La Fondation pour la sauvegarde de l'art français, dite La Sauvegarde de l'art français, est une fondation abritante reconnue d'utilité publique ayant pour vocation la protection et la valorisation du patrimoine de l'hexagone.

Fondée en 1921, reconnue comme établissement d'utilité publique par arrêté du , elle est l’une des plus anciennes sociétés de sauvegarde du patrimoine français, en faveur de la défense des œuvres et objets d'art et du patrimoine bâtiLa Sauvegarde de l'Art Français: au secours des églises françaises.

Ses activités se divisent en trois branches : Le soutien aux chantiers de restauration d'édifice religieux ; Le soutien à la restauration d'œuvres et d'objets d'art ; Le soutien à la conservation préventive du patrimoine rural immobilier.

Elle est aujourd'hui le premier mécène des églises et chapelles de France.

La Fondation pour la sauvegarde de l'art français est membre du G8-PatrimoineLa Réunion Nationale du Patrimoine, appelée également le G8-Patrimoine, se compose des huit principales associations et fondations (à l'exclusion de la Fondation du Patrimoine) œuvrant pour la défense et la valorisation du patrimoine français : Fédération Patrimoine-Environnement (LUR-FNASSEM) ; La Demeure historique ; Maisons paysannes de France ; Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France ; Union REMPART ; Vieilles maisons françaises ; La Sauvegarde de l'art français.

Historique

Le duc de Trévise et la création de la Sauvegarde de l'art français Au sortir de la Première Guerre mondiale, de manière à s’opposer à la destruction, au démantèlement ou à la vente à l’étranger d’œuvres d'art et d'édifices composant le paysage artistique et architectural français, Édouard Mortier, duc de Trévise, fonde le l'Association pour la sauvegarde de l'art français. Par arrêté du , l'organisation est reconnue établissement d'utilité publique.

Grâce à son intervention auprès des pouvoirs publics et de personnalités d’influence, et en utilisant des fonds collectés tant en France qu’aux États-Unis, le duc de Trévise est parvenu à sauver de nombreux chefs-d’œuvre monumentaux et mobiliers parmi lesquels la bastide de LarressingleRemparts de Larressingle et de nombreuses statues de la cathédrale de RouenLe patrimoine religieux dans tous ses états, site de France3 Haute-Normandie.

Poursuivant son objectif de défense du patrimoine, La Sauvegarde de l'art français, par le truchement de son premier président, est également à l’origine des lois relatives à la protection des trésors nationaux.

Aliette de Maillé et le legs Maillé Aliette de Maillé de La Tour-Landry, née Aliette de Rohan-Chabot, marquise de Maillé, cofondatrice de l'association, succède en 1946 à la présidence de l'association. Historienne d'art et archéologue française, elle se spécialise dans les édifices religieux auxquels elle consacre une grande partie de sa vieHommage à la marquise de Maillé (1896-1972), par Didier Doré.

À sa mort le , elle lègue une partie de sa fortune à La Sauvegarde de l'art français afin de venir en aide à la restauration des édifices religieux ruraux de FranceLa maison de Chabot.

À la suite d'Aliette de Rohan-Chabot, se succèdent le général Charles de Cossé-Brissac, directeur des archives militairesCharles de Cossé-Brissac (1903-1990), puis son fils Édouard de Cossé-BrissacEdouard de Cossé-Brissac.

La fondation est aujourd'hui le premier mécène des églises et chapelles de FranceSauvegarder l’art français - 100 ans d’actions et de combats au service du patrimoine - 1921-2021, par Chloé Demonet.

La Fondation pour la sauvegarde de l'art français Reprenant la charge d'Édouard de Cossé-Brissac en 2005, Olivier de Rohan-Chabot élargit les missions de la Sauvegarde de l'art français.

Outre la gestion du legs Maillé, l'organisation se dote de nouveaux programmes :

Le plus grand musée de France, créé en 2013Agissons pour le plus grand musée de FranceSauvegarder l'art avec Le plus grand musée de France. Campagne 2016-2017Le plus grand musée de France, Fondation Bettencourt-Schueller;

Le programme Entretien du Patrimoine rural 2018-2021, créé en 2018 en partenariat avec le département des YvelinesUn dispositif pour préserver le patrimoine rural dans les Yvelines.

Afin de mieux répondre aux nouveaux objectifs qu’elle s’est fixés en faveur du patrimoine, La Sauvegarde de l'art français change alors de forme juridique et devient le Fondation abritante reconnue d’utilité publique.

La présidence de La Sauvegarde depuis 1921 PrésidentsmandatsÉdouard Mortier, duc de Trévise (1883-1946)19211946Aliette de Rohan-Chabot, marquise de Maillé (1896-1972)19461972Charles de Cossé-Brissac (1904-1990)19721990Édouard de Cossé-Brissac19902005Olivier de Rohan-Chabotdepuis 2005

Action À partir des années 1920, le duc de Trévise et la marquise de Maillé ont contribué à alerter l’opinion sur la nécessité de protéger les œuvres d'art ainsi que le patrimoine monumental français menacé par les détériorations naturelles, les démantèlements et la dispersion. Ils ont su attirer sur cette action l’intérêt et l’aide de personnalités et de mécènes américains aussi bien que l’attention de la presse et de l’opinion françaises.

