La Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen est une compagnie française de chemin de fer créée en 1869 et absorbée par l’Administration des chemins de fer de l'État en 1878.

Histoire thumb|Rouen Orléans. Une loi du autorisant les conseils généraux à faire construire des chemins de fer d’intérêt local, le département d’Eure-et-Loir concède, dans une convention du approuvée par un décret du ., la construction et l’exploitation d’un Chemin de fer d’intérêt local d’Orléans à Rouen, de la limite du Loiret à celle de l’Eure, à MM. Fresson, Gautray et Vander Elst.

La compagnie est constituée le par le groupe Philippart et le réseau construit sous l’impulsion de l’ingénieur Pierre De Ridder, fils de Gustave De Ridder.

Par la suite, plusieurs chemins de fer d’intérêt local sont concédés à la compagnie : de la Loupe à Senonches ; de Senonches à Châteauneuf ; de Senonches à Nonancourt, par Brezolles ; de Senonches à Verneuil, par la Ferté-Vidame ; de Brou à la limite d’Eure-et-Loir, vers Saint-Calais (à titre éventuel) ; de la Loupe à Brou, par Thiron ; de Maintenon à Auneau, par ou près Gallardon ; de Dreux à Maintenon, par Nogent-le-Roi ; de Chartres à Auneau, par Béville-le-Comte ; d’Auneau à la limite d'Eure-et-Loir, par Sainville (à titre éventuel) ; de Chartres à Brou, par Illiers et de Voves à Toury, par Janville, concédés par le département d’Eure-et-Loir dans une convention du approuvée par un arrêté du . ; d’Orléans à la limite du département d’Eure-et-Loir, concédé par le département du Loiret dans une convention du approuvée par un arrêté du ., à MM. Fresson, Gautray et Van der Elst qui en font apport à la compagnie ; de la limite des départements du Loiret et d’Eure-et-Loir, vers Patay, à Nogent-le-Rotrou, par Châteaudun, concédé par le département d’Eure-et-Loir dans une convention du approuvée par un décret du . ; de la limite du département d’Eure-et-Loir, vers Brou, passant par Droué, Mondoubleau et Savigny, et aboutissant à la limite du département de la Sarthe, dans la direction de Saint-Calais, concédé définitivement par le département d’Eure-et-Loir dans une convention du approuvée par un décret du . ; de la limite du département de l’Eure, vers Montaure, au quai rive gauche de la Seine, à Rouen-Saint-Sever, par Grand-Couronne, concédé par le département de la Seine-Maritime dans une convention du approuvée par un décret du . ; de la limite d’Eure-et-Loir (vers Saint-Georges) à Évreux, par Saint-André ; d’Évreux au Neubourg, par les Plateaux ; d’Évreux à Verneuil, par Damville, avec embranchement de Damville à Nonancourt et prolongements jusqu’à la limite des départements d’Eure-et-Loir et de l’Orne ; des Andelys à la station de Saint-Pierre-Louviers ; de Charleval à la limite de l’Eure, vers la ligne de Rouen à Amiens ; de Menesqueville à Lyons-la-Forêt ; de Pont-Authou à la ligne de Lisieux à Honfleur ; de la station d’Évreux (ville) aux usines de Navarre et du Neubourg à Caudebec-lès-Elbeuf, concédés par le département de l’Eure dans une convention du approuvée par un décret du . ; de Saint-Pierre-lès-Elbeuf à la limite du département de l’Eure, vers le Neubourg, concédé par le département de la Seine-Maritime dans une convention du approuvée par un décret du ..

L’histoire commence quand les fonds nécessaires sont réunis et l’acquisition de terrains commencée sur la section située dans le Loiret. Plusieurs ponts sont construits à Chartres entre 1869 et 1873 : ils traversent différentes rivières telles que l’Avre, la Blaise et le Blairas.

La compagnie dessert les gares de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) à Orléans et celle de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest à Dreux.

La compagnie est mise en faillite au début de l’année 1877 alors que Rouen n’est toujours pas atteint puis, par une loi du ., l'État rachète au syndic de faillite de la compagnie une partie des lignes qui lui sont concédées et dont certaines sont encore en construction : lignes en exploitation : d'Orléans à Chartres ; de Chartres à Saint-Georges (limite de l'Eure) ; de Chartres à Auneau ; de Chartres à Brou ; lignes en construction : de Patay à Nogent-le-Rotrou ; de Brou à Savigny, vers Saint-Calais ; de la limite du département de l'Eure à Rouen ; d'Évreux-Ville à Évreux-Navarre, avec raccordement à la gare de l'Ouest.

La ligne est fermée en 1989 dans sa globalité, mises à part quelques portions utilisées pour le trafic passager régional, le fret ou des chemins de fer touristiques.

Ouvertures de lignes DateSectionLongueur (km)14 février 1870Rouen-O. - Petit-Quevilly (Chemin de fer industriel, antérieur à l'OR)310 mai 1872Louviers - Acquigny - Évreux-Ville2628 octobre 1872Chartres - Orléans678 avril 1873Fermaincourt - Dreux8 mai 1873Acquigny - Pacy-sur-Eure - Fermaincourt Pacy-sur-Eure - Vernon57192 août 1873Chartres - Dreux4215 août 1875Louviers - Caudebec-lès-Elbeuf1814 janvier 1876Caudebec-lès-Elbeuf - Elbeuf-Ville18 janvier 1883Elbeuf-Ville - Rouen-Orléans17 juillet 1896Raccordement Évreux-Ville - Évreux-Embranchement (Postérieur à l'OR)220 février 1898Raccordement Rouen-O. - Rouen-RG (Postérieur à l'OR)1 Lignes concédées à la compagnie Orléans-Rouen mais ouvertes ultérieurement Ligne de Brou à La Loupe, mise en service le ; Ligne de Chartres à Brou, mise en service le ; Ligne de Brou à Bessé-sur-Braye, mise en service le . ; Ligne de Voves à Toury, mise en service le ; Ligne d'Arrou à Nogent-le-Rotrou, mise en service le ; Ligne de Courtalain - Saint-Pellerin à Patay, mise en service le .

Gares thumb|Plan des lignes de la compagnie Orléans (PO) Patay Orgères Voves Chartres Dreux Saint-Georges-Motel Ligne de Saint-Georges-Motel à Grand-Quevilly Petit-Quevilly Rouen-Orléans

Matériel roulant Locomotives 0.205 à 0.207. Série de trois locomotives construites par Tubize en 1872 (numérotation de l'État) et utilisées pour les manœuvres dans les gares et dépôts, dont Château-du-Loir, Chartres et Courtalain. Ces machines ont été radiées en 1893, 1896 et 1907. 120 série 2161 à 2167. Sept machines construites en 1875 par Tubize ; elles étaient similaires en termes de conception à celles des chemins de fer de Lérouville à Sedan et de Lille à Valenciennes. Elles étaient essentiellement utilisées sur les lignes Chartres - Dreux, Chartres - Orléans et Chartres - Brou. Elles ont été radiées en 1892, et n’ont jamais reçu de numérotation État. Leurs tenders ont été ensuite utilisés avec des machines 121 (numérotées 2601 à 2610). 220 série 951 à 998. Ces locomotives n'étaient pas des machines de l’Orléans-Rouen mais étaient utilisées par l’Ouest puis l’État pour les services de Rouen à Orléans.

Voitures La compagnie d'Orléans à Rouen (OR) possédait seulement 44 voitures. Toutes ont été transférées à l’État au moment de la création de ce réseau en 1878. Voiture-buffet. L'OR possédait une voiture-buffet, construite à partir d'une voiture mixte et allongée de puis transformée en voiture-salon. ABAB = Voitures mixtes de première et deuxième classes 346 à 358. Entre 1872 et 1873, treize voitures mixtes de première et deuxième classes ont été construites pour l'OR. ABCABC = Voitures mixtes de première, deuxième et troisième classes 534 à 539. C’était une série de six voitures mixtes avec un compartiment de première classe, un de deuxième classe et deux de troisième classe. CC = Troisième classe 2706 à 2729. Trente-quatre voitures de troisième classe avec cinq compartiments et plateformes d’accès étaient utilisées par l'OR. Certaines voitures ont été utilisées jusqu'en 1934 par l'État, spécialement entre Le Pallet et Vallet. Deux de ces voitures ont été transformées en voitures de service aux environs de 1903. Fourgons. L'OR possédait un fourgon postal, numéroté Cf 4527.

Lignes ayant subsisté Rouen - Saint-Pierre-lès-Elbeuf () Louviers - Acquigny La Croix-Saint-Leufroy - Bueil (chemin de fer touristique) Dreux - Chartres Chartres - Orléans

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Ligne Chartres - Bordeaux-Saint-Jean

Liens externes Photos de la ligne d'Orléans à Rouen Décrets concernant le CF Orléans-Rouen Locomotives des CF de l'État Voitures de l'Orléans-Rouen Site du CFVE, Chemin de fer touristique de la vallée de l'Eure

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