Le square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France est un square et une voie du de Paris, longeant le bois de Boulogne et le boulevard Suchet.

Situation et accès Le square est accessible au niveau du 22 boulevard Suchet et du 21 avenue du Maréchal-MaunouryJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France », ...

Il est ouvert 24 heures sur 24.

Il est desservi par la ligne 9 aux stations Ranelagh et La Muette ainsi que par la ligne C du RER via les gares de Boulainvilliers et de l'avenue Henri-Martin.

Origine du nom Il rend hommage aux écrivains morts au champ d'honneur pendant la guerre de 1914-1918, parmi lesquels Alain-Fournier, Charles Péguy, Louis Pergaud et Guillaume Apollinaire.

Historique Le square a pris sa dénomination à la suite d'une délibération du conseil municipal de Paris du et d'un arrêté préfectoral du Recueil des actes administratifs de la préfecture du département de la Seine..

Il a ensuite été ouvert en 1929 sur l'emplacement des bastions de l'ancienne enceinte de Thiers. Il a été aménagé de telle sorte qu'il crée un prolongement de la rue Louis-Boilly.

Les deux voies carrossables entourant le square et perpendiculaires au boulevard Suchet portent également le nom de « square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France » et sont loties (du 1 au 8).

Voisins, les squares Alfred-Capus, Tolstoï et Henry-Bataille sont créés à la même époque et suivant un schéma similaire.

Description du square Le square est planté de rosiers, de massifs de plantes de terre de bruyère, de plusieurs frênes à fleurs et d'un cèdre. Il possède le label ÉcoJardin.

Il ne présente aucune statue et ne se compose que d'une plate-bande centrale entourée d'une allée circulaire entourée d'arbres. Une plaque commémorative rend hommage aux hommes de lettres morts durant la Première Guerre mondiale ; des cérémonies de l'Association des écrivains combattants y ont lieu régulièrement« Le square des écrivains combattants morts pour la France », lesecrivainscombattants.fr, consulté le 18 juillet 2026..

Le square est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Les chiens y sont interdits.

Cession des terrains et constitution des lots vignette|gauche|Documentation de la mairie de Paris invitant les acquéreurs.

En , la ville de Paris organisa la cession par adjudication des terrains issus de l'ancien bastion 58 (îlot n°20) afin de créer un nouveau quartier. La mairie publiait ainsi plusieurs annonces avec le texte suivant : Article Le Gaulois du 3 juin 1927..

Numérotation de la voie Le , le préfet de la Seine Edgar Bonnefoy-Sibour décrétaPublication au Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 22 mai 1930. la numérotation de cette voie de la façon suivante :

Le numéro 1, nouveau numéro à poser par les ayants droit de Louise Gubbay, comtesse Sabini (1875-1928), veuve d'Antoine « Tony » Dreyfus-Dupont (1867-1926), juge honoraire au tribunal de la Seine ;

Le numéro 2, nouveau numéro à poser par Douglas Louis Fitch (1868-1951), héritier américain de troisième génération en France du domaine viticole de Pradines (Lot) ;

Les numéros 3 et 5, nouveau numéro à poser par Richard ;

Le numéro 4, nouveau numéro à poser par Henri Girot ;

Le numéro 6, nouveau numéro à poser par Achille François Louis Blanc, industriel, fondateur des Établissements Achille Blanc & Cie spécialisés dans le décolletage et la mécanique de précision pour l'aviation, dont l'héritage industriel est aujourd'hui porté par LISI Aerospace ;

Le numéro 7, nouveau numéro à poser par André Raymond Goldschmidt dit Goldet (1899-1975), homme d'affaires et actionnaire de Pétroles Jupiter, petit-fils du magnat pétrolier Émile Deutsch de la Meurthe ;

Le numéro 8, nouveau numéro à poser par la Société immobilière du Bois de Boulogne, contrôlée par Jean et Paul Delorme (1868-1956), cofondateur et premier président de la société L'Air liquide.

Le square dans la fiction L’action du roman Attirances, écrit par Didier van Cauwelaert en 2005, se déroule en partie square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France : Didier van Cauwelaert, Attirances, 2005..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|gauche|Première demeure d'Édouard VIII, duc de Windsor, à Paris.

