La rue de l’Échelle est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès

Origine du nom L'échelle patibulaire des évêques de Paris devait se dresser dans l’ancienne rue de l’Échelle« Rue de l'Échelle », www.v2asp.paris.fr (consulté le 5 avril 2012).. Selon l’historien Jacques Hillairet, le nom pourrait être dû à une enseigne..

Historique La primitive rue de l'Échelle, qui débutait à l'emplacement de la petite place du Carrousel (absorbée par la rue de Rivoli) et se terminait à la porte Saint-Honoré, longeait extérieurement l'enceinte de Charles V.

En 1402, elle est appelée « chemin qui va de la Seine à la porte Saint-Honoré » ; en 1439, « rue des Fossés ». Le censier de l'archevêché de 1633 est le premier document qui la désigne sous le nom de « rue de l'Échelle ».

En 1652, elle est tracée sur le plan de Gomboust, mais ne porte aucune dénomination.

Au coin de la rue Saint-Louis, il y avait une fontaine appelée « fontaine du Diable », car elle était souvent tarie. Elle fut reconstruite en 1759Jean de La Tynna, Dictionnaire des rues de Paris..

Une décision ministérielle du 18 thermidor an IX (), signée Chaptal, et une ordonnance royale du , fixent la largeur de cette voie publique à .

Cette rue de l'Échelle débutait rue de Rivoli et finissait rue Saint-Honoré.. Lors des travaux haussmanniens de 1852, la partie comprise entre les rues Saint-Honoré et de Rivoli est élargie.

En 1866, la rue de l'Échelle est prolongée jusqu'à l'avenue de l'Opéra en absorbant les rues des Frondeurs et de l'Anglade ainsi qu'une partie des rues de la Fontaine-Molière et Sainte-Anne.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 5 : une plaque commémorative rend hommage au chef cuisinier et journaliste Prosper Montagné (1865-1948). 9 : à cet endroit était installée dans la seconde moitié du et la première moitié du la galerie d'art de Franz Kleinberger, dit Francis Kleinberger, expert spécialisé dans la vente de tableaux anciens, notamment de l'école flamandeArts Magazine, 1932, Art Digest Incorporated, , .. 11 : Autorité de la concurrence. À l'angle de la rue de l'Échelle et de la rue du Carrousel se trouvait une maison dans laquelle était un magasin, Le Petit Carrousel, où était vendue de la porcelaine blancheTrois pièces à l'entresol dont deux sur le devant, boutique et arrière-boutique et l'autre au-dessus de la porte cochère, deux pièces au quatrième donnant sur la rue du Carrousel, une petite cave et un caveau, le tout dépendant de la maison sise rue du Carrousel. Dans le bail du 22 avril 1793, AN Min LXXIX, 332, maître Castel, bail par le banquier Jean François Frin à Guy, la description est la même sauf pour les dépendances quatre pièces à l'entresol, quatre au cinquième étage, deux greniers, et une cave, loyer , appartenant au sieur Tréneau, brodeur du roi, moyennant de loyer pour chacune des neuf années. AN-Min cent LXXIX, 189 du 24 octobre 1774, étude de maître Rendu, bail à Jean-François Frin, banquier, principal locataire à Jacques Pascal Barrachin, négociant et directeur de la manufacture de porcelaine du 25 Faubourg Saint-Lazare, pour l'usage de la manufacture. AN, Min centLXXIX, 189 23 avril 1774 devant maître Rendu bail par Tréneau à Jacques-Marie Boutet de Monvel. 29 octobre 1776 (201), transport de bail par Antoine Gabriel Perrin maître tapissier à Jean-Baptiste Chaussard (actes cités par Régine de Plinval de Guillebon, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, Librairie Droz, 1985, ). Le Petit Carrousel fut tenu par une dame Boutet de Monvel, épouse de Jacques-Marie Boutet de Monvel qui fut l'auteur d'un roman historique sur lequel était inscrit : « chez l'auteur rue du Petit Carrouzel, au magasin de porcelaine ». Il fut un des éphémères associés commanditaires du comte d'Artois, et eut une liaison avec Marie Salvétat qui mit au monde une fille qui sera connue sous le nom de Mademoiselle Mars (Plinval-Salgues, La Manufacture dite du comte d'Artois). Dans cette maison logeait toute la famille Barthélemy, Charles Barthélemy et son frère Guy Barthélemy (mort le 2 février 1798), qui avaient repris le magasin en 1780, y vendaient non seulement les porcelaines du comte d'Artois mais également celles provenant des manufactures de la Reine, des frères Chevallier, de Lefebvre, de Moitte, de Pétry, de Lemaire et de Perche (Plinval de Guillebon : AP-, D.5 B6 - 2566, Livre journal de Guy, de 1793 à 1797)..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Échelle