en 1244. L'Eihei-ji a été fondé en 1244, durant l'époque de Kamakura par Eihei Dōgen dans un bois d'une zone rurale et montagneuse du Japon loin des distractions de la vie urbaine. À la mort de Dōgen, son successeur fut controversé et un schisme se déclara, qui est connu sous le nom de sandai sōron. C'est ainsi que jusqu'en 1468, le temple fut tenu par la lignée chinoise issue de Jakuen qui était un ami de Dōgen.

Eihei-ji et Sōji-ji devenant rivaux au cours des siècles, Eihei-ji se réclama du fait que la résidence originelle de Dōgen se trouvait à Eihei-ji. William Bodiford de l'UCLA remarque à ce sujet :

Le temple fut détruit à plusieurs reprises par des incendies et reconstruit. La structure la plus ancienne date de 1749. Aujourd'hui l'Eihei-ji est le temple principal de l'école zen Sōtō. Il est actuellement dirigé par Minamisawa Dōnin Zenji.

Description thumb|350px|Cette représentation du complexe d'Eihei-ji est due à un moine de la préfecture d'Aichi. Il lui a fallu quatre ans et demi pour la réaliser.|alt= Aujourd'hui, le temple et ses jardins couvrent . Sur l'autel principal du Butsuden (Buddha hall) se trouvent les statues des Bouddhas des trois temps : de droite à gauche, Amida Butsu (passé), Shakyamuni Butsu (présent), et Miroku (Maitreya) Bosatsu (futur)Greve, Gabi (February 1, 2005). "Daruma Pilgrims in Japan". Blogspot. Retrieved March 30, 2012. Butsu signifie Bouddha, et Bosatsu, Bodhisattva..

Parmi les soixante-dix structures du temple, on relèvera les éléments suivants: Sanmon (portail), Hatto (salle du Dharma), Sōdo (salle des moines, bâtiment consacré à la pratique du zazen), Daiku-in (cuisine, trois étages et un sous-sol), Yokushitsu (les bains) et Tosu (les toilettes) - à noter que le Shōbōgenzō de Dōgen inclut un chapitre (Purification, japonais : « ») sur la miction et la défécationDans sa traduction de ce chapitre, Yoko Orimo note que ces règles de comportement participent de l'idée que la réalisation de la Loi nécessite la purification du dedans et du dehors de l'homme. Maître Dôgen, Shôbôgenzô, vol. 7, Paris, Sully, 2013, p. 159-176. (V. la p. 159).. La plupart de ces règles sont encore en vigueur aujourd'hui). Le Shōrō (beffroi) abrite l'obon sho, la grande cloche brahmane. Dans le Shidoden (Salle du Mémorial) se trouvent des milliers de tablettes pour les laïcs décédés, tandis que le Joyoden (salle des fondateurs) contient les cendres de Dōgen et de ses successeurs. Ici, de la nourriture est offerte chaque jour aux images des défunts comme s'ils étaient des enseignants vivants. Le Kichijokaku (bâtiment/centre des visiteurs) est un large bâtiment moderne haut de quatre étages destiné aux laïcs, avec cuisine, bain, chambres et une salle pour la pratique de zazen.

Tourisme Les visiteurs doivent s'habiller discrètement et garder le silence. Ils peuvent assister à des retraites de méditation d'un à trois jours, moyennant paiementFodor's. Random House. Retrieved March 30, 2012.. Chaque visiteur reçoit une liste des règles à respecter. Ainsi, par exemple, il est interdit de photographier des moines en formationEiheijiKankoubussankyoukai. Retrieved March 29, 2012. Plus d'un million de visiteurs passent par les portes d'Eihei-ji tous les ans, à l’exception de 2003, année qui a vu arriver seulement personnes, la ligne de chemin de fer entre la ville de Fukui et la gare d'Eiheijiguchi ayant été temporairement mise hors service durant cette périodeWillis. Bill (February 23, 2003). "Austere monks in a lavish monastery". The Japan Times. Retrieved March 31, 2012.. vignette|Plan de Eihei-ji Un service commémoratif, une source importante de revenus pour Eihei-ji, est organisé tous les cinquante ans depuis le à l'occasion de l'anniversaire de l'entrée en nirvana de Dōgen Zenji. Par exemple, environ moines y ont assisté en 1752, ce qui a généré suffisamment d'argent pour reconstruire la porte principaleBodiford, William M. (2006). "Remembering Dogen: Eiheiji and Dogen Hagiography". The Journal of Japanese Studies. Society for Japanese Studies, University of Washington. 32 (1): 1–21. doi:10.1353/jjs.2006.0003.. Des groupes du monde entier, y compris un groupe de San Francisco, se sont formés pour effectuer le pèlerinage à Eihei-ji à l'occasion du anniversaire en 2002.

Galerie

Notes et références

Notes

Références

Bibliographie

Voir aussi Liens internes Liste de temples bouddhistes au Japon Soji-ji Gentō Sokuchū (cinquantième abbé d'Eihei-ji)

Liens externes

« Daihonzan Eiheiji » dans À la Découverte des Temples Vénérables du Bouddhisme Zen Soto au Japon, sur global.sotozen-net.or.jp (Texte, photos et vidéo de 11'30) Eihei-ji sur web-japan.org

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