Joaquim Pueyo, né le à Alençon (Orne), est un fonctionnaire de l'administration pénitentiaire et homme politique français.
Membre du Parti socialiste puis vice-président de Fédération progressiste, il est maire de Livaie de 1983 à 2008, conseiller général de l'Orne de 1988 à 2012, député de la première circonscription de l'Orne de 2012 à 2020 et maire d'Alençon de 2008 à 2017 puis de 2020 à 2026.
Biographie Jeunesse Fils de maçon républicain espagnol pourchassé par la dictature de Francisco Franco et d'une mère domfrontaise, il étudie au Mans« Joaquim était un enfant très calme », Maville, 22 décembre 2008Joaquim Pueyo (PS), Ouest France, 12 juin 2012Joaquim Pueyo plaide pour l'Europe, Ouest France, 23 mai 2014.
Carrière dans l'administration pénitentiaire Entré dans l'administration pénitentiaire en 1974, il a été chef d'établissement de la maison d'arrêt de Fresnes en 2001 puis, en 2007, Joaquim Pueyo est nommé chef d'établissement de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis Arrêté de nomination publié au Journal officiel du 20 février 2008, sur Légifrance. et termine sa carrière en 2012 comme inspecteur territorial à la direction interrégionale des services pénitentiaires de RennesArrêté portant admission à la retraite publié au Journal officiel du 7 octobre 2011, sur Légifrance..
En , il publie Des hommes et des murs, un livre sur son expérience de directeur de prison.
Parcours politique gauche|vignette|Joaquim Pueyo en 2018 en séance dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à droite du rang. Joaquim Pueyo est d'abord élu maire de Livaie en 1983. Il est élu six ans plus tard conseiller général du canton d'Alençon-1 où il succède à l'UDF André Artois.
Membre du Parti socialiste, il est candidat aux élections législatives françaises de 1997 dans la première circonscription de l'Orne. Il est cependant battu au second tour par le député sortant Yves Deniaud avec 46,80% des voix. Il est à nouveau battu en 2002 et en 2007.
En , il quitte la mairie de Livaie pour remporter, dès le premier tour, les élections municipales à Alençon, préfecture de l'Orne avec 50,74 % des voixRésultats des élections municipales 2008 à Alençon sur Le Parisien.. Il est élu maire par le conseil municipal le . Il est élu président de la communauté urbaine d'Alençon en .
Il est finalement élu député avec 53,05 % des voix le . Touché par le cumul de mandats, il abandonne alors celui de conseiller général.
À l'Assemblée nationale, il est notamment membre de la Commission de la défense nationale et de la Commission des affaires européennes, ainsi que président du groupe d'études sur les prisons et les conditions carcérales..
En , il est réélu député.. Bien qu'il n'ait pas revendiqué d'investiture politique, il se réclamait de la majorité présidentielle, et La République en marche n'avait pas présenté de candidat face à lui au premier tour« Législatives: Un second mandat pour le député-maire d'Alençon Joaquim Pueyo », France 3, 18 juin 2017.. Il rejoint finalement le groupe socialiste à l'Assemblée.
Joaquim Pueyo est élu maire d'Alençon le dimanche .. Pour raison d'incompatibilité avec ce dernier mandat il démissionne de l'Assemblée nationale, avec effet au ; il est remplacé par sa suppléante, Chantal Jourdan.
En , aux côté d'autres personnalités issues du PS comme Olivier Klein, Juliette Méadel, Patrice Vergriete (maire de Dunkerque), Thierry Repentin, David Kimelfeld ou encore Pascal Terrasse, il prend part à la formation de Fédération progressiste, parti crée par François Rebsamen après l'annonce de son intention de voter pour Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Joaquim Pueyo est désigné co-vice président du parti.
Accusation de viols sur mineur
En avril 2026, le journaliste Frédéric Pommier publie le roman autobiographique Derrière les arbres dans lequel il révèle avoir été victime de viols, quand il était âgé de quatre à sept ans, commis par quatre hommes, dont un ancien député et maire, élu de Normandie, contre qui il a déposé plainte malgré la prescription. L'homme politique n'est pas nommé dans le livre, mais Le Parisien fait le rapprochement avec Joaquim Pueyo. Ce dernier confirme par la voix de son avocat avoir été entendu par la police et nie les faits allégués : . Une confrontation entre les deux hommes a lieu en janvier 2026 dans un commissariat : Joaquim Pueyo, qui conteste les accusations de Frédéric Pommier, annonce trois jours plus tard sa décision de ne pas se représenter à la mairie d'Alençon. Il déclare le avoir déposé plainte pour dénonciations calomnieuses.
En septembre 2026, la cellule investigation de Radio France révèle plusieurs autres témoignagesEXCLUSIF : De nouvelles accusations d’agression sexuelle contre l'ex-maire d'Alençon, France Inter, 6 septembre, Stéphane Pair.
Décorations
(2022) (2008) (2005)
Publication
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des députés de l'Orne Liste des maires d'Alençon Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis
Liens externes
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