La rue Saint-Maur est une voie des 10 et 11 arrondissements de Paris, en France..

Situation et accès La rue Saint-Maur est une voie publique du sud-est du 10 et de l'est du 11 arrondissements de Paris. Avec de long, il s'agit de la plus longue voie parisienne (sans compter le boulevard périphérique ni la voie Georges-Pompidou) ; les premiers au nord sont situés dans le , les restant dans le . Dans cet arrondissement, seuls l'avenue de la République, la rue de Charonne et le boulevard Voltaire sont plus longs.

La rue Saint-Maur est globalement orientée sud-sud-est/nord-nord-ouest. La rue débute au sud entre les 131 bis et 133, rue de la Roquette. Elle se termine au nord entre les 22 et 24, avenue Claude-Vellefaux, au débouché de la rue Jean-et-Marie-Moinon.

Comme il est d'usage à Paris, les numéros des immeubles débutent à l'extrémité sud (le côté le plus proche de la Seine) et augmentent en se dirigeant vers le nord. Les numéros impairs sont alors à gauche, les numéros pairs à droite.

Outre à ses extrémités, la rue Saint-Maur est traversée ou au débouché des voies suivantes, du sud au nord :

11 bis-13 : rue Pache et rue Camille-Desmoulins ; 23-25 et 20-22 : rue du Morvan (à gauche) et rue Duranti (à droite) ; 31-33 et 32-34 : rue du Chemin-Vert ; 41-43 : rue Rochebrune ; 51-53 : passage Guilhem ; 46 bis-48 : passage Dudouy ; 48 bis-52 : cité Dupont ; 61-63 : rue Lacharrière ; 67-69 et 58-60 : rue Saint-Ambroise (à gauche) et rue Guillaume-Bertrand (à droite) ; 66-70 : rue Saint-Hubert ; 81-81 bis : passage Saint-Maur ;

91-95 et 82-86 : avenue de la République ; 90-92 : cité de l'Industrie ;

107-109 et 96-98 : rue Oberkampf ; 119 : passage de la Fonderie ; 131-133 et 118-20 : rue Jean-Pierre-Timbaud ; 120-122 : rue des Trois-Couronnes ; 139-141 : rue des Trois-Bornes ; 153-155 et 136-140 : rue de la Fontaine-au-Roi ; 161 : rue Deguerry ; 163 : rue Darboy ; 158-160 : rue de l'Orillon ; 175-177 et 176-178 : rue du Faubourg-du-Temple ;

187-189 : rue Tesson ; 195-197 et 192-196 : rue Jacques-Louvel-Tessier (à gauche) et rue du Buisson-Saint-Louis (à droite) ; 203-205 : rue Arthur-Groussier ; 202-204 : passage Hébrard ; 214-216 : rue Sainte-Marthe.

Au sud, par delà la rue de la Roquette, la rue Saint-Maur est continuée par la rue Léon-Frot. Au nord, de l'autre côté de l'avenue Claude-Vellefaux, elle l'est par la rue Juliette-Dodu.

Transports en commun thumb|La station Rue Saint-Maur, sur la ligne 3. Du fait de sa longueur, la rue Saint-Maur est accessible par de nombreuses stations de métro. La station Rue Saint-Maur (ligne 3) est directement située sur son intersection avec l'avenue de la République. Le sud de la rue est à proximité des stations Voltaire et Saint-Ambroise (ligne 9). Vers le nord, la station Goncourt (ligne 11) est à à l'ouest de son intersection avec la rue du Faubourg-du-Temple. À l'est, les stations les plus proches sont celles de la ligne 2 sur les boulevards de Ménilmontant et de la Villette (Père Lachaise, Ménilmontant, Couronnes, Belleville et Colonel Fabien).

Origine du nom La rue correspond à un ancien chemin qui conduisait de l'abbaye de Saint-Maur à l'abbaye de Saint-Denis.

Historique Pour Anne Lombard-Jourdan, la rue fait partie d’une voie primitive qui traversait la Gaule du Rhône à la Manche. Dans Paris, on peut suivre son tracé dans les rues actuelles de Picpus, des Boulets, Léon-Frot, Saint-Maur et Philippe-de-Girard. Cette route, venant de Sens, évitait le franchissement de la Seine et contournait le Marais .

