Pierre Garbay, de naissance Pierre-François-Marie-Joseph Garbay, né le à Gray et mort le à Montluçon, est un officier puis général français de la France libre, compagnon de la Libération, ensuite général d'armée et gouverneur militaire de Paris.
Biographie Les débuts D’origine modeste, après ses études secondaires, Pierre-François-Marie-Joseph Garbay est admis à Saint-Cyr en 1921. et en sort sous-lieutenant en 1924 ; il choisit l'infanterie coloniale. S’ensuit alors une brillante carrière militaire qui le mène du Maroc (1925-1927) en Chine au sein du Détachement français de Changaï.
Seconde Guerre mondiale
Refusant l’armistice, le capitaine Garbay, commandant du bataillon de marche de l'Afrique Équatoriale Française joue en un rôle actif dans le ralliement du Tchad à la France libre.
Engagé dans les Forces françaises libres, il n’a de cesse de combattre l’envahisseur au gré de ses différentes affectations. Il suit Leclerc jusqu'en 1944. Il participe ainsi aux opérations en Afrique et en Italie. Il participera aussi au débarquement de Provence.
Il est nommé général de brigade en 1944 ; en , sur ordre du général de Gaulle, il succède au général Brosset (tué dans un accident de circulation routière) et emmène la division française libre (officiellement de marche d'infanterie)") dans les Alpes-Maritimes, où elle enlève après trois jours de combats acharnés le massif fortifié de l’Authion, clef de tout le système défensif ennemi dans les Alpes du Sud.
La décolonisation La guerre terminée, sa carrière militaire se poursuit à Madagascar, où il est nommé au commandement supérieur des troupes en et participe à la fin de la répression d'un soulèvement indépendantiste, répression dont le nombre de victimes, directes et indirectes, s'élèverait à près de . Cette campagne lui vaudra d’être surnommé « Le pacificateur de Madagascar »..
En , il est nommé commandant interarmes des troupes françaises de l'océan Indien. Puis il est en poste en Indochine, à Dakar, en Tunisie.
Il assume le commandement supérieur des troupes de Tunisie tandis que le colonel Schmuckel commande les troupes à Tunis. Ils commandent des parachutistes et une partie de la Légion composée essentiellement d'Allemands dont beaucoup de vétérans de l'Afrika Korps. Le général Garbay est le responsable militaire de la répression au Cap Bon (200 morts, pillage, viols de masse) en janvier-, ordonnée par Hauteclocque...
En 1954, il est nommé commandant des forces armées de la zone de défense d'Afrique Occidentale Française-Togo. C'est à Dakar qu'il reçoit ses étoiles de général de corps d'armée.
Hautes fonctions militaires En , le général Garbay est nommé conseiller militaire du ministre de la France d'outre-mer et adjoint outre-mer du chef d'état-major général des forces armées. Il est à noter qu'en , il était le plus probable futur adjoint militaire du général Raoul Salan avec possibilité de lui succéder au poste de commandant en chef en Algérie mais il n'a finalement pas été nommé à ce poste. En 1958, il est promu au grade de général d'armée et nommé gouverneur militaire de Paris. En 1959, il devient inspecteur des troupes d'outre-mer et l'année suivante membre titulaire du Conseil supérieur de la guerre.
Début , il demande à être admis à la retraite et, le , il est rayé des contrôles de l’armée active et placé en . La nouvelle de sa probable démission entraîne de nombreuses spéculations et interprétations abusives, obligeant le général de Gaulle à publier la lettre suivante : Nonobstant cela, quelques jours plus tard, le journal Aspects de la France publie une lettre affirmant que le général Garbay aurait déclaré qu'il était sur . Le général Garbay a dénoncé cette lettre comme étant un faux et porté l'affaire devant la justice.
Décédé le à Montluçon, dans l'Allier, il est inhumé à Velesmes-Échevanne en Haute-Saône, à côté de Gray, dans le cimetière où était enterrée sa sœur.
Décorations Décorations françaises, des colonies françaises ou interalliées 50x50px|sans_cadre Grand-croix de la Légion d'honneur par décret du 50x50px|sans_cadre Croix de guerre 1939-1945 (7 citations) 50x50px|sans_cadre Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (2 citations)
50x50px|sans_cadre Croix du combattant volontaire 1939-1945 par décret du 50x50px|sans_cadre Médaille coloniale avec agrafes « Maroc 1925 », « AFL », « Érythrée », « Libye », « Tunisie » 50x50px|sans_cadre Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
Décorations étrangères 50x50px|sans_cadre Distinguished Service Cross (États-Unis) 50x50px|sans_cadre Distinguished Service Order (Royaume-Uni) 50x50px|sans_cadre Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (Royaume-Uni)
Références
Voir aussi Lien externe Portrait de Pierre Garbay sur le site de l'Ordre de la Libération
Résistants, Personnalités liées à la Résistance Pierre Garbay
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Général des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique Catégorie:Compagnon de l'ordre du Service distingué Catégorie:Récipiendaire de la Distinguished Service Cross (États-Unis) Catégorie:Gouverneur militaire de Paris Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Naissance en octobre 1903 Catégorie:Naissance à Gray (Haute-Saône) Catégorie:Décès en juillet 1980 Catégorie:Décès à Montluçon Catégorie:Décès à 76 ans