James Marangé est un instituteur syndicaliste enseignant français, né le à Soncourt-sur-Marne (Haute-Marne) et mort le à La Verrière.
Il fut secrétaire permanent du Syndicat national des instituteurs (SNI), puis secrétaire général de la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) de 1967 à 1974. Après sa retraite, il exerça différentes responsabilités administratives ou associatives : président du Comité interministériel des services sociaux de l'État, président de l'Onisep, conseiller d'État en service extraordinaire ; président de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) et du CCOMCEN.
Comme secrétaire général de la FEN, son rôle a été particulièrement important pendant et après les évènements de , qu'il s'agisse de réflexions sur les évolutions du système éducatif (états généraux de l'Université nouvelle), de la construction du dialogue social dans la fonction publique avec les premiers accords salariaux, de la réflexion laïqueC'est pendant le mandat de James Marangé que le CNAL tient son célèbre colloque de 1972 sur la nationalisation laïque et la gestion tripartite de l'enseignement ou
Le militant laïque, associatif et syndical de la Haute-Marne Fils d'un boulanger et d'une couturière à domicile, son oncle et sa tante étaient instituteurs. Il fut élève de l'école normale primaire de Chaumont (Haute-Marne de 1936 à 1939, après avoir été scolarisé à Soncourt, puis à l'école primaire supérieure de Joinville. En 1937, il adhère aux Jeunesses socialistes. C'est à Soncourt qu'il obtient sa première nomination comme instituteur de 1939 à 1941. Il exerce ensuite à Bologne jusqu'en 1944. En 1943, il participe à un premier stage des CEMEA où il devient rapidement instructeur.
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, il est élu secrétaire général de la section départementale du SNI. Il a 28 ans. .
Le responsable national du SNI (1954-1966) Militant remarqué, James Marangé et est élu au Bureau national du syndicat fin (). Il accède simultanément au secrétariat permanent qu'anime alors le secrétaire général du Syndicat, Denis Forestier. Il est chargé des questions de jeunesse, . De 1959 à 1962, il dirige l'École libératrice, l'hebdomadaire du SNI. En 1962, Pierre Desvalois succède à Denis Forestier comme secrétaire général du SNI. James Marangé devient adjoint au nouveau secrétaire général et prend la responsabilités de deux secteurs : les questions corporatives et les affaires « extra-métropolitaines ». .
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Le secrétaire général de la FEN (1966-1974) Le , Georges Lauré, qui devait achever son mandat en novembre, démissionne du secrétariat général de la Fédération de l'Éducation nationale (FEN). . James Marangé exercera cette fonction jusqu'au , date à laquelle il remettra son mandat pour cause de retraite à André Henry.
C'est pendant son mandat qu'éclatent les évènements de au cours desquels il assume le maintien d'un lien avec les organisations étudiantes (notamment l'UNEF), la FEN et ses syndicats, mais également les centrales ouvrières. La FEN s'affirme comme une organisation syndicale majeure, présente aux discussions des accords de Grenelle et imposant des négociations spécifiques dans la fonction publiqueLes accords « Oudinot » dans la Fonction publique ont été également réclamés par Force ouvrière. et l'Éducation nationale. .
Les accords « Oudinot » de 1967 préfigurent les négociations salariales dans la Fonction publiqueAvant 1968, le gouvernement se bornait, en matière salariale, à des consultations séparées des organisations syndicales. , James Marangé intervient en direct dans les dossiers pour lesquels il bénéficie de son expérience antérieure au SNI et, dans un premier temps, de la collboration de Robert Dernelle, secrétaire corporatif du SNI. Après le décès de Georges Aulong, le deuxième permanent de la FEN de l'époque, Alain Chauvet pendant une année, puis François Malcourant viennent renforcer l'équipeAlain Chauvet, issu du SNI, reprend la direction de la section de Paris du SNI menacée, mais la direction du SNI considère que ce n'est pas compatible avec ses responsabilités fédérales, excepté les questions sociales qu'il continuera à suivre longtemps pour la FEN. François Malcourant, professeur certifié de lettres classiques en Seine-Maritime, deviendra progressivement le créateur du «secteur Revendications» d'une FEN dont l'appareil se renforce et exercera cette responsabilité sous trois secrétaires généraux successifs entre 1971 et 1983 (James Marangé, André Henry, Jacques Pommatau)..
Les 23 et , se constitue le Comité syndical européen de l'enseignement à Bruxelles dont James Marangé devient le premier président. C'est également dans les années soixante-dix que la FEN est à l'initiative du Collectif national pour les libertés, constitué le pour s'opposer au projet de loi « anti-casseurs »Elle fut abrogée en 1981. Voir: ..
Les 13 et , il est l'un des principaux artisans du colloque du CNAL qui préconise la nationalisation laïque de l'enseignement et sa gestion tripartite.
Au congrès des 27-, il fait voter le manifeste rappelant les principes du « pacte fédéral », .
C'est à l'issue du Conseil national du qu'il remet son mandat de secrétaire général et qu'il propose la candidature d'André Henry pour lui succéder.
Une retraite... active Un retraité sollicité Libéré de la règle de non-cumul des mandats politiques et syndicaux qu'applique la FEN, La seconde femme de James Marangé, Aurore, fut la suppléante d'Alain Savary, candidat de la FGDS à Paris lors des élections législatives de 1967. siège de 1975 à 1977 au comité directeur du Parti socialiste. Il renonce ensuite à cet engagement.
De 1975 à 1979, il est président de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH)APAJH.
De 1975 à 1981, il est conseiller technique auprès de Gabriel Ventejol, président du Conseil économique et social. De 1978 à 1981, il préside le Comité interministériel des services sociaux de l'État (actuel Comité interministériel de l'action sociale de la Fonction publique de l'État). Parallèlement, de 1978 à 1982, il est conseiller d'État en service extraordinaire. À ce titre, il préside un groupe sur les aspects démographiques de l'immigration (1981), puis un autre sur l'insertion des jeunes d'origine étrangère dans la société française (1982). De 1982 à 1985, il préside, , les conseils d'administration de l'Onisep et du Céreq.
Il est également choisi pour la présidence du CCOMCEN (Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l'Éducation nationale regroupant les organisations mutualistes, coopératives et associatives du monde de l'Éducation nationale. .
Les obsèques de James Marangé — l'hommage de Guy Georges James Marangé décède le . . , deux discours sont alors prononcés : l'un par Guy Georges, Haut-Marnais comme James Marangé, et comme lui président du CCOMCEN ; l'autre par Alain Savary, ami personnel de James MarangéLe 15 mars 1987, un hommage lui fut rendu sur l'initiative de la FEN et du SNI-PEGC. Y intervinrent les deux secrétaires généraux : Jean-Claude Barbarant (SNI-PEGC) et Jacques Pommatau (FEN)..
Lors de ses obsèques, son ami Alain Savary dit de lui :
Références
Voir aussi Bibliographie et sources Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, « Le Maitron » : James Marangé
Articles connexes Fédération de l'Éducation nationale Syndicat national des instituteurs CCOMCEN Francas
Liens externes
Reportage du 25 mai 1968 sur le site de l'INA (présente les acteurs, dont James Marangé, interviewé à la fin du reportage) James Marangé au J.T. du 27 mai 1968
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