La d'infanterie ( DI) est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'à la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations 1873 : formation de la d'infanterie 1935 : devient d'infanterie motorisée 1940 : dissoute 1956 : recréée comme d'infanterie 1962 : dissoute 1979 : recréée comme d'infanterie 1984 : dissoute
Les chefs de la d’infanterie : général Vergé - : général Borel - : général Berge : général de La Hayerie : général Voisin : général Brugère - : général Kessler : général Gallimard - : général HartschmidtBrevet de grand officier de la Légion d'Honneur. - : général Besson : général Ferré - : Général Valabrègue. : général Sarrail : général Besset : général Souchier : général Herr : général Paulinier : général Gramat : général Girodon, tué en allant reconnaitre le secteur le dans la Somme Bouchavesnes - Bois L'Abbé : général Brissaud-Desmaillets : général Penet - : général Chabord . - : général Boichut . - : général Colson . : général Loizeau - : général Janssen
De 1873 à 1914
Première Guerre mondiale Cette division d'infanterie appartenait au d'armée. Quartier-général à Reims le . De 1917 à 1919, la division édite un journal de tranchées intitulé le Voltigeur.
Composition Infanterie ( et ) : d’infanterie d' à d’infanterie d' à d’infanterie de à d’infanterie d' à d’infanterie d' à d’infanterie de à de chasseurs à pied de à de tirailleurs indochinois d' à Bataillon de pionniers du d’infanterie territoriale d' à Cavalerie : 1 escadron du de chasseurs à cheval de à Artillerie : 3 groupes de 75 du d'artillerie d' à de 58 du d'artillerie de à de 58 du d'artillerie de à de 58 du d'artillerie de janvier à de 155c du d'artillerie de juillet à Génie : Compagnie 6/1 du du génie
Historique Mobilisée dans la .
1914 – : transport par V.F. à Vigneulles-lès-Hattonchâtel ; organisation défensive de la région Heudicourt, Thillot. À partir du 14, mouvement vers la région de Fresnes-en-Woëvre, puis celle d'Etain. 21 – : offensive, par Spincourt et Beuveille, vers la Chiers. Engagée dans la bataille des Ardennes : le , combats vers Ugny et Doncourt-lès-Longuyon ; le 23 combats sur la Crusnes, vers la ferme Pusieux et vers Rèvemont ; le 24, combats vers Arrancy. – : repli à l'ouest de la Meuse, par Damvillers et Consenvoye. À partir du , défense des passages de la Meuse dans la région Gercourt, Brieulles-sur-Meuse. À partir du , continuation du mouvement de repli vers le sud, par Montfaucon et Jubécourt, jusque vers Rembercourt-aux-Pots. 6 – : Engagée dans la de la Marne. Du 6 au 14, bataille de Revigny : Combats vers Sommaisne et Rembercourt-aux-Pots. Du côté allemand Erwin Rommel, participe aux attaques contre la . À partir du 14, poursuite, par Nixéville et Charny, jusque dans la région Ville-devant-Chaumont, bois d'Haumont. Puis stabilisation. – : retrait du front et mouvement, par Moranville, vers Mouilly et Rupt-en-Woëvre. : la DI tient le front dans la région de Braquis, face à Étain, lorsqu’elle est appelée, d’urgence sur la tranchée de Calonne, pour arrêter l’offensive ennemi, en marche sur Saint-Mihiel et les Hauts de Meuse. : arrivée à Rupt-en-Woêvre. Combats de Mouilly, de la tranchée de Calonne, de Saint-Remy, sur la position des Eparges, en avant de la tranchée de Calonne. Puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers le bois Loclont et Trésauvaux. : attaques françaises vers la tranchée de Calonne. 17 - : violents combats aux Eparges.
1915 thumb|right|250px|Monument aux morts de la DI, au point C, crête des Éparges. Les 18, 19 et , nouveaux combats aux Éparges.
Attaques des 18, 19 et .
Elles étaient initialement prévues les 10 et , reportées afin de coordonner une attaque conjointe avec la DI de marche de Verdun. Début des travaux : , compagnies du Génie 6/4, 6/4bis, 4/13 et 14/15, renforcées à partir du par les compagnies 6/1 et 6/1 bis. Explosions des mines : néant.
L'attaque est encore confiée à la Division. Celle-ci doit enlever deux bastions à l'est et à l'ouest, réunis par une courtine : dans la courtine et dans le bastion est, deux lignes de feu sont superposées, trois lignes de feu dans le bastion ouest. Ces lignes sont munies d'abris souterrains à l'épreuve. C'est une position formidable. En avant, les Français occupent à l'ouest une partie du mamelon conquise lors des dernières attaques ; à l'est, une parallèle à des positions allemandes.
Composition organique : Infanterie : la DI est renforcée du RI. Génie : compagnies 6/1 bis, 6/4, 6/4 bis, 4/13, 14/15. Artillerie : RAC - 2 groupes, RAC – 1 groupe. Ordre préparatoire DI : « Ordre préparatoire du C.A. Signé : Général Herr. Objectif : La DI est chargée de l'attaque. Elle devra s'emparer de ce qui reste à l'ennemi de la position des Éparges et devra s'y installer face au sud. » Articulation : effort principal : renforcée d'un bataillon du RI, des 5 compagnies du Génie et appuyée par deux batteries du RAC. Objectif principal : mamelon C. En tête : RI. Articulation : engagé en entier. : à droite, à gauche, en appui du . Réserves : 6 compagnies du RI. Liaisons : à gauche avec le RI. Phases 18/03/1915 : tir de préparation. Durée : 45 min : débouché du RI : les éléments prennent pied sur le mamelon C. : La réaction allemande ne permet pas d'aller plus loin. : les RI et RI sont à mi-chemin entre les points O et X. 19/03/1915 : reprise de l'attaque française. Stoppée par les mitrailleuses allemandes du point X. : tir d'artillerie française du point N à la corne est du bois des Sapins. : reprise de l'attaque française. Échec. : Contre-attaque allemande. Échec. : lignes toujours stabilisées à mi-chemin entre N et X. : après un appui de l'artillerie, nouvelle attaque française. Échec. : appui d'artillerie et attaque française. Échec. 20/03/1915 : reprise de l'attaque française. : la DI demande à la d'organiser ses positions. Attaques des 27 et .
En date du : Objectif primaire : s’emparer de l’éperon est afin d’avoir des vues directes sur les secondes lignes allemandes. Objectif secondaire : s’emparer du bastion ouest et de la courtine reliant les deux bastions. Situation allemande : la batterie de installée à Woël bat la crête des Éparges. Avec les mortiers de , elle interdit toute installation de troupes françaises au sommet de l’éperon. Situation française : il est impératif dans un premier temps de réaliser des abris aptes à résister à cette artillerie lourde, et dans un second temps, de réduire ces batteries au silence. Articulation : appuyée par la division de marche de Verdun et l’artillerie de la place, la DI sera en mesure d’attaquer à compter du .
En date du , ordre à la DI : Objectif : portion des deux tranchées parallèles. Limite droite : boyau T et le point K zéro. Limite Gauche : Corne Sud-est du bois. Limite de l’attaque : au-delà de la dernière tranchée jusqu’à la crête militaire, afin de battre les pentes sur Combres. Unités concernées : de chasseurs à pied, RI. Appui : RI et RI, Génie des et du Génie. Heure de l’attaque : .
Réalisation : : , les objectifs sont presque tous atteints. , les RI et RI avec le Génie réorganisent le terrain. : contre-attaque allemande.
: le maintien sur les positions conquises est impossible et la DI doit céder le terrain conquis la veille. – , engagée sur place dans la de Woëvre : Les attaques des 5, 6, 8 et . En date du , ordre à la D.I : objectif : partant de la base B, sape 11, N et O, atteindre le mamelon C et la crête D – X où ils s’installeront. Ces régiments auront en outre à assurer la garde des tranchées de première ligne… Limite droite : boyau T et le point K zéro. Limite Gauche : Corne sud-est du bois. Limite de l’attaque : au-delà de la dernière tranchée jusqu’à la crête militaire, afin de battre les pentes sur Combres.