Du fait de sa longueur, plusieurs tronçons ont porté des noms divers : entre autres « chemin de Saint-Denis » ou « chemin de Saint-Maur », « rue du Bas-Popincourt » où « rue du Bas-Pincourt », entre les rues du Chemin-Vert et de Ménilmontant (actuelle rue Oberkampf), « rue Blanche » entre les rue de Ménilmontant (actuelle rue Oberkampf) et des Trois-Bornes. Elle s'est ensuite appelée au XIXe siècle « rue Saint-Maur-Popincourt » et « rue Saint-Sabin ».

La partie située du côté des numéros impairs entre la rue du Chemin-Vert et la rue Saint-Ambroise marquait la limite des abattoirs de Ménilmontant. La rue a été le théâtre d'affrontements pendant les journées insurrectionnelles de juin 1848, sa dernière barricade a été écrasée par la troupe, le .

En 1910, un arrêté détache l'extrémité nord afin de créer la rue Juliette-Dodu.

Le 23 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue Saint-Maur. Un autre obus tombe au le .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire L'église Saint-Joseph-des-Nations est située à la moitié de la rue, entre les rues Deguerry et Darboy. Sa façade donne sur la rue Saint-Maur. L'hôpital Saint-Louis est situé au débouché de la rue Saint-Maur, de l'autre côté de l'avenue Claude-Vellefaux. : emplacement de l'ancienne fonderie Lehmann frères, dont la façade est ornée de quatre bas-reliefs de putti en bronze (1883)« Putti (4) Fonderie Lehmann, rue Saint-Maur, Paris (75011) », notice sur e-monumen.net.. : provincialat et maison de formation des prêtres du Sacré-Cœur de Saint-QuentinSite de la maison de formation.. : école élémentaire rebaptisée du nom de Jacques Delors en 2025. : ancien siège de l'association La MorvandelleLe Petit Journal, 28 juin 1936, sur gallica.fr., association des Morvandiaux de Paris créée en 1924, dissoute en 2014Jean-François Perret, « Le Morvandiau de Paris tourne la dernière page », "Le Journal du Centre", 9 juin 2014.. : Atelier des Lumières, lieu d'exposition aménagé en 2013 dans les locaux de l'ancienne fonderie du Chemin-Vert (1835-1935)« L'Atelier des Lumières d'hier à aujourd'hui », www.atelier-lumieres.com.. : crèche municipale construite par l’architecte Christian Hauvette, en 1990. La façade bombée évoquerait la maternité.. : collège privé sous contrat Charles-Péguy (-)« Collège Charles-Péguy », charles-peguy.com, consulté le 7 août 2025.. : rare passage, à Paris, à avoir conservé ses pavés en bois. : l'écrivain et photographe Miguel 'Sÿd' Ruiz (-) y a vécu de 1991 à 1993. : emplacement des Établissements André Debrie, constructeur de matériel cinématographique professionnel. : Jean-Marcel Poyer membre de la bande à Bonnot y habite en Le Petit Parisien du vendredi 21 juin 1912, article Rue Montorgueil, on arrête un membre de ma bande à Bonnot. : Louis Malécot y habite en 1894.

: immeuble d'où furent déportées des familles juives au camp d'extermination d'Auschwitz. Ruth Zylberman a réalisé un documentaire à ce sujet : Les enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris (2018). Claude Payet, communard et ouvrier-bijoutier y habita.

En littérature Honoré de Balzac fait vivre Honorine, l'héroïne de sa nouvelle éponyme, « rue Saint-Maur, dans un charmant pavillon où elle fabrique des fleurs et des modes ».

L'écrivain Georges Simenon fait vivre son personnage de Hire de son roman Les Fiançailles de monsieur Hire au 67, rue Saint-MaurJulien Bisson et Estelle Lenartowciz, « Sur les traces des grands romans », Lire, mars 2017, ..

L'écrivaine et réalisatrice Ruth Zylberman raconte l'histoire d'un immeuble de cette rue et de ses habitants à travers un documentaire Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe (ARTE, 2018) et d'un livre 209 rue Saint-Maur, Paris X. Autobiographie d’un immeuble.

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Rue dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements