La rue Le Regrattier est une voie située sur l’île Saint-Louis, dans le de Paris, en France.

Situation et accès

Cette rue transversale nord-sud qui permet de passer du quai de Bourbon au quai d’Orléans est située sur l’île Saint-Louis, dans le de Paris.

La rue Le Regrattier est desservie par la ligne 7 à la station Pont Marie.

Origine du nom Elle doit sa dénomination à François Le Regrattier, un entrepreneur qui fut trésorier des Cent-Suisses et qui, associé aux lotisseurs Christophe Marie et Lugles Poulletier, était chargé du lotissement l'Île-Notre-Dame au .

Historique

Elle fut baptisée successivement rue Regrattière en 1627 et rue de la Femme-sans-Tête en 1710.Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, ., Il est cité sous le nom de « rue Regratière » dans un manuscrit de 1636.

Auparavant, la partie débutant sur le quai de Bourbon jusqu'à la rue Saint-Louis-en-l’Île s'était appelée « rue Angélique » puis « rue de la Femme sans Teste » (l’ancienne graphie de « tête »). Ce nom, encore gravé dans la pierre à l'angle du quai de Bourbon, provenait de l'enseigne d'un cabaret de la rueArticle sur le site L'Indépendant du .. Cette rue présente la particularité d'avoir son nom indiqué sur de nombreuses plaques de présentation différente.

Dans l'ouvrage Supplément du théâtre italien, Arlequin donne au vieillard l'étymologie de la rue de la Femme-sans-Tête ainsiSupplément du théâtre italien, , . :

Par ordonnance en date du , la rue de la Femme-sans-Tête et la rue Regrattier, qui étaient alors deux rue distinctes, sont alignées :

Les deux tronçons sont fusionnés en 1868 sous le nom de « rue Le Regrattier ».

Au premier chapitre de son roman L’Œuvre (1886), dont l'action débute vers 1862, Émile Zola situe l'atelier du son héros, le peintre Claude Lantier, au croisement du quai de Bourbon et de la rue de la Femme-sans-TêteÉmile Zola, L’Œuvre, Gallimard, coll. « Folio Classique », ..

Elle était située quartier de la Cité.

Les plaques et inscriptions de la rue

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

La statue sans tête et sans torse au-dessus de l’inscription n’est pas celle d’une femme mais celle de saint Nicolas, patron des marins, qui fut endommagée volontairement en 1793 par le révolutionnaire Coffinhal. .. (et 22, quai d’Orléans) : en 1639, l’entrepreneur Le Regrattier, ayant donné son nom à la rue, vend un terrain situé à cet emplacement à Jean de la Fond, maître d’hôtel du roi, qui y fait construire « une maison à deux étages, surmontés d’un comble mansardé, avec quatre fenêtres par étage »Jacques Hillairet, L’Île Saint-Louis, Éditions de Minuit, 1967..

Jean-Baptiste Coffinhal, vice président du tribunal révolutionnaire y habitait en 1793Plaque. avant d’être exécuté en même temps que Robespierre; Baudelaire y logea sa maîtresse Jeanne Duval, dite la « Vénus noire Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, édition 1997, t. 2, . ». : à cette adresse on trouve de 1892 à 1914 la serrurerie de Charles Honoré Chauderon (1856-1929), dont l'habitation est située à l’étage. (et quai de Bourbon) : hôtel de Jassaud

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues et des monuments de Paris, introduction de Michel Fleury (pages IX à XIX), suivie du fac-similé de la deuxième édition de 1855, Éditions Maisonneuve & Larose, 1994, .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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