(parfois stylisé Se7en) est un thriller psychologique américain réalisé par David Fincher, sorti en 1995.

Avec dans les rôles principaux les acteurs Brad Pitt et Morgan Freeman, entourés notamment de Gwyneth Paltrow et de Kevin SpaceyKevin Spacey, qui joue le rôle du psychopathe John Doe, n'est pas crédité dans le générique de début, par choix du réalisateur., le film raconte l'enquête des inspecteurs David Mills (Brad Pitt) et William Somerset (Morgan Freeman) lorsque ceux-ci traquent un tueur en série inconnu qui utilise les sept péchés capitaux comme motif de ses meurtres.

Le scénario du film a été influencé par l'expérience new-yorkaise du scénariste Andrew Kevin Walker, qui y a fait ses débuts d'écrivain. Bien que la ville où se déroule l'action du film ne soit pas nommée, le tournage du film a lieu à Los Angeles, la dernière scène étant tournée près de Lancaster, en CalifornieOn constate tout de même le nom « New-York pizza » dans le restaurant ou ils retrouvent un indicateur au milieu du film..

Ce film marque le début d'une amitié entre David Fincher et Brad Pitt, le réalisateur et l'acteur se retrouvant ensuite à deux reprises : lors de Fight Club (1999) et L'Étrange Histoire de Benjamin Button (2009).

Seven est à la fois un succès commercial et critique, le film ayant rapporté de dollars au box-office pour un budget de production de .

Synopsis

L'inspecteur William Somerset (campé par Morgan Freeman) est à sept jours de la retraite. C'est un policier affecté à la section des Homicides au sein d'une brigade criminelle d'une grande ville américaine anonyme. L'inspecteur est analytique, calme, mesuré et fin lettré. Somerset est tout autant vieillissant et taciturne. Il est sans illusions sur son travail. La société au sein de laquelle il vit, de plus en plus marquée par la violence gratuite, lui pèse également. Le policier vit seul dans un appartement en attendant avec impatience son dernier jour de travail. Il était précédemment en couple (sans que l'on sache si sa compagne est décédée ou s'ils ont divorcé).

Somerset fait dans l'intervalle la connaissance de son successeur. C'est l'inspecteur David Mills (interprêté par Brad Pitt). Celui-ci est un jeune homme impétueux, très spontané et idéaliste. Son caractère fait qu'il est difficilement contrôlable. Les deux policiers sont obligés de faire équipe pendant la dernière semaine de travail de Somerset. Ils connaissent un début rugueux.

Mills est marié depuis peu à une enseignante, Tracy (incarnée par Gwyneth Paltrow). Elle l'a suivi dans son affectation. Ils vivent avec leurs deux chiens (que Mills adore) dans un appartement particulièrement bruyant. Ils viennent d'arriver dans la mégalopole depuis quelques jours à peine. Peu après Tracy invitera Somerset à dîner chez eux (à l'insu de son mari et pour lui en faire la surprise), afin de faire sa connaissance et parce que Mills lui en parle beaucoup.

Le binôme est chargé d'enquêter sur le meurtre d'un homme obèse. Il a été retrouvé mort dans son appartement. Le défunt est assis à une table devant un repas avec sa tête plongée dans son assiette de spaghettis. Ses bras, jambes et chevilles ont été liés par du fil de fer et son corps a été retenu à sa chaise qui était elle-même vissée au sol. Durant l'inspection du corps, Mills découvre sous la table un seau rempli de vomi. Selon les conclusion du médecin légiste qui examine ensuite le cadavre, le tueur a fait manger sa victime de force jusqu'à qu'elle vomisse, avant de la forcer à manger de nouveau. L'assassin a ensuite fait exploser le foie hypertrophié de sa victime d’un coup de pied. Le tueur avait aussi incorporé au repas des filaments métalliques afin de causer à la victime des lésions à l'estomac et dans ses intestins.

