Louis Héron de Villefosse, né le dans le et mort le à Kensington (Londres), est un officier de marine français, devenu journaliste et écrivain.
Biographie Laurent Antoine Marie Louis Héron de Villefosse naît à Paris () en 1900, dans un milieu catholique et traditionaliste.
Il entre à l'École navale en 1918voir . puis fait carrière comme officier dans la Marine nationale. Enseigne de vaisseau, il participe au blocus allié basé en Mer Noire qui, en 1920-1921, tente de soutenir l'armée de Piotr Nikolaïevitch Wrangel..
En 1936, il épouse à Paris () la journaliste Janine Bouissounouse. Le couple partagera idéaux et engagements communistes.
En 1940, il rejoint à Londres les Forces navales françaises libres et en devient sous-chef d'état-major. Le , sous les ordres de l'amiral Émile Muselier, il participe à la libération de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, jusqu'alors gouverné par le Régime de Vichy. Le désaccord survenu entre son supérieur et le général de Gaulle instaurera chez Louis de Villefosse une durable réserve à l'égard de ce dernier.
Après la Libération, il entame une carrière de journaliste et d'écrivain. Proche du Parti communiste français, il collabore au quotidien Libération fondé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie. Mais à la suite de l'Insurrection de Budapest, il lance une pétition de condamnation puis rompt avec le Comité national des écrivains et le PCF.
Dans ses mémoires publiés en 1962, Louis de Villefosse, qui avait déposé en devant le tribunal militaire en faveur d'Henri Martin regrettera comme « une erreur humiliante » une autre déposition qu'il fit au cours de cette même année 1950, pour affirmer que le régime concentrationnaire n'existait pas en URSSCritiques de ses mémoires dans Le Monde du 15 août 1962.. Il expliquera n'avoir exprimé des doutes que trop tard, en consignant dans un rapport confidentiel que l'organisation de son voyage en URSS de 1952 , avant de rester un jusqu'en 1956, année où il écrit au Conseil national des écrivains une protestation contre l'intervention des troupes soviétiques en Hongrie.
Veuf en 1978, il se remarie avec Nancy Bouvier à Londres (district de Kensington) deux ans plus tard et y meurt fin 1984.
Publications Lamennais ou l'occasion manquée (1945, Jean Vigneau) ; Elena More (1950, Julliard) ; Souvenirs d'un marin de la France Libre (1951, Éditeurs français réunis) ; Lincoln (1956, Éditions du Seuil) ; L'Œuf de Wyasma (1957, Julliard) ; Géographie de la Liberté (1965, Robert Laffont) ; L'opposition à Napoléon (1969, Flammarion - avec Janine Boissounouse) ; Les Îles de la liberté (1972, Albin Michel).
Participation ouvrage collectif militant .
Notes et références
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