La rue de la Petite-Truanderie est une voie, ancienne, du de Paris, en France.

Situation et accès

La rue, fait partie du quartier des Halles, d'une longueur de , débute au 16, rue Mondétour et se termine au 11, rue Pierre-Lescot et rue de la Grande-Truanderie.

La rue de la Petite-Truanderie est desservie par la ligne 4 à la station de métro Les Halles, par le RER A à la station Châtelet - Les Halles.

Origine du nom On ne connait pas l'origine exacte du nom, il existe deux thèses : La première, défendue par Sauval et Cenalis qui pensent que le nom de « truanderie » viendrait du mot « truand » qui signifie en vieux langage et en terme populaire « fainéant, vaurien, mendiant, gueux… ». Ceux qui soutiennent cet aphorisme disent qu'en 1313 cette rue était nommée « la Truanderie » car elle était à l'extrémité nord de Paris, le long des murs de Philippe Auguste et qu'elle était habitée par des vauriens, des diseurs de bonne aventure, et que c'était une véritable cour des MiraclesJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.Henri Sauval : Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, chapitre Cours des miracles, page 510 (535/817). La seconde, défendue par Jaillot qui pense que le nom viendrait de « truage », qui signifie « impôts« Truage », définition sur cnrtl.fr. ». En effet, il y avait, rue de la Grande-Truanderie, un bureau où l'on percevait les droits d'entrée des marchandises entrant dans Paris.

Historique La rue de la Petite-Truanderie, comme la rue de la Grande-Truanderie, était déjà construite en 1250. Son emplacement faisait anciennement partie du petit fief de Thérouenne, dont la moitié environ fut cédée à Philippe Auguste par Adam, archidiacre de Paris, puis évêque de Thérouenne.

Robert Cenalis, dans son Histoire de France dédiée en 1555 à Henri II, nomme la rue de la Petite-Truanderie « via Mendicatrix minor ». Elle a également porté les noms de « rue du Puits-d'Amour » et de « rue de l'Ariane ».

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom « rue de la Petite-Truanderie ».

Une décision ministérielle du 28 prairial an IX () signée Chaptal fixe la moindre largeur de cette voie publique à .

À la jonction des rues Pirouette, Mondétour, de la Petite-Truanderie et de la Grande-Truanderie se trouvait le carrefour de la Tour sur lequel était situé le Puits-d'Amour.

En 1817, la rue de la Petite-Truanderie, d'une longueur de , commençait aux 16-18, rue Mondétour et finissait aux 13-18, rue de la Grande-Truanderie. Elle était située dans l'ancien dans le quartier MontorgueilCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Montorgueil », îlot , F/31/82/13, îlots , F/31/82/85..Les numéros de la rue étaient noirs. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Elle forme de nos jours le côté sud d'une place triangulaire, dont le côté nord est formé par la rue de la Grande-Truanderie et la partie ouest par la rue Mondétour. Autrefois, le centre de cette place était occupé par un îlot d'immeubles aujourd'hui disparu.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Jean-Baptiste-Michel Renou de Chauvigné, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris. Quartier Saint-Eustache. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris, avec préface, notes et glossaire d'Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris