La rue Vauvilliers, précédemment rue du Four-Saint-Honoré, est une voie publique ancienne du quartier des Halles, dans le arrondissement de Paris, en France.
Situation et accès Elle commence 74, rue Saint-Honoré et finit 37, rue Berger face au jardin Nelson-Mandela (précédemment jardin des Halles et antérieurement Halles Centrales de Paris).
Origine du nom Depuis 1864, elle tient son nom du savant helléniste Jean-François Vauvilliers (1737-1801) qui assura les approvisionnements alimentaires de Paris en 1789, au début de la Révolution française.
Historique
Du Moyen Âge à l'époque moderne À l'origine, cette voie reliait la rue Saint-Honoré au parvis de l'église Saint-Eustache.
Cette rue qui existait déjà en 1238 s'appelait en 1255, « rue du Four-de-la-Couture-de-l'Évêque » en raison de la présence d'un four banal épiscopal, de 1137 jusque vers 1410, situé au bout de la rue du côté de l’église Saint-Eustache et qui s'adossait à l'hôtel du Grand panetier de France. Cet hôtel particulier a été remplacé par l'hôtel de Nesmond« Hôtel de Nesmond », lapassiondupatrimoine.fr..
Cette voie est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue du Four ».
Au , il y avait au nord de cette rue, du côté impair et au sud de la rue Berger, l'hôtel d'Albret qui fut acheté en 1572 par Catherine de Médicis pour construire, sur l'emplacement du couvent des Filles-Pénitentes, l'hôtel de la Reine, connu à partir du sous le nom d'hôtel de SoissonsJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris..
Aux et s, il y avait dans cette rue un grand nombre d'hôtels meublés en raison du voisinage des halles de Paris.
En 1788, les faïenciers, potiers et vitriers y installèrent leurs ateliers.
Une décision ministérielle du mois de floréal an VII (avril-), signée François de Neufchâteau, fixe la largeur de cette voie publique à .
Du à la première moitié du
En 1817, la « rue du Four-Saint-Honoré » commençait 74-76, rue Saint-Honoré et finissait 17-4, rue Trainée et 1-2, rue Coquillière. Elle était située dans l'ancien dans le quartier de la Banque de France pour les numéros impairs et dans l'ancien dans le quartier Saint-Eustache pour les numéros pairsCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Banque de France », îlot , F/31/80/02, îlot , F/31/80/6.Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Eustache », îlot , F/31/78/10, îlot , F/31/78/11..
Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
En 1811, la ville de Paris est autorisée à acquérir les immeubles depuis le jusqu'au (côté est de la rue) afin d'y construire le marché des Prouvaires (dit aussi halle à la Viande), inauguré en 1818..
Une ordonnance du fixe le périmètre des halles centrales de Paris. Cette ordonnance prévoit la destruction du marché des Prouvaires et la reconstruction de nouvelles halles avec un élargissement de la rue du Four..
Un arrêté du gouvernement provisoire de la République du , signé Alexandre Ledru-Rollin, ministre de l'Intérieur, porte la largeur à entre la rue Saint-Honoré et la rue des Deux-Écus..
Le , un décret, signé Louis Napoléon Bonaparte, du président de la République, arrête à nouveau Adolphe Alphand (dir.), , .. La largeur minimale de la partie restante de la rue du Four est fixée à .
Un décret impérial du , signé Napoléon III, modifie le périmètre des halles et les alignements arrêtésAdolphe Alphand (dir.), , .. La largeur de la rue du Four entre la rue Saint-Honoré et la rue des Deux-Écus est portée à et celle entre la rue des Deux-Écus et la rue Rambuteau à ..
Dans les années 1860, le marché des Prouvaires est détruit pour construire les pavillons Baltard (pavillons pour la viande, ouvert en 1860, et pour la volaille et le gibier, ouvert en 1866)..
Un décret de 1860 prévoit l'extension du périmètre des halles centrales Adolphe Alphand (dir.), , .. Mais ce décret n'est pas immédiatement mis à exécution.
Par décret impérial du , la rue du Four est renommée « rue Vauvilliers »Adolphe Alphand (dir.), , ..
Les deux pavillons prévus en 1860 ne sont finalement construits que dans les années 1930. Les pavillons sont reliées aux pavillons par une galerie construite à l'emplacement de la partie de la rue au nord de la rue Berger. La rue Vauvilliers prend alors en 1936 ses limites actuelles...
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Antoine Lavoisier habita cette rue en 1769. Louis Nicolas Clément de Ris est décédé dans cette rue en . Le premier quotidien d'information, le Journal de Paris fut édité dans cette rue du jusqu'en 1785. Ex-, aujourd'hui disparu : emplacement de l'hôtel À la Belle Étoile, devenu Hôtel de Cherbourg, où s'installa en , dans la chambre au , le lieutenant Napoléon Bonaparte« Bonaparte, Napoléon », www.parisrevolutionnaire.org.. Un soir, il y ramena sa première conquête parisienne: une jeune Nantaise rencontrée dans les jardins du Palais-Royal. Ex- aujourd'hui disparu : emplacement du cabaret Le Chat-qui-pelote fondé en 1727. : ces bâtiments auraient été construits, au , par le père de Louis-Étienne Héricart de Thury qui y serait né.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris, avec préface, notes et glossaire d'Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Histoire de Paris Quartier des Halles Transformations de Paris sous le Second Empire La Maison du chat-qui-pelote
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Vauvilliers