Suspectant un tueur en série (car le meurtrier de l'obèse a fait preuve d'un comportement minutieusement et redoutablement sadique), Somerset affirme à son supérieur qu'il ne désire pas que Mills puisse s'occuper avec lui de cette enquête. L'aîné estime que son jeune collègue n'est pas encore prêt pour pareille affaire. Le chef des deux hommes étant d'accord, Mills se voit donc confier une autre enquête, malgré sa protestation.

Mills s'occupe alors de l'homicide d'un avocat retrouvé sauvagement assassiné à son bureau. Sur la scène de crime, un très grand bureau de standing, est inscrit à même la moquette le mot () en lettres de sang. Alors qu'il était en vie, il apparaît que deux livres de chair lui ont été ôtées par son meurtrier. Cela s'est produit sur ses deux flancs. La victime est décédée exsangue. Des indices laissent à penser que les deux affaires sont peut-être liées et donc aussi peut-être l'œuvre du même auteur.

Somerset ne tarde pas à pressentir que ces crimes sont inspirés des sept péchés capitaux, qu'il énonce de mémoire devant ses collègues : la gourmandise, l'avarice, la paresse, la luxure, l'orgueil, l'envie et la colère. Le premier meurtre, celui de l'homme obèse, symboliserait alors dans cette optique le péché de .

Somerset et Mills identifient un suspect déjà présent dans leurs fichiers grâce à des empreintes digitales relevées sur les lieux du deuxième meurtre derrière un tableau. Se rendant au domicile du suspect, assistés d'une importante unité d’intervention de la police, les deux inspecteurs y trouvent bien quelqu'un. L'homme est attaché au lit avec des menottes et recouvert d'une couverture. Quand Mills ôte le tissu, les inspecteurs aperçoivent que l'individu est nu. Il est dans un état extrêmement dégradé : décharné, couvert de blessures, pâle et inerte. Le corps dégage aussi une pestilence. Plus d'une centaine de sapins désodorisants scotchés au plafond ne parviennent pas à en atténuer l'odeur. Lorsque l'un des policiers braque sa lampe torche vers les yeux de l'homme, celui-ci se met à convulser : la victime est donc encore vivante, à la surprise générale des policiers, mais se trouve dans un état désespéré.

C'est un ancien trafiquant de drogue. Il a subi des sévices (notamment l'amputation de sa main gauche) et a été maintenu aux limites de la vie et de la mort grâce à divers médicaments. À côté de lui, de multiples photos (des polaroids) montrent sa dégénérescence physique au fil du temps. Grâce aux dates inscrites sur les clichés, Somerset comprend que le calvaire de l'homme attaché à son lit dure depuis un an. Cette victime symbolise le péché de . Somerset et Mills en viennent logiquement à la conclusion que l'auteur des crimes a prémédité ses actes depuis une longue période.

Alors qu'ils sortent de l'appartement, un photojournaliste surgit de l'escalier et commence à photographier les deux inspecteurs. Irrité par cette présence inopportune, Mills s'emporte et fait déguerpir le photographe. Mais juste avant de disparaître, celui-ci prend une dernière photo de Mills alors en pleine explosion de colère en annonçant à l’inspecteur qu'il l'a photographié. Mills rétorque en lui donnant son nom, qu'il épelle avec moquerie.

Tracy est malheureuse d'avoir dû emménager dans cette grande ville où elle ne connaît personne. Dans un café où elle a invité Somerset, elle lui révèle qu'elle est enceinte de son mari mais qu'elle ne le lui a pas encore annoncé. Et elle lui demande conseil parce qu'il est la seule personne qu'elle connaisse ici, qu'il est bienveillant et connaît aussi son mari. Somerset lui explique combien cette métropole, tentaculaire et dangereuse, ne lui paraît pas un lieu approprié pour élever un enfant. Il lui confie néanmoins qu'il ne se sent pas le mieux placé pour la conseiller à ce sujet, car il lui avoue aussi qu'il avait lui-même dans le passé persuadé sa propre compagne d'avorter (il l'avait harcelée jusqu'à ce qu'elle acceptât) : or il l'a toujours regretté depuis. En tout cas Somerset conseille à Tracy de ne rien révéler à son époux si elle décide de mettre fin à sa grossesse. Dans le cas contraire, elle devra tout faire pour rendre cet enfant heureux avec son mari. Cela provoque les larmes de Tracy car elle est tiraillée entre des perspectives contradictoires, affolée par sa responsabilité et son amour pour son mari.

