La ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean est une ligne ferroviaire française formée de différents tronçons concédés à l'origine à des compagnies privées, puis repris par l'administration des chemins de fer de l'État avant d'intégrer la SNCF en 1938. Elle porte le numéro 500 000Journal officiel de la République française du 25 mars 1995 page 4817. du réseau ferré national.

Exemple rare d'une artère radiale partiellement déclassée et oubliée, elle est à l'heure actuelle active principalement sur le tronçon de Saintes à Bordeaux par Jonzac, connecté à la ligne de Nantes à Saintes par La Rochelle et Rochefort.

Création et mise en service des différents tronçons La ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean a une genèse complexe car constituée par le reclassement et la mise bout à bout de plusieurs lignes concédées à diverses compagnies, parfois à titre d'intérêt général, mais souvent à titre d'intérêt local. Les difficultés financières de ces compagnies ont conduit à leur rachat par l'État qui en a finalement confié l'exploitation à son administration.

De Chartres à Brou Cette section provient d'une ligne de Chartres à Brou concédée par une convention signée le entre le Conseil général d'Eure-et-Loir et la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen. Elle est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt local, par un arrêté du .. Elle est mise en service par la compagnie le ..

Elle est incorporée au réseau d’intérêt général par une loi du . Celle-ci approuve la convention signée le entre le syndic de faillite de la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen et le ministre des Travaux publics pour le rachat de la ligne de Chartres à Courtalain, via Brou, par l'État..

De Brou à Bessé-sur-Braye La section de Brou à Bessé-sur-Braye, est une partie d'un itinéraire de Brou à Saint-Calais, concédée par une convention signée le entre le Conseil général de Loir-et-Cher et la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen. Cette ligne est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt local, par décret le ..

Elle est incorporée au réseau d’intérêt général par la loi du , qui approuve également la convention signée le entre le syndic de faillite de la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen et le ministre des Travaux publics pour le rachat de la ligne de Chartres à Courtalain par l'État (qui inclut le tronçon de Brou à Courtalain).

Le tronçon de Brou à Courtalain est mis en service, par l'État, le et le tronçon suivant de Courtalain à Bessé-sur-Braye est mis en service, également par l'État, le .

De Bessé-sur-Braye à Château-du-Loir La section de Bessé-sur-Braye à Château-du-Loir est concédée par une convention signée le entre le Conseil général de la Sarthe et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). Cette ligne est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt local, par décret .. Elle est mise en service par le PO, le .

La déclaration d'utilité publique, devient à titre d'intérêt général, par une loi du .. Puis, cette section, partie d'une ligne de « Château-du-Loir à Saint-Calais », est reprise par l'État au PO par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi du suivant..

De Château-du-Loir à Saumur La section de Château-du-Loir à Saumur est déclarée d'utilité publique par une loi le .. L'ingénieur des Ponts et Chaussées Albert de Préaudeau est chargé des études et travaux de cette ligne. Non concédée, cette section est mise en service par l'État le .

De Saumur à Montreuil-Bellay La section de Saumur à Montreuil-Bellay, partie d'un itinéraire de Saumur à Poitiers, est concédée par une convention signée le entre le Conseil général du Maine-et-Loire et la Compagnie du chemin de fer d'intérêt local de Saumur à Poitiers. Cette ligne est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt local, par un décret du .. Elle est mise en service par la compagnie le .

Elle est incorporée au réseau d’intérêt général par la loi du qui approuve également la convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer de Poitiers à Saumur pour le rachat par l'État de la ligne de Neuville à Saumur (qui comprend ce tronçon Saumur - Montreuil-Bellay).

De Montreuil-Bellay à Niort La section de Montreuil-Bellay à Niort est déclarée d'utilité publique, à titre d'intérêt général, par une loi le .. Elle est ouverte le .

La courte section de Montreuil-Bellay à la limite du département des Deux-Sèvres avait été concédée antérieurement par une convention signée le entre le Conseil général du Maine-et-Loire au Marquis de Contades. Cette convention avait été approuvée par un décret le suivant, mais ce décret ne déclarait pas l'utilité publique de ce tronçon qui n'a donc pas été construit..

De Niort a Saint-Jean-d'Angély La section de Niort à Saint-Jean-d'Angély est déclarée d'utilité publique et concédée à la Compagnie des chemins de fer des Charentes à titre définitif par une loi le ..

La loi du approuve également la convention signée le entre la Compagnie des chemins de fer des Charentes et le ministre des Travaux publics pour le rachat de son réseau par l'État. Elle est ouverte le .

De Saint-Jean-d'Angély à Saintes Le tronçon de Saint-Jean-d'Angély à Saintes, partie d'un itinéraire de Saint-Jean-d'Angély à Saujon, est déclaré d'utilité publique par une loi le .. Le ministère des travaux publics, autorise le directeur de l'Administration des chemins de fer de l'État à ouvrir au service des trains directs de marchandises la section de Saint-Jean-d'Angély à Saintes le par l'État. Cette section d'une longueur de comprend, outre les gares d'extrémités, la halte du Moulin-de-la-Laigne, la station d'Asnières-la-Giraud, la station de Saint-Hilaire - Brizambourg, la station du Douhet - Écoyeux, et la halte de Fontcouverte.

La loi du (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en une ligne de « Niort à Montreuil-Bellay avec embranchement sur Moncontour », en une ligne de « Saumur à Château-du-Loir, par ou près Noyant et Château-la-Vallière, avec raccordement de Savigny à la ligne de Château-du-Loir à Saint-Calais » et en , une ligne de « Bordeaux (gare spéciale) à ou près Cavignac (Gironde) »..

