Mark Carney, né le à Fort Smith (Territoires du Nord-Ouest), est un économiste, banquier, haut fonctionnaire et homme d'État canadien. Chef du Parti libéral du Canada, il occupe le poste de premier ministre du Canada, depuis le .

Ancien banquier d'affaires, il est gouverneur de la Banque du Canada puis gouverneur de la Banque d'Angleterre. De 2004 à 2008, il est sous-ministre délégué principal des Finances du gouvernement canadien. En , il devient conseiller spécial du Parti libéral du Canada sur la croissance économique.

Au début de 2025, il brigue la direction du Parti libéral du Canada. Le , il est élu chef du parti et le , il prête serment en tant que premier ministre du Canada. Il remporte, par la suite, les élections fédérales anticipées d' et est élu député fédéral de la circonscription de Nepean.

Biographie Jeunesse Mark Joseph Carney naît le à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, où son père est directeur d'une école secondaire et sa mère institutrice. La famille Carney déménage à Edmonton, au début des années 1970, quand le père est nommé professeur d'histoire de l'éducation, à l'Université de l'Alberta. Il réalise alors ses études secondaires à la St. Rose Catholic junior high school puis à l'école Saint François Xavier, des écoles catholiques« From the Archives: Mark Carney, from Edmonton Journal paperboy to Bank of England », Edmonton journal, 16 janvier 2025, consulté le 07 avril 2025..

Comme ses deux frères, il poursuit ses études en économie à l'université Harvard, à l'aide d'une bourse. Il obtient son baccalauréat des arts en lettres, en 1988.. Il obtient une maîtrise de l'université d'Oxford, en 1993.

En 1995, il soutient une thèse de doctorat à l'université d'Oxford intitulée .

Carrière professionnelle Banquier d'affaires Mark Carney travaille treize ans au sein de la banque d'affaires Goldman Sachs, dans ses bureaux de Londres, Tokyo, New York et Toronto. Il y grimpe les échelons, s'impliquant notamment dans l'économie post-apartheid de l'Afrique du Sud, ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la crise financière russe de 1998.

Haut fonctionnaire de la Banque du Canada En , Mark Carney est nommé sous-gouverneur de la Banque du Canada. En , il devient sous-ministre délégué principal des Finances.. Outre ses responsabilités nationales au gouvernement, il assume les fonctions de représentant du Canada auprès du G7, du G20 et du Forum sur la stabilité financière.

Du au ., il est gouverneur de la Banque du Canada. Pendant ce mandat, des documents secrets de la Banque du Canada sont volés dans sa voiture le ..

Haut fonctionnaire de la Banque d'Angleterre En , Mark Carney est nommé gouverneur de la Banque d'Angleterre...

Il prend ses fonctions le et devient le premier gouverneur non britannique, depuis la fondation de l'établissement en 1693.. George Osborne, ministre britannique de l'économie, le présente comme le .. gauche|vignette|Mark Carney au Forum économique mondial de 2013. Outre sa fonction de gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney est également président du Conseil de stabilité financière (en anglais Financial Stability Board ou FSB) et premier vice-président (First Vice-Chair) du Conseil européen du risque systémique (en anglais European Systemic Risk Board, ESRB). Il est aussi membre du Group of Thirty, ou G30, (Groupe des Trente), ainsi que du Conseil de la fondation du Forum économique mondial..

En , il prononce, devant les membres du Lloyd's of London, un discours devenu une référence, dans lequel il dénonce « la tragédie des horizons » qui voit, selon lui, le monde financier s'aveugler face au réchauffement climatique : Selon la journaliste Martine Orange, Mark Carney est .

Quelques semaines avant le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, il déclare que le Brexit pourrait provoquer une récession au Royaume-Uni, une déclaration qui suscite des appels à sa démission de la part de partisans de la sortie..

Retour au Canada Pendant la pandémie de Covid-19, Mark Carney conseille le premier ministre, Justin Trudeau, sur la réponse économique à apporter à la crise.. En , il est nommé vice-président de Brookfield Asset Management, un important fonds financier canadien. En , Mark Carney devient président du conseil d'administration de Bloomberg LP.

Ascension politique Campagne des élections municipales de 2022 Lors des élections municipales d'Ottawa en 2022, Mark Carney apporte son soutien à la candidate Catherine McKenney et à son plan pour la mobilité. En , il salue la nomination de Rachel Reeves comme candidate pour le poste de chancelière de l'Échiquier du Royaume-Uni..

En , il est choisi pour diriger un groupe de travail du Parti libéral du Canada sur la croissance économique en vue des élections fédérales de 2025.. En , il est évoqué comme un remplaçant potentiel à Chrystia Freeland au poste de ministre des Finances..

Élection à la tête du Parti libéral Le nom de Mark Carney est régulièrement cité par la presse comme potentiel nouveau chef du Parti libéral du Canada. Il se lance en dans la course à la direction du parti, consécutive à la démission du premier ministre Justin Trudeau. Il se met alors en retrait de ses différents rôles au sein de conseils de direction privés, pour se concentrer sur sa campagne.. Le , le Parti libéral annonce qu'il fait partie des six candidats qualifiés pour la campagne..

Le , il remporte les élections internes avec 85 % des voix..

Premier ministre du Canada Nomination et premiers déplacements vignette|Mark Carney et le Premier ministre britannique Keir Starmer, à droite, . Mark Carney est officiellement nommé premier ministre du Canada par la gouverneure générale Mary Simon, et assermenté le , succédant à Justin Trudeau. Il présente son cabinet le même jour..

Il effectue quelques jours plus tard son premier voyage officiel à Paris, où il affirme vouloir renforcer les liens du Canada avec des , dans un contexte de tensions avec les États-Unis.. Il se rend ensuite à Londres, où il est notamment reçu au palais de Buckingham, par , roi du Canada..

