DP Tool Club, en abrégé DP Tool, ou DP Tools initialementElectre multimédia, 1998, p. 60 : , est une société de diffusion de logiciels du domaine publicOn a vu dans le « DP » du nom de la société les initiales de « domaine public », mais ces lettres seraient en fait mises pour data processing (« traitement de données »), ainsi qu'on appelait l'informatique à l'époque., de partagiciels (shareware) et de gratuiciels (freeware) qui a existé de 1990 à 1997, dans la décennie précédant la démocratisation et la généralisation de l'Internet en France. La plus ancienne société sur ce créneau, elle connut un grand succès d'abord avec ses disquettes puis avec son cédérom, édité toutes les cinq semaines, appelé CD-ASC. Son fondateur était Nicolas Kelemen, un autodidacte en informatique.
Histoire Nicolas Kelemen (1950-2003) Après avoir fait une partie de ses études secondaires aux États-Unis, Nicolas KelemenOn trouve aussi « Nicolas V. Kelemen »., qui est né au Havre (Seine-Maritime) le , revient en France en 1968. Il fait des études de biochimie à la faculté des sciences d’Orsay, suivies d'une thèse. Il devient assistant des hôpitaux de Paris en médecine nucléaire, puis travaille une dizaine d’années en informatique médicale dans un laboratoire privé. Ayant attrapé le virus de l'informatique en 1978, il milite dans les clubs Microtel à l'époque des micro-ordinateurs TRS-80 et de l'ordinateur personnel Apple II (fin des années 1970 et début des années 1980)HP, Petit hommage à DP Tool Club (1990-1997), sur 16couleurs infographie & jeu vidéo, 22 septembre 2017..
Activité En , il fonde, à Villeneuve-d'Ascq, la société DP Tools, qui distribue par courrier postal des disquettes contenant des logiciels alternatifs choisis et commandés par l'amateur sur un catalogue de 150 pages, où chaque titre est décrit en détailPierre Kessler, Que vous reste-t-il pour 1500 balles ?, bulletin de l'EPI, No 70, pp. 211-219, p. 212 : .. La disquette, munie d'une étiquette personnalisée avec titre du logiciel et adresse postale de DP ToolsInfos sur DP Tool club, discussion sur linuxfr.org., est accompagnée d'un dépliant contenant la liste des programmes commandés et les commentaires d'Aya Tool, pseudonyme de Nicolas KelemenD. Lapetina, In memoriam : DP Tool Club, sur Onirik, 11 août 2010.. Le succès ne se fait pas attendre. Le contenu des disquettes 5 pouces 1/4 puis, progressivement, des disquettes 3 pouces 1/2, est glané principalement sur des BBS (serveurs télématiques) américains. Le catalogue est mis à jour tous les ans mais, entre-temps, une lettre mensuelle d'informations, Les Nouvelles d'Ascq, présente les dernières nouveautés.
Si DP Tools n'est pas le seul diffuseur par correspondance de compilations de logiciels non commerciaux — il y a également de petites officines artisanales comme IFA à Cerfontaine, Floppy International à Nancy et Phoenix-DP à Pau —, en revanche il se distingue des autres par l'étendue de son catalogue ainsi que par le professionnalisme et la culture informatique de son fondateur Robert Schenot, How to sell your software, Wiley, 1995, 320 p., p. 67 : (votre choix le plus sûr pour l'Europe du Sud). Which tools to fight software piracy - Semantic Scholar : (anglais non grammatical)..
Dès , DP Tool devient le premier diffuseur en France à être agréé par l' Présentation de DP Tool Club dans son catalogue de mars 1993, p. 3, sur le site 16couleurs..
À partir de 1992, DP Tools adopte comme support le cédérom, nouvellement apparu, et propose des compilations mensuelles dénommées CD-ASC, comportant l'intégralité du catalogue, ainsi que des lecteurs de CD à petit prix, branchables sur une carte ISA spécifique. Les CD de DP Tools, toutefois, contenaient rarement les sources des logicielsBernard Lang, Pour un manuel du conservateur amateur. Comment contribuer à un musée de l'informatique et de la société numérique, Actes du colloque « Vers un Musée de l’Informatique et de la société Numérique en France ? », Musée des arts et métiers, Paris, 7 et (passage sur Nicolas Kelemen et DP Tool Club)..
En 1996, DP Tool Club parraine une demoparty réunissant codeurs et infographistes à LommeMeeting 1995, sur le site Demozoo..
Disquettes et cédéroms cohabitent pendant quelques années, assurant la pérennité et la prospérité de l'entreprise, puis, en , celle-ci arrête la diffusion sur disquette, avançant comme raisons la taille croissante des logiciels et le bradage des accès Internet à 28.8K. Elle devient alors simple diffuseur de cédéroms.
Disparition DP Tool Club commença à péricliter en 1997 avec l'arrêt de la vente des cédéroms pour finalement être dissoute en 2004, Nicolas Kelemen étant mort le . Comme nombre de magazines de jeux vidéo, la société est victime de l'essor de l'Internet : .
Contenus Contrairement à nombre de ses concurrents, la société ne proposait aucun contenu « de charme », lequel, selon le site 16couleurs, .
L'offre de DP Tool Club marquait, avec ses logiciels éducatifs, un intérêt tout particulier pour le monde de l'enseignementPierre Kessler, Y a plus d'sous ! Chronique d'une informatique pédagogique avec trois bouts de ficelle et pas un rond, Bulletin de l'EPI, No 69, pp. 201-207, p. 204..
Dans son numéro d', Science et Vie Micro, sous le titre « Le mensuel des sharewares », énumère les éléments présents sur le CD-ASC mensuel : les « News » (nouveautés), le « Vrac » (logiciels américains Présentation de DP Tool Club sur archive.org].), les jeux , la PAO, les utilitaires, les éducatifs, les images et les sonsLe mensuel des sharewares, Science et Vie Micro, No 115, avril 1994, p. 66..
Notes et références
Liens externes Présentation de DP Tool Club sur archive.org Suggestions en vrac destinées aux auteurs de Shareware Français, texte de Nicolas Kelemen, , en date du
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