L'attaque de la Garde à Waterloo désigne l'engagement de la Garde impériale contre les troupes anglo-néerandaises lors de la bataille de Waterloo, le .

Après toute une journée de bataille, l'Empereur des Français décide, vers , de « faire donner la Garde » pour tenter d'enfoncer les lignes du duc de Wellington et du prince d'Orange pour ensuite concentrer ses forces contre celles du generalfeldmarschall Blücher, qui arrive à l'est avec l'armée prussienne. L'opération est repoussée par l'artillerie britannique et la division belgo-néerlandaise du général David Chassé, qui permet ensuite aux Britanniques de contre-attaquer, forçant la Garde à reculer et semant ainsi la panique dans le camp français.

L'échec de la manœuvre est généralement considéré comme l'élément clef de la victoire des Alliés de la Septième coalition sur Napoléon Ier.

Forces en présence Composition de la Garde impériale à Waterloo

La Garde comprend : la division de grenadiers à pied du général comte Louis Friant : de grenadiers (Vieille Garde) à deux bataillons : général de brigade baron Jean Martin Petit de grenadiers (Vieille Garde) à deux bataillons : général de brigade baron Charles-Joseph Christiani de grenadiers (Moyenne Garde) à deux bataillons : général de brigade baron Paul Jean-Baptiste Poret de Morvan de grenadiers (Moyenne Garde) à un seul bataillon : général de brigade baron Louis Harlet la division de Chasseurs à pied du général Charles Antoine Morand : de chasseurs (Vieille Garde) à deux bataillons : général de brigade Pierre Cambronne de chasseurs (Vieille Garde) à deux bataillons : général de brigade Jean-Jacques Germain Pelet-Clozeau de chasseurs (Moyenne Garde) à deux bataillons : général de brigade Pierre Antoine Anselme Malet de chasseurs (Moyenne Garde) réduit à un bataillon : général de brigade Christophe Henrion la division de la Jeune Garde du général Guillaume Philibert Duhesme : avec les et (quatre bataillons) avec les et (quatre bataillons) la division de cavalerie légère du général Charles Lefebvre-Desnouettes : : les chasseurs à cheval : les lanciers rouges la division de cavalerie lourde du général Claude Étienne Guyot : : les grenadiers à cheval : les dragons de l'Impératrice : les gendarmes d'élite l'artillerie de la Garde avec 10 batteries à pied et 4 batteries à cheval du général Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice

La brigade d'infanterie belgo-néerlandaise vignette|De rijdende artillerie komt in stelling par Jan Hoynck van Papendrecht, représente le et Charles Frédéric Krahmer de Bichin lors de la bataille de Waterloo. La brigade d'infanterie belgo-néerlandaise qui fait face à la Garde impériale est sous le commandement du général David Chassé et divisée en deux brigades et un détachement d'artillerie des toutes jeunes forces armées du Royaume uni des Pays-Bas : La brigade, commandée par le colonel Hendrik Detmers, est composée du : bataillon d'infanterie de ligne : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Johannes Speelman ; bataillon de chasseurs à pieds belges : hommes sous les ordres du colonel D. P. J. Arnold ; bataillon de milice néerlandaise : hommes sous les ordres du colonel Reinhard van Heeckeren van Molencate ; bataillon de milice néerlandaise : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel H. A. van Thielen ; bataillon de milice néerlandaise : sous les ordres du lieutenant-colonel Nicolaas van Malz Wieling ; bataillon de milice néerlandaise : hommes sous les ordres du major H. Boellaerdt.

La brigade, commandée par le major-général Alexandre d'Aubremé, est composée du : bataillon d'infanterie de ligne : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Philippe Charles l'Honneux ; bataillon d'infanterie de ligne : hommes sous les ordres du colonel Daniël Otto Bagelaar ; bataillon d'infanterie de ligne : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Frederik Aberson ; bataillon de chasseurs à pieds belges : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Charles Goethals ; bataillon de milice néerlandaise : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Franciscus Emilius van Lawick van Pabst ; bataillon de milice néerlandaise : hommes sous les ordres du lieutenant-colonel Georg Frederik Brade.

Un détachement d'artillerie du , commandé par le major Jacques Van der Smissen, est composée : De la première batterie de six canons de 6 livres et d'Howitzer sous les ordres du capitaine Charles Frédéric Krahmer de Bichin ; De la seconde batterie, identique à la première, sous les ordres du capitaine Johannes Hendrik Lux.