Élections fédérales anticipées Le , Mark Carney annonce des élections anticipées pour le Mark Carney to call snap election in Canada.. Le Parti libéral du Canada remporte le scrutin avec d'un total de à la Chambre des communes du Canada. Mark Carney est personnellement élu député fédéral dans la circonscription de Nepean..

À la suite des élections fédérales, Mark Carney invite le roi à ouvrir la du Canada et à lire le discours du Trône au Parlement.. C'est la première fois qu'un monarque canadien le fait en personne depuis 1977. Cette invitation se veut une affirmation de la souveraineté canadienne face aux menaces du président américain Donald Trump d'annexer le Canada et à la guerre commerciale que livrent les États-Unis au Canada et au Mexique..

Politique intérieure Mark Carney décide de remettre les énergies fossiles au cœur de la stratégie économique canadienne, avec l'ambition de faire du pays une . Il autorise, ainsi, un projet d'expansion du terminal de gaz naturel liquéfié de Kitimat, afin de doubler sa capacité annuelle d’exportation et signe un accord sur la construction d'un nouvel oléoduc qui pourrait acheminer, quotidiennement, un million de barils de pétrole, de l’Alberta vers la côte ouest.

Ce choix suscite une forte controverse, car il va à l'encontre des engagements pris par le Canada en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Réseau Action Climat lui décerne le prix satirique de à l'occasion de la Conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques , tandis que Steven Guilbeault démissionne du gouvernement.

Il décide également d'abroger la taxe carbone, suspend l’obligation pour les constructeurs automobiles d’atteindre 20 % de ventes de véhicules zéro émission à partir de 2026 et fait voter une loi qui accélère les projets d’« intérêt national », en contournant la législation sur la protection de l'environnement. D'autre part, le budget fédéral privilégie des mesures favorables au secteur pétrolier et gazier (subventions, crédits d’impôt…), au détriment de politiques de transition énergétique..

Le , la Loi sur l'unité de l'économie canadienne présentée par le gouvernement de Mark Carney, mais contestée par les autochtones, est adoptée par le Parlement du Canada..

du G7 à Kananaskis

En , le Canada accueille le du G7 à Kananaskis, en Alberta. En sa qualité de président, Mark Carney ouvre le sommet et y invite d'autres dirigeants mondiaux, dont l'Indien Narendra Modi et l'Ukrainien Volodymyr Zelensky...

Relations internationales Mark Carney annonce, durant l'été 2025, la reconnaissance de la Palestine par le Canada, dans la foulée de plusieurs autres pays, dont la France, ce qui crée une crise diplomatique avec Israël. Le ministère des Affaires étrangères israélien, Gideon Sa'ar, dénonce ce changement de cap qui revient, selon lui, à « récompenser le Hamas » et risque de nuire aux « efforts déployés » pour instaurer un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Le , Mark Carney condamne l'attaque israélienne au Qatar, la considérant comme une « intolérable expansion de violence »..

Les États-Unis fustigent la décision du Canada de reconnaitre la Palestine et affirment qu'elle nuira aux relations commerciales entre les deux pays. Le , les surtaxes douanières américaines imposées à une partie des exportations canadiennes grimpent de 25 % à 35 %.

Le , Mark Carney reçoit une ovation debout au Forum économique mondial en Suisse, à la fin d'un discours où il souligne l'importance pour les « puissances moyennes » de travailler ensemble pour renforcer leur souveraineté et s'opposer aux grandes puissances qui, selon lui, utilisent « l'intégration économique comme une arme ». Il souligne que son gouvernement estime que le Canada doit, dans la mesure du possible, collaborer avec des alliés partageant les mêmes idées afin de lutter contre la domination des pays plus grands, plus riches et mieux armés. Dans son discours, il déclare qu'il pense que « l'ancien ordre mondial » est révolu et que le Canada doit diversifier ses échanges commerciaux dans les domaines de l'énergie et des minéraux essentiels afin de lever des fonds pour développer son économie nationaleTasker, J. P. (20 janvier 2026). « L'ancien ordre ne reviendra pas », déclare Carney dans un discours provocateur à Davos. CBC News. https://www.cbc.ca/news/politics/carney-davos-speech-9.7052725.

Le discours ne mentionne pas Donald Trump, mais les menaces proférées par son administration à l'encontre du Groenland (crise du Groenland), associés à l'accord commercial signé la semaine précédente par Mark Carney avec la Chine, conduisent les médias à considérer que le discours vise les États-Unis (seconde présidence de Trump)Toronto Star: Carney calls on middle powers to band together in World Economic Forum speechwww.weforum.org: Davos 2026: Special address by Mark Carney, Prime Minister of Canada (texte complet).

Le début de mandat de Mark Carney est également marqué par la renégociation des relations commerciales avec les États-Unis, après le choix de l'administration Trump de ne pas prolonger l'accord ACEUM au-delà du . Cette négociation se déroule pendant l'été 2026, mais aboutit finalement à une impasse : le , les États-Unis annoncent l'entrée en vigueur de nouvelles taxes contre les produits canadiens, après le refus du Canada de l'accord proposé par l'administration Trump. Mark Carney parle alors d'une commerciale contre le Canada et annonce des taxes d'un montant équivalent contre les produits américains, devant entrer en vigueur le . Il dénonce en outre le proposé par les États-Unis, qui contiendrait selon lui et la culture québécoise.

Le , Donald Trump signe un décret pour débaptiser le lac Ontario afin de le renommer unilatéralement « lac Amérique ».. Soutenu par le premier ministre de l'Ontario Doug Ford, Mark Carney réagit sur son compte X :