La rue Saint-Lazare est une voie des 8 et 9 arrondissements de Paris.

Situation et accès Elle commence au 9, rue Bourdaloue et au 1, rue Notre-Dame-de-Lorette et se termine place Gabriel-Péri et rue de RomeElle continuait autrefois jusqu’à la rue du Rocher et la rue de l'Arcade..

Origine du nom Son nom actuel remonte à 1770 et provient de la maison Saint-Lazare à laquelle elle conduisait. La prison Saint-Lazare était une ancienne léproserie, transformée en prison en 1793, qui se situait à l’emplacement actuel du 117, rue du Faubourg-Saint-Denis, dans le .

Historique vignette|gauche|La rue Saint-Lazare au tout début du supportait déjà un important trafic de véhicules de transports en commun : omnibus et tramways à air comprimé de la Compagnie générale des omnibus, un ancêtre de la RATP. Cette voie existait déjà en 1700 sous le nom de « rue des Porcherons » car elle reliait les villages du Roule et de la Ville-l'Évêque à celui des Porcherons. Elle prit ensuite le nom de « rue d'Argenteuil » en raison de sa direction vers le village d'Argenteuil. En 1734, elle n’était encore bordée que de quelques rares constructions et prit son nom actuel en 1770.

Le carrefour formé autrefois par la jonction des rues Saint-Lazare, du Rocher, de la Pépinière et de l'Arcade, s'est appelée « La Petite Pologne » ou plus simplement « La Pologne ». Le Petit Ramponeau, ou cabaret de Ramponeau était situé à la Petite Pologne. Ce fameux cabaret, qui était antérieurement à Belleville, rue de l'Orillon, fut pendant longtemps le rendez-vous des gens de la noblesse qui prenaient plaisir à venir « s'y encanailler ».

Une décision ministérielle du 12 fructidor an V () fixa la largeur minimale de la rue à . Cette largeur fut portée à par une ordonnance royale du . Une ordonnance du déclara d’utilité publique son élargissement à au droit des propriétés , afin de créer la cour du Havre :