De Saintes à Cavignac La section de Saintes à Cavignac, partie d'un itinéraire de Saintes à Coutras, est déclarée d'utilité publique par un décret impérial le .. Elle est concédée à Messieurs les fils de Guilhou, qui constitueront la Compagnie des chemins de fer des Charentes, selon les termes d'un décret impérial du .. L'adjudication est approuvée par décret impérial le ..

Une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer des Charentes accorde la concession à titre éventuel de la ligne « de Blaye à la ligne de Saintes à Coutras, près Mariens ». Cette même convention prévoit la possibilité pour l'État de demander à la compagnie la création d'une ligne « de Saint-Jean-d'Angély à Niort ». Elle est approuvée par décret impérial à la même date..

De Cavignac à Bordeaux Le tronçon de Cavignac à Bordeaux est déclaré d'utilité publique par une loi le ..

Période de l'exploitation par l'État puis par la SNCF Ligne de Paris à Chartres par Gallardon Des express diurnes et nocturnes exploitaient cette ligne avec des voitures directes entre Paris et Les Sables-d'Olonne et de Paris à Royan mais surtout entre Paris et Bordeaux. À cet effet, l'Administration entreprit la construction de la Ligne de Paris à Chartres par Gallardon afin d'être indépendante de la Compagnie de l'Ouest entre Ouest-Ceinture et Chartres. Lorsque survînt la faillite de celle-ci et son intégration dans l'Administration des chemins de fer de l'État, les travaux furent interrompus mais la plateforme conservée permit de réaliser la pénétration urbaine de la LGV Atlantique un demi-siècle plus tard.

Politique de la SNCF À la création de la SNCF, il existait ainsi une alternative pour relier Paris à Bordeaux : cette ligne, anciennement des chemins de fer de l'État, via Chartres et Saumur, desservant peu de villes, et l'autre, anciennement du PO, par Orléans, Tours, Poitiers et Angoulême, électrifiée et bien équipée.

Pour des raisons d'économie, la SNCF privilégia cette dernière et n'utilisa plus la première que pour la desserte régionale. Le trafic de voyageurs est supprimé successivement sur plusieurs sections : de Château-du-Loir à Saumur au ; entre Courtalain et Château-du-Loir au ; et de Thouars à Parthenay et Niort au Cf. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich, Pierre Laederich Histoire du réseau ferroviaire français, Éditions de l’Ormet, Valignat (03) 1996, , ..

Cette ligne possédait trois dispositifs de prise d'eau en marche qui permettaient de ravitailler en eau les locomotives à vapeur pendant la marche. Ils étaient implantés aux abords des points kilométriques 110, 220, et 400 sur des sections qui présentaient un palier significatif. Un canal d'une quinzaine de centimètre de haut et d'environ de large était implanté dans l'entrevoie sur une longueur de environ. En passant au-dessus de ce canal, la locomotive, dont la vitesse devait être comprise entre 40 et , abaissait une écope coudée pour puiser l'eau qui était propulsée par la vitesse dans une canalisation reliée au tender. Ce système permettait de gagner quelques minutes sur la totalité du trajet.. De tels dispositifs ont existé sur d'autres lignes de l'Ouest, en particulier la ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg équipée ainsi jusque dans les années 1960Egalement, sur Paris-Rouen, la rigole de Léry Poses (pvcasso.fr/2017/07/02/tas-pas-vu-mon-ecope/).

Déclassements et fermetures Deux sections de la ligne sont aujourd'hui déclassées ou fermées : de Mondoubleau à Bessé-sur-Braye (PK 163,530 à 183,400), retranchée et déclassée par décret du . ; de Bessé-sur-Braye à Montval-sur-Loir (PK 183,400 à 216,161), fermée le ..

Infrastructure De Chartres à Courtalain-Saint-Pellerin Cette voie unique était dans un état problématique et aurait pu voir passer la vitesse des trains de 100 à 40 km/h si des travaux de modernisation des infrastructures ne s'étaient pas réalisés rapidement : les annuels auraient alors vu leur parcours rallongé de 45 min..

En 2019, des travaux de modernisation se sont terminés sur la ligne, permettant la conservation d'une vitesse de 100 km/h..

De Bessé-sur-Braye à Château-du-Loir Cette section est déferrée en 2021 afin de laisser la place à une voie verte inaugurée le . SNCF Réseau reste propriétaire de la plateforme« Bessé-sur-Braye. Les rails sont enlevés pour créer la voie verte », Ouest France, 3 mai 2021 (consulté le 4 mai 2021).. De Château-du-Loir à Vivy Un vélorail Cyclo37 est exploité de Château-la-Vallière à l'ancienne gare du Tanchet.. Sur le reste de ce tronçon la voie n'est pas entretenue et déferrée par endroits.

De Saumur à Thouars vignette|Section à double voie sous tension et passage à niveau non gardé, non loin de la limite Deux-Sèvres/Maine-et-Loire. La section de Saumur à Thouars est électrifiée en et équipée d'une commande centralisée de voie banalisée en 1982, concomitamment à l'électrification de la ligne de Tours à Saint-Nazaire .. Elle constitue le seul accès ferroviaire à Tours depuis Thouars depuis la fermeture de la section Chinon - Thouars de la ligne des Sables-d'Olonne à Tours en 1970.

De Niort à Bordeaux La voie est globalement en mauvais état, des risques de fermeture existent. Des ralentissements sont en place sur de nombreuses parties de ces sections, notamment entre Saintes et Saint-Jean-d'Angély (60 km/h au lieu de 100 km/h)...