Le quai aux Fleurs est un quai situé le long de la Seine sur l'île de la Cité dans le de Paris.

Situation et accès

Il débute au pont Saint-Louis, qui permet d'assurer une liaison avec l'île Saint-Louis, et se termine au pont d'Arcole qui mène place de l'Hôtel-de-Ville, rive droite.

Origine du nom Le quai porte ce nom en raison de la proximité du marché aux fleurs.

Historique Extrait des lettres patente du : Ces améliorations ne furent pas exécutées, mais elles furent confirmées par un arrêté du Directoire exécutif en date du 13 thermidor an VII ().

Sur le rapport du ministre de l'Intérieur en date du 29 vendémiaire an XII () le gouvernement de la République arrête :

Le 4 ventôse an XII (), le ministre de l'Intérieur Chaptal approuve, pour ce quai, un alignement, modifié le 10 prairial suivant (). Sa largeur est alors fixée à et dès cette époque le quai doit prendre la dénomination de « quai Napoléon ».

Cette voie publique est immédiatement commencée, et l'on abat les maisons des rues Basse-des-Ursins et d'Enfer, bâties le long de la Seine. Dans un premier temps les travaux sont suspendus, puis continués en vertu d'un décret du . En 1816, ce quai reçoit le nom de « quai de la Cité ». Au mois de , il reprend la dénomination de « quai Napoléon » avant de prendre en 1873 celui de « quai de la Cité »« Rapport Beudant sur les modifications à introduire dans la nomenclature des voies publiques à Paris », conseil municipal, 1873, gallica.bnf.fr. puis en 1879 le nom de « quai aux Fleurs », dont une partie est amputée en 1929 pour être attribuée au nouveau « quai de la Corse »Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Quai de la Corse », ..

Le 6 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose dans la Seine à hauteur du quai aux Fleurs.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 1A : le philosophe Vladimir Jankélévitch y a résidé de 1938 à sa mort, à l'exception des années de guerre passées dans la clandestinité ; le poète Edmond Fleg y a vécu de 1908 à sa mort en 1963. : l'avocate, féministe et résistante Yvonne Netter y a vécu. : le président de la République René Coty y habita de 1936 à 1954, ainsi que le poète et romancier français Edmond Haraucourt, qui y est mort. : à cet emplacement, vécurent Pierre Abélard et Héloïse d’Argenteuil, en 1118. L'immeuble actuel date de 1849. Selon l’écrivain et historien Auguste Vitu, l’emplacement est problématique. Aucun ancien historien n’en fait mention, le premier serait Louis-Marie Prudhomme dans Miroir de l’ancien et du nouveau Paris, avec treize voyages en vélocifères dans ses environs (1804). Les médaillons de la façade sont les effigies des gisants du monument funéraire d'Héloïse et Abélard. : l'écrivaine et poétesse néo-zélandaise Katherine Mansfield y a vécu avec l'écrivain Francis Carco.

Plaques commémoratives

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Quai Fleurs Fleurs Catégorie:Marché aux fleurs