Unités concernées : ( RI et RI). Aux ordres du Gal Cdt la DI : les deux bataillons restants du RI (tranchée de Calonnes) et le BCP (Rupt-en-Woëvre) Appui : la sera renforcée d’un bataillon du RI, en réserve à Montgirmont, du groupe d’artillerie de campagne du RA de la côte des Hures, et des compagnies du Génie 6/4, 6/4 bis, 6/5 et 4/13.
Articulation : RI à droite, formation triangle pointe en avant, de B et sape 11, ayant pour objectif du mamelon C au point D, crête militaire incluse. RI à gauche, même formation, à partir de la ligne N, I et O’, ayant pour objectif les points E’, K et X (point X en deuxième objectif). Pivot des et RI: point D2.
En date du : Articulation : RI : bataillon d’attaque : (commandant Rayer), (commandant Girard) en appui et liaison avec le RI (compagnies 2/6 et 2/7), (capitaine Caillet) renforcé de la Cie 2/5, à la garde aux tranchées.
: tirs de préparation. : les régiments rejoignent les bases de départ. : début de l’attaque. Les RI et RI débouchent. L’aile gauche ( RI) parvient à progresser. L’aile droite ( RI) dans un premier temps, reste cloué au sol, puis avance malgré la puissance du feu ennemie (position allemande fortement renforcée dans la nuit du 4 sur sa ligne D, E, I, X). Les combats au corps à corps s’engagent sur le point D, mais les et , sur un terrain découvert, sont contraintes au repli et s’abritent entre les sapes 10 et 11. : les et repartent à l’attaque, en tête. : le s’accroche toujours aux points I et E. La est contrainte d’arrêter le combat (armement hors-service à cause de la boue). : forte contre-attaque allemande sur les points I et E. Elle est dispersée par le . (heure non précisée avec exactitude) : deuxième contre-attaque allemande également repoussée, mais reste accrochée sur les positions du et reste au contact.
En date du : : les et du RI renforcées à gauche par la du RI s’appuyant sur le du RI (commandant Rayer), traversent les positions tenues et partent à l’assaut des points X et I. Les et ( RI) attaquent sur I, E et D. L’attaque est clouée par des tirs de mitrailleuse allemandes venant des points X et K. Les deux compagnies du RI qui attaquèrent le point X le à faisait partie du (bataillon Arth). La compagnie de droite (compagnie Thil : ) marche vers les points S et F. La compagnie de gauche (compagnie Duval : certainement la ) progresse vers la tranchée alpha.
: les unités françaises étant maintenues sur leurs lignes, violente contre-attaque allemande sur le mamelon C et le point D2 (jonction des RI et RI). Les rapports de force étant trop inégal, les Allemands, au combat au corps à corps, reprennent le mamelon C. : violents tirs de barrage de l’artillerie française sur les points C, D, E. : contre-attaque française. Le RI reprend le mamelon C, le RI (renforcé du (commandant Duffié) du R.I reprend la ligne D, E, puis la ligne I, S. Les Allemands reculent, le RI avance jusqu’à D2. Le bataillon Rayer et les et du RI atteignent le versant sud.
le du (bataillon Duffie, donc la ) marche à sur X et I puis sur X et K appuyé par les deux compagnies du bataillon Arth…
En date du : 04h15 : Violentes contre-attaque allemande. Les deux RI ne peuvent plus bénéficier de l’appui de l’artillerie française (les lignes de front sont trop imbriquées). 07h00 : Les Unités françaises sont contraintes au repli. 09h10 : ordre est donné au BCP de monter en ligne. 13h15 : Tirs de barrage de l’artillerie allemande suivi, dans la foulée, d’une contre-attaque allemande face au RI et RI. Débordé, le RI perd à nouveau le Mamelon C. Mais la contre-attaque est enrayée. 15h30 : les 106 et RI reçoivent l’ordre de repartir à l’assaut appuyés par le BCP plus toutes les réserves des RI, RI et RI. 16h30 : le Lcl Barjonnet, commandant le RI est blessé au combat. 16h45 : l’heure de l’assaut est reporté. 17h15 : le Cdt Rayer est blessé au combat. 17h30 : l’assaut est définitivement reporté au lendemain. 19h00 : les Français, le , ont été presque ramenés sur leurs bases du . 23h00 : le RI tente des contre-attaques, sans succès.
En date du :