: cet hôtel particulier a été construit en 1932 dans un style Louis XVI sur les anciennes fortifications pour le compte des ayants droit de Louise Gubbay, comtesse Sabini (Eastbury, 1875 - île de Wight, mars 1928), veuve du financier Antoine « Tony » Dreyfus-Dupont (1867-1926), juge honoraire au tribunal de la Seine. Décédée avant le décret préfectoral de numérotation du 22 mai 1930, la comtesse Sabini fut désignée titulaire à titre posthume ; l'hôtel particulier fut effectivement édifié en 1932 par sa fille, Béatrice Halphen. Le duc de Windsor fut, avec son épouse Wallis Simpson, le premier résident de cet hôtel particulier situé à l'angle du 1 square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France et du 24 boulevard Suchet, qu'il loua à compter de la fin de l'année 1938Fanny Guénon des Mesnards, « Les rares clichés de la Villa Windsor, un hôtel particulier dans la verdure à Paris », admagazine.fr, 8 juin 2021. Article mentionnant la première résidence des Windsor à Paris.Article sur la décoration et l'intérieur du premier hôtel particulier des Windsor à Paris.Biographie du duc de Windsor mentionnant son arrivée au square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France.. Le Figaro indiquait dans son édition du : . Le couple ducal y résida jusqu'en 1953, date à laquelle il s'installa définitivement à la villa Windsor, route du Champ-d'Entraînement, dans le bois de Boulogne.

vignette|gauche|Hôtel particulier construit par André Hott pour Douglas Fitch. : cet hôtel particulier de de style Art déco, situé à l'angle du 22 boulevard Suchet et du 2 square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France, a été construit par l'architecte André Hott en 1930 et décoré par l'architecte-décorateur Jacques de Veyrac-Paulhan pour le compte des propriétaires de l'époque, Douglas Louis Fitch (1868-1951), héritier américain de troisième génération en France du domaine viticole de Pradines dans le Lot, et son épouse Marie Thérèse Gouttenoire de Toury, belle-sœur du pacifiste SFIO Fernand Gouttenoire de Toury. La maison et sa décoration, alliant style Louis XV et moderne, ont fait l'objet d'un article complet dans le magazine de référence américain Arts & Decoration en 1934Magazine Arts & Decoration 1934 - page 302.. L'hôtel a été primé en 1935 par le jury du Concours des façades et devantures« Le Concours des façades et devantures », Excelsior, 25 novembre 1935, sur RetroNews.. Devenu propriété de Marcel Dassault, ingénieur et fondateur du groupe Dassault Aviation, l'hôtel particulier est refait en 1951 par son architecte Clément Palacci (1898-1984)« Ambassade de la Principauté de Monaco », pss-archi.eu, consulté le 3 janvier 2021.. Il a ensuite connu une nouvelle restructuration importante en 1982 sous la direction de l'architecte Tigrane Hekimian, autre architecte personnel de l'industrielLivre décrivant la passion pour la pierre de Marcel Dassault.. L'immeuble a ensuite été acquis par le prince Rainier III de Monaco auprès de Marcel DassaultSite de l'ambassade de Monaco.. Ce bâtiment est depuis 1984 l'ambassade de Monaco en France, après avoir accueilli le siège de l'ambassade de Syrie en France jusqu'en 1980.À cette même adresse, un attentat à la voiture piégée a été commis le en fin de matinée dans les locaux de l'ambassade de Syrie, ravageant le rez-de-chaussée du bâtiment. Le bilan fut d'un mort et huit blessés..

: les édifices se trouvant à cette adresse furent successivement la propriété de RichardBulletin municipal de 1929., qui céda dès la fin de l'année 1929 le terrain du n°3 à Célérier ; ce dernier y fit édifier un immeuble d'habitation de trois étages par l'architecte André Hott, suivant permis de construire déposé le .. L'immeuble passa ensuite au gouvernement des États-Unis d'Amérique après la LibérationDemande de permis de construire formulée par le gouvernement américain en 1947. Un immeuble de quatre étages comportant dix logements pour quarante-quatre pièces a ensuite été construit en 1957 par l'architecte Joseph Wetzstein. L'homme d'affaires et écrivain Paul-Loup Sulitzer y résida dans les années 1980Bottin Mondain 1984. Au vécut également Georges Pâques (1914-1993), résistant et haut fonctionnaire françaisExtrait du livre J'ai choisi la D.S.T. : Souvenirs d'un inspecteur de Pierre Levergeois, premier fonctionnaire français depuis 1945 arrêté pour espionnage au profit d'une puissance étrangère — en l'occurrence l'Union soviétique — et condamné en 1964 à la réclusion criminelle à perpétuitéCombat : organe du Mouvement de libération française, 25 septembre 1963. Au cours de la nuit du 16 au , un attentat à l'explosif a été commis à cette adresse, revendiqué par le Front de libération de la Bretagne - Armée républicaine bretonne (FLB-ARB). L'attentat semble avoir visé les intérêts d'Armen Dabaghian, président-directeur général de Transocéan, dont les bureaux étaient installés à Brest..

: un appartement fut réquisitionné par l'occupant allemand le selon les archives de la préfecture de Police de ParisCécile Desprairies, Paris dans la Collaboration, éditions du Seuil, 2019.. Le titulaire désigné par le décret préfectoral de numérotation du 22 mai 1930 était Henri Girot ; l'identité précise des occupants en 1940 reste à documenter.

vignette|gauche|Hôtel particulier construit par Henri Dubouillon.