Melun (prononcé : ) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, dont elle est le siège de la préfecture, en région Île-de-France. Elle est la troisième ville la plus peuplée du département après Meaux et Chelles et avant Pontault-Combault.

Géographie et géologie Localisation Melun est situé à au sud-est du centre de Paris, dans un méandre de la Seine, entre la Brie et le Gâtinais. La ville est à de distance de Fontainebleau, 18 d'Évry-Courcouronnes et 15 de Corbeil-Essonnes.

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Paris ainsi que dans son unité urbaine, et est la ville centre de la zone d'emploi de Melun ainsi que de son bassin de vie.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

La ville est irriguée et drainée par : la Seine, fleuve long de ., ainsi que : un bras de . ; la rivière l’Almont (ou ru d'Ancœur ou ru de Courtenain), longue de ., son affluent en rive droite, ainsi que : un bras de ..

La Seine a déjà subi plusieurs grandes crues dont la crue de la Seine de 1910 (le niveau de la Seine avait alors atteint à Melun qui fait partie des zones les plus à risques d'inondation en cas de crue centennale de la SeineJulien Van Caeyseele (2016) EU Sequana : un exercice grandeur nature à Melun pour anticiper les effets d'une crue majeure Du 7 au 18 mars, un exercice de simulation d’une inondation majeure se déroule à l’échelle de la Région, article du journal La République, publié 07/03/2016, consulté 07/03/2016 ; voir aussi simulation sur vidéo/You tube (par EU Sequana 2016)) et, à un moindre degré, la crue de mai-juin 2016.

La longueur totale de ces quatre cours d'eau référencés à Melun est de . (voir le cours d'Eau 01 des Trois Moulins, Le point de confluence donné par Sandre est contestable (48.5498 - 2.6793) se situe à Melun), Le point exact est Maincy (48.550344 - 2.67994).).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montereau-sur-le-Jard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé à Melun dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Melun est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune d'un pôle secondaireLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

Lieux-dits, hameaux et écarts

Quartier du Marché-Marais (Schuman) Ce quartier se situe au nord-ouest de Melun. Il est limitrophe des communes du Mée-sur-Seine. Il était autrefois nommé « Marché-Marais », les deux termes faisant référence à la présence de marais sur le Champ de Foire. En 1989, le conseil municipal décide de renommer ce quartier du nom d'un des pères de l'Europe, Robert Schuman. Il fait partie du plateau de Corbeil (désormais "Jardin de l'Europe"), ensemble de quartiers entre les villes du Mée-sur-Seine et Melun, regroupant en tout habitants (2018). alt=Barre d'immeuble du quartiers Marché-Marrais|vignette|Barre d'immeuble du grand ensemble entre Montaigu et Marché-Marais. vignette|Cité Gaston Tunc (avant démolition en 2012)vignette|Tour de la cité Gaston Tunc. vignette|Logements sociaux entre les quartiers de Montaigu et de Marché-Marais. vignette|Quartier montaigu vue depuis le quartier Marché-Marais

Cité Gaston Tunc La cité Gaston Tunc est un ensemble de bâtiments localisés dans les quartiers nord-est de Melun. Elle fait également partie du plateau de Corbeil. En 2012, cette cité est détruite dans le cadre du « projet Oxygène », qui visait à « réhabiliter les quartiers nord, enclavés et affublés d'une mauvaise image. (…) C'est pourtant dans cette partie de la ville que vivent 60% de ses habitants, d'où le besoin et l'envie de rénovation urbaine ».. vignette|Tripode du quartier Plein-Ciel, au Mée-sur-Seine

Quartier Montaigu Grand ensemble des quartiers nord de Melun, il fut réalisé par Louis Arretche : en 1957, l’Office départemental de HLM de Seine-et-Marne prévoit la construction d’un ensemble de logements et d’une école sur le site de Montaigu, au nord de Melun. L'opération d'aménagement à Montaigu à Melun, dirigée par l'architecte Louis Arretche, a débuté dans les années 1950 et a inclus la construction de logements LOGECO et EMO, ainsi que l'unité résidentielle de Montaigu avec 787 logements HLM. Deux tours de quatorze étages ont été érigées pour les rapatriés d'Algérie, et au sud, deux barres de cinquante-six logements HLM ont été construites. L'ensemble, réalisé dans les années 1960, constitue le plus vaste secteur aménagé sur le plateau nord de Melun. Certains bâtiments ont été réhabilités par la suite.

