Lola Montès est un film franco-allemand réalisé par Max Ophuls et sorti en 1955.
Dernier long métrage du réalisateur, il a connu un échec commercial à sa sortie avant de devenir, sous l'impulsion de la Nouvelle Vague, un classique du cinéma français.
Synopsis À la Nouvelle-Orléans, sous un chapiteau géant, le public est venu nombreux pour découvrir la nouvelle sensation du moment : la sulfureuse Lola Montès, jadis danseuse et femme galante ayant eu pour amants le compositeur Franz Liszt et le roi Louis de Bavière. Celle qui a été adulée à travers le monde est désormais donnée en pâture aux spectateurs ; condamnée à revivre et caricaturer chaque soir, les moments forts de sa tumultueuse existence, mis en scène par la troupe du cirque.
Fiche technique Titre : Lola Montès Réalisation : Max Ophuls, assisté de de Marcel Ophuls, Claude Pinoteau, Tony Aboyantz et Alain Jessua Scénario : Max Ophuls, d'après le roman La Vie extraordinaire de Lola Montès de Cécil Saint Laurent Adaptation : Annette Wademant et Max Ophuls Dialogues : Jacques Natanson Musique : Georges Auric Direction musicale : Jacques Météhen (éditions Sidem) Décors : Jean d'Eaubonne Costumes : Marcel Escoffier (pour Martine Carol) et Georges Annenkov Photographie : Christian Matras Son : Antoine Petitjean, Jean Nény et Hans Endrulat Montage : Madeleine Gug Production : Ralph Baum ; Albert Caraco (production déléguée) Sociétés de production : Gamma Films, Florida Films, Union Films Société de distribution : Pays de production : Langues originales : français, anglais et allemand Format : couleur (Eastmancolor) - - 2,55:1 - son Dolby (version restaurée) | 4-Track Stereo (Western Electric Sound System) Genre : drame Durée : 116 minutes Dates de sortie : France : (version d'origine) ; (version alternative) ; (nouveau montage) ; (version d'origine remasterisée) ; (version restaurée) Allemagne : Belgique : Affiches : Macario Gómez Quibus (Espagne), André Bertrand (France)
Distribution
Production
Le film est inspiré de la vie, selon Cécil Saint-Laurent., de la célèbre danseuse et courtisane Lola Montez, qui fut l'intime de Franz Liszt et de Louis de Bavière. Elle est jouée par l'actrice Martine Carol., dont ce fut l'un des rôles les plus marquants..
Le film a été tourné à Franstudio à Paris et chez Bavaria Film à Munich.
Accueil Lola Montès bénéficie d'un accueil enthousiaste de la part de nombreux cinéphiles et cinéastes, parmi lesquels Jean Cocteau, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Jacques Tati ou Roberto Rossellini. Pour sa part, François Truffaut n'hésite pas à rapprocher l'originalité de sa structure narrative en multiples retours en arrière de celle du Citizen Kane d'Orson Welles.
En revanche, le film subit un échec commercial retentissant. Les producteurs imposent alors au réalisateur, qui meurt peu après, deux versions mutilées, doublées, raccourcies et remontées contre son gré.
Certains critiques, lors de la projection du film restauré en 2008, estiment qu'« on peut discerner dans Lola Montès une parabole du viol de la culture et de l'histoire européennes par le show-business américain. Ce n'est qu'un contre-chant. Lola Montès est avant tout le récit d'une agonie. C'est le dernier film de Max Ophuls, mort deux ans plus tard » ; le film est construit sur Produit avec des moyens techniques exceptionnels et complexes pour l'époque, son scénario décrit en une parabole tragique, la fin de la vie de l'héroïne; désormais déchue et exilée à La Nouvelle-Orléans, celle-ci est littéralement réduite à l'état de monstre de foire, devant mimer sa propre existence pour survivre.
Restauration Rachat des droits En 1966, la société Les Films du Jeudi du producteur Pierre Braunberger rachète les droits d'exploitation du film. Quatre décennies plus tard, l'impulsion donnée par sa fille, Laurence Braunberger et par la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinémaSite de la Fondation. permet de le ressusciter.. Sous l'égide de la Cinémathèque française, une restauration est supervisée par Tom Burto également auteur de la restauration du Voyage dans la Lune en couleur, réalisé par Georges Méliès, au laboratoire Technicolor de Los Angeles. La richesse des palettes de couleurs, l'ampleur du son, la langue originale des dialogues ainsi que le montage d'origine et le format du film sont fidèles aux choix de Max Ophuls. Cette version est autorisée par le propre fils du réalisateur, Marcel Ophuls.
Nouvelle sortie Présenté lors du festival de Cannes, Lola Montès peut être désormais considéré comme fidèle aux souhaits de Max Ophuls. Après les États-Unis, sa sortie publique en salle se tient en France, le ; ce qui est considéré comme la véritable résurrection d'un chef-d'œuvre de l'histoire du cinéma est saluée par la presse généraliste dont notamment Le Monde, Télérama, Le Nouvel Observateur et reconnue par le métier du cinéma.
Sortie vidéo Le film ressort avec un nouveau master en haute définition, le , édité par Carlotta Films. En bonus, l'édition contient une bande-annonce originale et les essais coiffures de Martine Carol.
Notes et références
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