La gare Saint-Lazare fut construite en 1837. Une ruelle, dite impasse Bony, créée en 1826 et située à l’emplacement de l’hôtel Terminus, servait au déchargement des bagages. La cour de Rome, située devant la gare du côté ouest, engloba l’ancienne impasse d’Argenteuil, qui s’ouvrait sur la rue du Rocher.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : l'avionneur Armand Deperdussin s'y suicide en 1924. : anciennement s'y trouvaient des maisons closesPhotographie d'Albert Brichaut, département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, reproduite dans L'Objet d'art, hors-série , septembre 2015, .. : à ce niveau se trouvait le théâtre d'Application, ou La Bodinière (1888-1909). : Georges Ancey (1860-1917), auteur dramatique, y a habité et y est mort. (et 32-34, rue de Châteaudun) : .L'artiste Paul Gavarni réside au 27 de la rue en 1829Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Chardon-Lagache », ..Le 29 abritait un bordel réservé aux soldats allemands pendant l'OccupationLe Bonbon, revue du arrondissement de Paris, texte de Bernard Vassor, Maisons de massages et de rendez-vous, janvier 2010, . , au croisement avec la rue Taitbout : poste construite par l'architecte Paul Bessine vers 1935.. : début de la rue Catherine-de-La-Rochefoucauld, du nom de l'ancienne abbesse de Montmartre, qui donne accès au musée Gustave-Moreau, à proximité de la rue Saint-Lazare. : Boey & Borsu, un fabricant de matériel ferroviaire à voie étroite avec un atelier à Bonneuil-sur-MarneCarte postale commerciale établissements BOEY et BORSU, matériel de chemin de fer.Matériel chemin de fer Boey et Borsu.. Domicile lors des 30 dernières années de sa vie de René de Obaldia, poète, dramaturge, écrivain, doyen de l'Académie française de 2012 à 2022. : hôtel Delaroche, construit en 1829 dans le style toscan pour le peintre Paul Delaroche qui y habita dix ans. La polychromie de la récente restauration est censée reproduire la polychromie d'origine. : domicile parisien du duc de Bassano où lui et son épouse moururent ; domicile de J. Minot, imprimeur, éditeur et lithographe, où il est mort. : Émile Zola achète un appartement où il installe sa maîtresse, Jeanne Rozerot. Le docteur David Gruby (1810-1898), mycologue, qui a soigné de nombreuses personnalités, y a vécu plusieurs décennies (). Intersection de la rue Saint-Lazare devenue place d'Estienne-d'Orves et 2-4, rue de la Chaussée-d'Antin : emplacement de la caserne du Mont-Blanc, également appelée « caserne Clichy «, « caserne Lazare » ou « caserne Saint-Lazare », l'une des casernes des Gardes françaises. : le mourut, à son domicile situé à cette adresse, l'homme d'affaires, fondateur, concessionnaire et exploitant de divers lieux de divertissements et de salles de spectacles Charles Zidler (1831-1897)Archives de Paris, état-civil numérisé du de Paris, registre des décès de l'année 1897, acte , vue 26 de la numérisation. Époux de Jeanne-Eugénie Raboisson, il meurt à son domicile situé au de la rue Saint-Lazare.. Il fut notamment, avec Joseph Oller, cofondateur du Moulin-Rouge. : grille de l’ancien jardin Tivoli.. : domicile de l'artiste peintre François Léon Benouville, mort ici en . Un appartement de cet immeuble a ensuite appartenu à la famille Gallimard. Gaston Gallimard y naît en 1881Cf état civil de la ville de Paris, acte 155 du 20 janvier 1881.. : immeuble construit en 1908. par Émile Jarlat, primé au Concours de façades de la ville de Paris en 1909La Construction moderne, , 1911.. On y trouve le siège des éditions Flammarion depuis . : avenue du Coq, emplacement de l'ancien château de la famille Porcheron (), qui donna son nom au quartier. Ultérieurement, il devint la propriété de la famille Le Cocq et donna son nom à l'impasse qui fut dégagée à sa place.. : hôtel construit pour la compagnie de chemin de fer PLM en 1869 à la place de l'intendance des Ponts et Chaussées, construite en 1788 par l'architecte François-Nicolas Trou dit Henry. L'entrée était celle des jardins de Tivoli. Il a hébergé de 1938 à 1999 le siège de la SNCF. : ambassade de Guinée-Bissau en France. : arcades permettant d'accéder à la rue de Budapest. : ici se trouvait le Comité mondial de Napoléon, ainsi que l'Association mondiale des Corses et des amis de la CorseAffiche de l'exposition du peintre Charles André Wolf, faite sous l'égide de cette association en 1984 au Grand-Hôtel, place de l'Opéra.. : cinéma Les Cinq Caumartin. : hôtel Concorde Opéra Paris, ancien Grand Hôtel Terminus de la gare Saint-Lazare, aménagé par l’architecte Juste Lisch pour accueillir les visiteurs de l’Exposition universelle de 1889. : Brasserie Mollard. Le décor intérieur, datant de 1894, est dû à l’architecte Édouard Niermans. Les tableaux de céramique sont de M. Simas. Nadar avait habité à cet endroit dans une maison. : ambassade de Gambie en France, entre 2001 et 2015. : un établissement de restauration rapide à l’enseigne McDonald's a remplacé une taverne bavaroise à l’enseigne du Roi de la bière, signalée dès 1910, dont l’originale façade a été conservée. : anciennement The Criterion Fouquet's Bar, établissement fondé par Louis Fouquet avant qu'il ne crée le Fouquet's sur les Champs-Élysées.

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie . . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875. « Rue Saint-Lazare », www.paris-pittoresque.com.

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