Après la Seconde Guerre, sous la présidence de la marquise de Maillé puis sous les présidences successives de Charles et d'Édouard de Cossé-Brissac, l’effort de la Sauvegarde s’est concentré sur la restauration des édifices religieux des communes les plus démunies, en étroite collaboration avec les Services départementaux et régionaux de l'État (Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Direction régionale des affaires culturelles et Conservation régionale des monuments historiques)La sauvegarde de l'art françaisRapport de recherche, mise en valeur et exploitation des châteaux privés dans la France contemporaine : Stratégies d'adaptation et de reconversion, Mission du patrimoine ethnologique, ministère de la culture, juillet 1998.

Plus récemment, en parallèle de son activité en faveur de la préservation des édifices religieux et sous l'impulsion de la présidence d'Olivier de Rohan-Chabot, l'action de la Fondation pour la sauvegarde de l'art français s'est recentrée, à travers son programme Le Plus Grand Musée de France, autour de la protection, la restauration et la valorisation du patrimoine mobilier, c'est-à-dire des œuvres et objets d'artOlivier de Rohan-Chabot. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il participe depuis 1987 du conseil d’administration de La Sauvegarde de l’Art français, dont il devient le Président en 2005.

Par ailleurs, depuis le , la Fondation pour la sauvegarde de l'art français, en partenariat avec le Conseil départemental des Yvelines, s'engage en faveur non plus seulement de la restauration, mais de l'entretien du patrimoine bâti.

De manière générale, l'action de la Sauvegarde, qu'elle soit à destination d'un patrimoine mobilier ou immobilier, est principalement orientée en faveur des œuvres ou des édifices les plus fragiles et souffrants d'un déficit de protection institutionnelle. Cela se traduit par une activité majoritairement tournée vers la ruralité et auprès d'un patrimoine mobilier ou bâti souvent non inscrit, et a fortiori non classé au titre des monuments historiques.

Lettre ouverte Le 21 novembre 2016, onze associations de sauvegarde du patrimoine publient une lettre ouverte sous forme d'ouvrage. Elles y présentent vingt-deux propositions visant à modifier la gouvernance, la transmission et la gestion économique du patrimoine français..

La Fondation pour l'Art et la Recherche Conformément à ses statuts, la Fondation pour la Sauvegarde de l'Art français abrite la Fondation pour l'Art et la Recherche. Née en 1963, cette fondation n'est abritée par la Sauvegarde de l'Art français que depuis 2020.

Cette fondation possède un rôle de soutien à l'association Artena. À but non lucratif, cette dernière se consacre à la publication d'ouvrages scientifiques d'histoire de l'art issus essentiellement de thèses de doctorat.

La Fondation pour l'Art et la Recherche assure également la remise de plusieurs prix et bourses :

Prix Michel Laclotte pour la première réalisation d'un conservateur du patrimoine ou attaché de conservation de moins de 40 ans. Prix des meilleurs mémoires de recherche de l'École du Louvre accordé aux deux meilleurs mémoires de recherche soutenus l'année précédente et doté de 3.000 euros par mémoire pour en faciliter la diffusion. Prix "Ma thèse d'histoire de l'art et d'archéologie en 180 secondes" ayant lieu chaque année au Festival de l'Histoire de l'Art organisé par l'Institut national d'histoire de l'art au château de Fontainebleau. Le premier prix est de 1.200 euros, le second de 800 euros et le prix du public de 500 euros. Prix "Mon Master en histoire de l'art et archéologie en 180 secondes" également organisé par l'Institut national d'histoire de l'art. Bourse Jean-Pierre Germot accordant 3.000 euros à un doctorant de l'Ecole du Louvre afin de terminer le travail de thèse dans de bonnes conditions. Prix Charles Percier dédié à une recherche dans le champ du Néo-classicisme. Ce prix est doté de 3.000 euros.

Voir aussi Bibliographie La Sauvegarde de l'Art français s'associe à Sciences Po pour son «Plus Grand Musée de France » À la découverte du siège de la Sauvegarde de l'art français Des étudiants agissent pour la sauvegarde du patrimoine des églises rurales La sauvegarde de l'art français

Liens externes

Centre français des fonds et fondations - La Sauvegarde de l'art français

Notes

Références

Catégorie:Association ou organisme culturel en France Catégorie:Patrimoine en France Catégorie:Association fondée en 1921 Catégorie:Association ou organisme lié à la protection du patrimoine Catégorie:Association ou organisme ayant son siège dans le 9e arrondissement de Paris