Île Saint-Étienne

vignette|La collégiale Notre-Dame et la prison de Melun sur l'île Saint Étienne. Collégiale Notre-Dame de Melun : place notre-Dame. Fondée au . Centre de détention de Melun : construit à l'emplacement de l'ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas, il occupe la pointe amont de l'île et enserre la collégiale Notre-Dame. Sa construction s'est déroulée en plusieurs phases : premiers bâtiments de 1812 à 1832, extensions entre 1858-1867, remplacement des anciens dortoirs par un nouveau bâtiment entre 1884 à 1887.. En 1926, la maison centrale fait les gros titres de la presse à l'occasion du vol d'un code secret du ministère de l'intérieur, le « code TZ », dont l'impression est confiée aux détenus.. Sur ses murs, une plaque commémorative y indique fautivement l'internement de résistants jusqu'en 1945, soit un an après la libération de la ville. Prieuré Saint-Sauveur : rue Saint-Étienne. Fondé au . Four gallo-romain : square Notre-Dame. En terre réfractaire. Date : ou . Une fouille opérée après la destruction du manège de cavalerie en 1974 a mis au jour des traces d’habitat d’époque gallo-romaine ainsi que ce four, installé ensuite près de la collégiale Notre-Dame. Jardin botanique : situé sur la pointe ouest de l’île Saint-Étienne. Don du pharmacien et docteur Alexandre-Victor Roussel, né en 1795, le jardin a subi les bombardements de 1944 et la tempête de 1999. Ancienne poste : place Praslin. En brique (façade classée), construit en 1929, le bâtiment devient une annexe de l'Université Panthéon-Assas, inauguré le en tant que « site Emmanuel Fréteau de Saint-Just ». Le musée municipal dans l'hôtel de la Vicomté, classé monument historique pour ses lucarnes du , ancienne demeure de Nicolas Fouquet avant qu'il habite le château de Vaux-le-Vicomte. Au abritait la bibliothèque municipale jusqu'à ce que la médiathèque soit construite à l'ouest de l'ile. L'Astrolabe, médiathèque et archives : rue du Château. Inaugurée en . Poterne Saint-Sauveur : rue Saint-Sauveur. Jusqu’au milieu du , il était possible de voyager par le fleuve. Les voyageurs débarquaient à cette poterne puis pouvaient se rendre à la chapelle des coches, dans le prieuré Saint-Sauveur, pour remercier Dieu d’avoir fait bon voyage. Vestiges des anciennes fortifications, sur la rive sud de l'île, entre la collégiale Notre-Dame et le pont du Maréchal-Leclerc.

Quartier Saint-Aspais C'est le quartier de l'actuel centre-ville de Melun où se situent la mairie, de nombreux commerces et quelques rues piétonnes.

vignette|redresse|Rue du Miroir, quartier Saint-Aspais. Église Saint-Aspais : rue Saint-Aspais. En pierre. Construite dans la première moitié du dans le style gothique flamboyant selon les plans de l'architecte parisien Jehan de Félin (auquel on doit aussi la tour Saint-Jacques de Paris). Porches : rue du Presbytère. En pierre. Cette rue comporte d’anciennes maisons. Maison datant du Moyen Âge : rues du Presbytère et au Lin. Maisons en pierre situées dans ce qui fut le quartier le plus pauvre de la commune. Porte de l’Hôtel-Dieu Saint-JacquesÀ ne pas confondre avec l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse. : rue Carnot et rue Saint-Jacques. En pierre et datant probablement du . L’un des rares vestiges d’un hospice dont l’existence est attestée en 999. Au , il n’accueille plus que quatre malades. De faux malades tentent de s’y faire admettre, créant un certain désordre. Les femmes présentes dans le bâtiment sont, à partir de 1508, admises à l’hôtel-Dieu Saint-Nicolas. Au cours de la Révolution, les malades sont transférés au couvent des Récollets transformé en hôpital communal, ainsi que les femmes malades de Saint-Nicolas. Coin Musard : grand magasin situé à l'angle des rues Saint-Aspais et Paul-Doumer. Reconstruit en béton après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Vestiges de la porte Saint-Jean : place Saint-Jean. En pierre. Il s’agit de deux pilastres en grès datant de la fin du , encastrés dans un mur plus récent. Fontaine Saint-Jean : place Saint-Jean. En fonte. Datée de 1864, cette œuvre est due au sculpteur Jean-Baptiste-Jules Klagmann. Elle comporte deux vasques superposées, séparées par trois statues symbolisant la Seine, la Marne et l’Yonne qui sont les plus importants cours d'eau de Seine-et-Marne Hôtel de ville : rue Paul-Doumer. En pierre et brique. Le site était occupé par l’hôtel des Cens, habité par les bénédictines de Trainel de 1629 à 1652. Construction de l’hôtel de ville de 1847 à 1848. Statue de Jacques Amyot : dans la cour de l’hôtel de ville. Inaugurée le .