Le Conte de la pensée dernière (titre original en allemand Das Märchen vom letzten Gedanken) est un roman de l'écrivain juif allemand Edgar Hilsenrath paru en 1989. Il a pour sujet le génocide arménien de 1915. Le récit épique, conçu en forme de conte, obtient de nombreux prix et est considéré comme l’ouvrage le plus important ayant pour sujet ce fait historique. En 1989, il remporte le prix Alfred-Döblin et, en 2006, l'écrivain reçoit pour cette œuvre le prix décerné par le président de la République d'Arménie.
Sujet Le Conte de la pensée dernière est l'histoire d'un village d'Anatolie, détruit par les Turcs. Le personnage principal du roman est l'Arménien Wartan Khatisian, dont le fils Thovma est mourant. Meddah, le récitant, raconte à la pensée dernière de Thovma - on dit dans les contes que la pensée dernière d'un être humain se situe hors du temps - l'histoire de ses ancêtres, le calvaire du peuple arménien. Meddah guide la pensée dernière de Thovma sur les traces de son père, qui, parti d'un petit village idyllique dans les montagnes est traîné dans les chambres de torture des dirigeants turcs qui l'obligent à devenir le témoin à charge du grand pogrom arménien de 1915. (Texte de page de garde). Malgré le choix d'un genre fictif, l'auteur a soigneusement recherché et vérifié les évènements historiques.
Distinctions Pour son récit épique Le Conte de la pensée dernière l'écrivain reçoit de nombreuses distinctions. En 1989, Günter Grass lui remet le Prix Alfred-Döblin. En 2006, Robert Kotcharian, le président de la République d'Arménie, où Hilsenrath est considéré comme héros national, lui confère le Prix national de littérature d'Arménie. Également en 2006, Hilsenrath reçoit pour son œuvre le titre de docteur honoris causa de l'Université d'État d'Erevan.
Réception et débats Après la première édition en 1989, le critique Alexander von Bormann écrivit dans le Neue Zürcher Zeitung, en mentionnant Les Quarante Jours du Musa Dagh de Franz Werfel, qui jusqu'alors passait pour le meilleur roman de la littérature mondiale sur l'Arménie : .
Manfred Orlick affirme par ailleurs : .
L'auteur lui-même considère Le Conte de la pensée dernière comme son ouvrage le plus poétique.
Notes et références
Lien externe Rencontre avec son auteur
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