Préludes

L'infanterie de la Garde avait attaqué victorieusement deux jours auparavant à la bataille de Ligny. Le y avait payé un lourd tribut, si bien que ses deux bataillons furent fusionnés en un seul dès le .

Chaque bataillon d'infanterie de la Garde présent à Waterloo avait un effectif de . La cavalerie de la Garde fut décimée au cours des nombreuses charges menées par le maréchal Ney. Dans l'infanterie de la Garde, c'est la division de la Jeune Garde qui est la première engagée. Alors que le corps de Lobau essaye d'endiguer le IV Corps prussien sur le flanc droit, un autre corps prussien survient plus au sud et envahit Plancenoit. Pour s'y opposer, vers 18 heures, l'Empereur y envoie la Jeune Garde. Les combats n'en finissant pas, les du et du , tous deux de la Vieille Garde, sont dépêchés à leur tour. Commandés par le général Pelet, c'est à la baïonnette et sans tirer un seul coup de feu qu'ils reprennent le village. Les Prussiens se replient en désordre, épouvantés.

L'attaque thumb|Napoléon saluant la Garde impériale partant au combat à Waterloo

Après 19 heures, l'Empereur consent à « faire donner » la Garde sur le plateau de Mont Saint-Jean. Neuf bataillons sont disponibles. La situation est la suivante : Vieille Garde : un bataillon disponible , et : garde personnelle de l'Empereur , : garde du QG (ferme du Caillou) , : disponible Moyenne Garde : huit bataillons sont disponibles , : Plancenoit , : disponible , et : disponible , un seul bataillon : disponible , : Plancenoit , : disponible , et : disponible , un seul bataillon : disponible

Les neuf bataillons sont répartis en deux groupes : devant, cinq bataillons de la Moyenne Garde et environ en arrière, quatre autres bataillons dont un de la Vieille Garde. Les historiens ne contestent pas ce dispositif mais ne sont pas d'accord sur la mission des bataillons arrière : attaque ou non et quel objectif ?

Les événements se déroulent comme suit :

Vers , cinq bataillons de la Moyenne Garde montent à l'assaut des positions de Wellington situées à l'ouest et à l'endroit où se dresse actuellement le lion. Une batterie d'artillerie à cheval de la Garde accompagne. Le maréchal Ney mène l'attaque à pied car son cinquième cheval vient d'être tué sous lui. Les bataillons, chacun en carré pour faire face à une éventuelle charge de cavalerie, marchent en échelon refusé vers la gauche. D'ouest en est, on observe : le (réduit à un bataillon depuis Ligny) le du le du le (un seul bataillon) le du

Les trois bataillons ouest, c'est-à-dire les chasseurs, subissent sur leur flanc gauche le tir des batteries britanniques. Ils affrontent les Guards du général Maitland. Ces derniers se sont dissimulés dans les blés. Dès que les Français arrivent, ils se dressent et vident leurs armes ; du s'effondrent. Le se porte à la rescousse. Le corps à corps s'engage.

À l'est, les deux bataillons de grenadiers parviennent à enfoncer la brigade britannique du général Colin Halkett. C'est en brandissant un étendard pour essayer de regrouper ses hommes que le général sera grièvement blessé. Toutefois, la division belgo-hollandaise du général Chassé que le duc avait fait revenir de Braine-l'Alleud surgit, lance une contre-attaque. Le rapport des forces est de 10 contre 1 ; les grenadiers sont refoulés.

Wellington ordonne alors la contre-attaque à l'ensemble de ses hommes. Submergée, la Garde recule. La panique envahit l'armée française à l'exception des quatre bataillons de la Garde disposés en carrés sur une seconde ligne, en arrière. Ils s'efforcent de recueillir leurs frères d'armes et d'arrêter la contre-attaque que Wellington vient de lancer. Ils ne peuvent que se replier lentement, tout en freinant la progression de l'ennemi. Après de rudes combats, les Britanniques les pressent de se rendre. C'est alors que Cambronne aurait lâché son mot, , après avoir dit : , ce qui est contesté tant par l'intéressé que par les historiens.

Conséquences

Bibliographie .

Notes et références

Voir aussi Bataille de Waterloo Garde impériale (Premier Empire)

Attaque de la Garde à Waterloo Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution et de l'Empire impliquant le Royaume-Uni Catégorie:Bataille impliquant le royaume uni des Pays-Bas