vignette|Session conjointe du Congrès pour le discours sur l'état de l'Union, le , dans lequel Roosevelt définit les quatre libertés. vignette|Enregistrement du discours.

Les quatre libertés (en ) sont les libertés, au nombre de quatre, que le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, a présentées comme fondamentales dans son discours sur l'état de l'Union prononcé le et dont selon lui les êtres humains devraient pouvoir jouir partout dans le monde : la liberté d'expression () ; la liberté de religion () ; la liberté de vivre à l'abri du besoin () ; la (). Les deux premières libertés reprennent celles énoncées par le de la Constitution américaine. Les deux dernières, le droit à la sécurité économique et une vision internationaliste de la politique étrangère, sont devenues les pivots de la doctrine libérale américaine moderne.

Des prix des quatre libertés sont décernés chaque année depuis .

Contexte

Extrait du discours

Inspiration pour les traités internationaux La Charte de l'Atlantique, déclaration faite conjointement par Roosevelt et le Premier ministre britannique, Winston Churchill, le , reprend et complète le discours des quatre libertés prononcé quelques mois plus tôt..

Le concept des quatre libertés a également influé sur la Charte des Nations unies adoptée le .. Il a ensuite été repris dans le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée le par l'Organisation des Nations unies, sous l'inspiration de la Première dame, Eleanor Roosevelt, qui s'est impliquée à l'ONU et dans la rédaction de cette déclaration après la mort de son mari :

Les quatre libertés ont également inspiré un drapeau qui a représenté l'ONU de manière non officielle à ses débuts, avant l'adoption du drapeau officiel. Les quatre libertés étaient représentées par quatre bandes verticales, généralement de couleur rouge, mais parfois verte ou bleue, séparées par des bandes blanches.. Ce drapeau est appelé .

Peintures de Norman Rockwell

Le concept des quatre libertés a inspiré à Norman Rockwell un ensemble de quatre tableaux, chacun d'eux représentant l'une des libertés. Ils ont été publiés dans quatre numéros consécutifs du , les , , et , accompagnés d'essais sur les quatre libertés.

Monuments

À la suite de son discours, Roosevelt a commandé un monument, le , symbolisant les quatre libertés, pensant que l'art serait un moyen d'emporter l'adhésion d'un plus grand nombre de personnes à ce concept. Il fut sculpté par Walter Russell, et inauguré en devant une foule de au à New York. Il était dédié à Colin Kelly, le premier Américain reconnu comme héros de la Seconde Guerre mondiale. Le , le monument a été inauguré une seconde fois dans la ville natale de Kelly, Madison en Floride, avec un discours du gouverneur, . Aux Pays-Bas, le monument honore les quatre libertés au centre du village d'Oud-Vossemeer, dans la commune de Tholen, dont les ancêtres de Roosevelt seraient originaires. Les Quatre Libertés sont gravées sur le créé en à Washington. Le a été créé en à la pointe sud de l'île Roosevelt à New York.

Dans la culture populaire

Parmi les références aux quatre libertés dans la culture populaire, on trouve : Le est, dans l'univers Marvel, un bâtiment fictif de Manhattan, situé au croisement de la et de Madison Avenue, qui sert de quartier général aux Quatre Fantastiques.

Références

Catégorie:Discours de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Discours sur l'état de l'Union de Franklin D. Roosevelt Catégorie:Droits fondamentaux Catégorie:1941 aux États-Unis Catégorie:Janvier 1941 Catégorie:Présidence de Franklin Roosevelt Catégorie:Concept lié au libéralisme