Au cours de l'enquête, Somerset déduit que le tueur en série a longuement étudié les sept péchés capitaux avant de commettre ses crimes. Il est donc probable qu'il a emprunté toute une littérature sur cette thématique à la grande bibliothèque de la ville. Le FBI consigne (illégalement) l'identité de tous ceux qui empruntent des livres particuliers (sulfureux, religieux ou politiquement sensibles). Sachant cela, Somerset soudoie l'un de ses informateurs, qui a ses entrées au FBI, pour vérifier les registres d'emprunts de la bibliothèque. La requête aboutit à un nom. C'est un individu dénommé En langue anglaise, « John Doe » désigne une personne non identifiée : « Monsieur X », « Monsieur Untel », « Monsieur Tout-le-monde », « un citoyen Lambda », « Tartempion ».. L'adresse de son domicile figure dans la fiche. C'est un vaste immeuble d'habitation. Les deux inspecteurs s'y rendent.

Alors que Somerset et Mills se trouvent devant la porte de l'appartement de « Doe », un homme venant dans leur direction apparaît dans le couloir plongé dans la pénombre. Dès qu’il les voit, celui-ci ouvre le feu sur eux avant de s’enfuir. Mills se lance à sa poursuite sans attendre son collègue. Mills court dans une dangereuse traque à l'intérieur de l'immeuble. Le jeune policier se blesse au bras. Mills suit ensuite l'individu au dehors dans la rue, mais son adversaire parvient à l'assommer et à le désarmer. L'individu pointe ensuite son arme sur Mills, mais disparaît subitement en épargnant le policier, alors que celui-ci croyait sa dernière heure venue.

Bien qu’ils n'aient aucun mandat de perquisition, Mills force l'entrée de l'appartement de « Doe » sans demander son avis à Somerset (l’inspecteur se retrouvera ensuite à devoir soudoyer une femme sans-abri qui leur fournira un alibi « justifiant » son acte). Entrant dans l'appartement, les deux policiers découvrent que le logement est lugubre, sombre et effrayant. Ils y découvrent des dizaines de livres et de cahiers. Ils sont vraisemblablement écrits de la main du tueur et remplis de propos délirants. Étonnamment, les policiers ne trouvent aucune empreinte digitale dans l'appartement. Ils découvrent néanmoins des preuves menant à une autre victime potentielle. Poursuivant leur recherche, Mills découvre parmi d'autres photos des victimes du tueur une photo de lui-même, prise en gros plan. Les inspecteurs comprennent alors que le tueur était le photographe avec lequel le jeune policier avait eu une altercation auparavant, à la porte de l'appartement du trafiquant de drogue.

Un téléphone sonne soudainement dans l'appartement. Mills se précipite pour trouver le combiné, décroche et entend alors la voix du tueur qui s'excuse d'avoir frappé le jeune enquêteur lors de la poursuite. Il félicite aussi les policiers pour avoir trouvé son appartement. Affirmant que ceci va le forcer à changer ses plans, le tueur en série raccrochant subitement.

La victime suivante est une prostituée. Sous la menace d'une arme à feu placée sur la tempe d'un de ses clients, « Doe » a contraint ce dernier à porter un gode ceinture équipé d'une lame tranchante à la place du sexe, puis à assassiner la prostituée avec cet attirail macabre. Celle-ci a été ainsi massacrée vivante, le vagin lacéré par la lame. Son meurtre symbolise le péché de .