La rue des Moulins est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès Longue de , elle commence au 18, rue Thérèse et se termine au 49, rue des Petits-Champs.
Le quartier est desservi par les lignes 7 et 14 à la station Pyramides.
Origine du nom Cette voie doit son nom aux moulins implantés sur la butte qui existait encore au « Rue des Moulins », www.paris-pittoresque.com.Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875, « Rue des Moulins »..
Historique La section de rue (disparue) qui a d'abord porté ce nom, a été ouverte en 1624. Elle partait à cette époque d'un carrefour formé au sud par l'intersection de trois rues : rue des Moineaux, rue des Orties-Saint-Honoré et rue L'Évêque, qui ont toutes été absorbées, totalement ou partiellementRue des Moineaux et rue L'Évêque totalement absorbées., par l'avenue de l'Opéra. Elle aboutissait vers le nord à la fameuse butte des Moulins. Haute d'une dizaine de mètres, celle-ci était constituée par l'amoncellement des gravois produits, sous François , lors des travaux de renforcement de l'enceinte de Charles VHillairet (Jacques), Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Ed. de Minuit, 1985 (8e édition), to. 2, p. 168. (creusement de fossés), et servait aussi de dépôt d'ordures.
Elle est citée sous le nom de « rue des Moulins », dans un manuscrit de 1636. Elle a aussi été appelée « rue (du) Monceau »Hillairet, Dictionnaire... (1985), cité..
Entre 1639 et 1641, Michel Villedo un maçon de la Creuse, achète des terrains dans le , de part et d'autre de la rue Sainte-Anne. Il nivelle ceux-ci et trace de nouvelles rues dont, à l'est, celle qui porte son nom, la rue Villedo, dénommée ainsi en 1655« Rue Villedo, www.paris-pittoresque.com.Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875, « Rue Villedo »..
Plus tard, à l'ouest, il arrase la butte des Moulins, dont il reste un faible vestige dans la rue Thérèse : depuis l'avenue de l'Opéra, le promeneur affronte un petit talus assez pentu, d'environ deux mètres. Ce nivellement aurait eu lieu à partir de 1667 [selon l’historien Jacques Hillairet ]. L'architecte (Michel Villedo, ou plutôt l'un de ses fils, car il est mort en 1667) trace une voie nouvelle qui prolonge vers le nord l'ancienne rue des Moulins pour rejoindre la rue des Petits-Champs. La plupart des rez-de-chaussée sont ornés d'arcades à entresol, mais elles ne sont pas parfaitement régulières, étant laissées à l'initiative des entrepreneurs. Placée sous de hauts patronages, la rue s'est d'abord appelée « rue Neuve de Richelieu » puis « rue Royale Saint-Roch ». En 1793, ce dernier nom fut évidemment supprimé, la rue fut réunie à l'ancienne rue des Moulins dont elle forma la suite, en poursuivant sa numérotation.
Le , un décret relatif à l’achèvement de l’avenue de l'Opéra déclare d’utilité publique « la suppression des rues de l’Évêque, des Orties, des Moineaux, du Clos Georgeau et d’une partie de la rue des Moulins. ». Il s'agissait de sa partie sud, la plus ancienne, qui a disparu ; seule la partie nord, celle des Villedo, fut conservée et prit une nouvelle numérotation à partir de la rue Thérèse.
Le 6, rue des Moulins
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Émile Boutmy vécut à un numéro inconnu de la rue durant son enfance. 3 : ex-hôtel Bazilière« Façade, hôtel Bazilière, 3, rue des Moulins, arrondissement, Paris (photo ancienne) », Musée Carnavalet.. 4 : ex-hôtel de la présidente de Bussy au Brette (Armand), Atlas de la censive de l'Archevêché dans Paris, Paris, Impr. Nationale, « Histoire de Paris (Coll. verte) », 1906, feuille 14. M. Martin de Bussy avait été Président au Grand Conseil.. 5 : ex-hôtel de Gouy d'Arcy. Il n'en reste plus que la porte cochère (classée). 6 : maison des intendants Raudot (père et fils) en 1713-1738. De 1860 à 1946, ce fut une maison close, La Fleur blanche, fréquentée notamment par Toulouse-LautrecStefano Feroci, Dominique Vibrac, Une Promenade à Paris avec Giacomo Casanova, 2018.. La façade a été ravalée, les décors supprimés, il n'en reste que l'escalier à balustres () et sa décoration en marbre rouge (vers 1920). 8 : hôtel d'Holbach« Hôtel d’Holbach, 8, rue des Moulins, 1er arrondissement, Paris (photo ancienne) », Musée Carnavalet., ancienne demeure du baron d'Holbach et atelier du décorateur suisse Ernest Boiceau, qui servit également de bureau pour le comité d'accueil suisse des réfugiés belges à la fin de la Première Guerre mondiale. 10 : maison ayant appartenu à Jean-Baptiste Lully.. : l’ancien nom de la voie apparaît sur l’inscription au coin de la rue. 25 : imprimerie Desenne« Victor Desenne (imprimeur-libraire) », sur data.bnf.fr. qui publia Le Vieux Cordelier de Camille Desmoulins, de à .
Thomas-Joachim Hébert y possédait une maison où il décède le Vincent Bastien, « Hébert, Thomas Joachim », notice biographique sur la base Agorha..
Dans les arts Peintures Rue des Moulins (1894), Henri de Toulouse-Lautrec, National Gallery of Art, Washington. Salon de la rue des Moulins (1894-1895), Henri de Toulouse-Lautrec, musée Toulouse-Lautrec, Albi.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris Butte des Moulins
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « Façade, hôtel Bazilière, 3, rue des Moulins, arrondissement, Paris (photo ancienne) », Musée Carnavalet. « Hôtel d’Holbach, 8, rue des Moulins, 1er arrondissement, Paris (photo ancienne) », Musée Carnavalet.
Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636