Jean Bernard Marie Gérard Carrelet de Loisy ( à Taulé - mort au combat le à MulhouseSite Mémoire des hommes, ministère de la Défense, base des militaires morts lors de la seconde guerre mondiale, fiche individuelle de Jean Carrelet de Loisy) est un lieutenant français qui s'est distingué lors de la participation à la libération de la ville.

Biographie Jean de Loisy, né le , est bachelier "es" mathématiques. Il a moins de 16 ans et demi et prépare Saint-Cyr à l’École de Sainte Geneviève à Versailles. Il est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1937 où il rejoint la future promotion « Marne et Verdun » ( de Saint-Cyr). Rentré huitième, il sortira de sa promotion cinquante troisième sur 380 et choisira la cavalerie.

Ses faits d'armes Lors de la mobilisation, il participera à la mise sur pied du Régiment de Dragons portés puis, après un stage à Saumur, il est affecté au Régiment de Cuirassiers à la DLM avec lequel il connaîtra ses premiers combats en Belgique et en Flandres. Il participera à la victoire sans lendemain de Gembloux où il sera cité pour la première fois à l’ordre de l’armée ; il n’a alors que 23 ans. Les qualités de Jean de Loisy, son calme et son courage au feu étaient, dès le début de la campagne, remarqués par ses chefs :

Mais mieux que par une citation, son Colonel, Jean Touzet du Vigier, rendra hommage à sa valeur et dira « Loisy, c’est un seigneur ». Les restes du Cuirassiers décimé après de durs combats, sont ensuite évacués par Dunkerque. La traversée est mouvementée, le bateau où se trouve Loisy torpillé, mais, avec des camarades, il attend tranquillement du secours, en jouant au bridge. Il ne s’attarde pas en Angleterre, rejoignant la France pour participer à des combats sur la Loire. Il ne cesse de combattre de Conches-en-Ouche jusqu’en Périgord. À Dangers, le , il est cité pour la seconde fois à l’ordre de la brigade.

Après l’Armistice, il demande la Syrie et est muté au Régiment de Spahis à Beyrouth, mais quitte le régiment sans tarder pour être, sur sa demande, affecté aux Compagnies Légères du Désert. Seul chef dans son poste, chargé de la surveillance des pistes millénaires, Jean de Loisy semble avoir trouvé sa voie sur cette terre lourde d’histoire. Il est rapatrié en métropole en septembre 1941 après la dissolution de son régiment, puis rejoint l’Afrique du Nord. À la création de la blindée, commandée par le général Jean Touzet du Vigier, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, il rejoint le de chasseurs d'Afrique. Il participe à la dure campagne de Tunisie et est des premiers engagements : Pichon, Fondouk, El Okbi, Hadj éd el Aioun. Avec le de chasseurs d’Afrique, il débarque le à Sainte Maxime près de Saint-Tropez. L’avance vers les Vosges est rapide. Malgré la résistance ennemie, son régiment progresse vers le Rhin. Il se bat à Lure, Servance, Travexin… Lorsqu’il reçoit pour objectif éloigné « le Rhin », il s’exclame « Enfin, mon capitaine, on va pouvoir faire une guerre de cavalier et foncer »Le lieutenant de Loisy par son courage et son audace, a permis à la Armée française du général de Lattre de Tassigny d'inscrire sur son livre d'or un nouveau titre de gloire, celui d'avoir atteint le Rhin en tête de toutes les armées alliées. Le , à 13 heures, le peloton de Loisy débouche en avant-garde vers Seppois et après avoir réduit la résistance ennemie, fonce sur Bisel. Nouveaux combats à Bisel et Reroch, Feldbach. À Waldighoffen, l’ennemi est surpris et dispersé avant d’avoir pu réagir. À 15h45, il est à Oberdorf, à Mundsbach et après avoir détruit de nombreux véhicules allemands et laissé derrière lui près de 300 prisonniers, il arrive à 17h30 à Rosenau où il est le premier officier français qui ait l’honneur d’atteindre le Rhin. « Pour un officier de cavalerie, disait-il le soir dans sa joie, voir cela et mourir ».

Après un jour de repos, le peloton de Loisy participe à la libération de Mulhouse. Le , il ouvre à travers les rues de la ville un chemin à l’infanterie qui va attaquer la caserne Coehorn. Le , il reçoit l’ordre d’appuyer l’infanterie dans une opération particulièrement difficile. Il part après s’être exclamé « n’ayez aucune crainte, au revoir mon capitaine, moteur en route ! ». Il trouvera la mort dans cette actionvoir le détail des 21-22 novembre 1944. Lorsque son peloton apprend la terrible nouvelle, tous pleurent : l’aspirant Poumaroux tué peu après à Heimsbrunn le , affirme « le lieutenant était trop courageux, partout il marchait le premier ».

Ainsi à 28 ans s’achève la vie de cet officier français exemplaire qui semble à merveille incarner l’esprit du jeune Saint-Cyrien dont la vie fut aussi courte que grandiose. Le lieutenant Fuhr a décrit son camarade de combat : « le lieutenant de Loisy, grand bien découplé, le visage intelligent comme illuminé par une sorte de flamme intérieure, appartient à cette catégorie de chefs qui rayonnent et auxquels on obéit d’instinct car on a plaisir à le faire. Avec lui rien n’est banal. Il sait créer, autour de lui, une sorte d’univers fraternel et viril, auquel on est fier d’appartenir car on s’y sent meilleur qu’ailleurs. La combinaison américaine, d’habitude peu seyante, ne fait que souligner son aisance et sa classe. Oui un bel officier en vérité ».

Décorations

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Intitulés Chevalier de la Légion d'honneur croix de guerre 1939-1945 (5 citations) Insigne des blessés militaires avec deux étoiles (2 blessures).

Hommage Le lieutenant Carrelet de Loisy a été choisi comme parrain de la promotion 2007-2010 de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Voir aussi Bibliographie Richard Seiler, « Jean de Loisy. Mort sur le Rhin. Vie et mort d'un héros », in 39-45, ,

Articles connexes Famille Carrelet de Loisy Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Youtube: Chant de la Promotion Carrelet de Loisy

Liens externes Site de la promotion lieutenant Jean de Loisy char baptisé "Lieutenant Jean de Loisy" "Baptême rue Jean de Loisy"

de chasseurs d'Afrique

Notes et références

Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Cavalerie Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Naissance en février 1916 Catégorie:Naissance dans le Finistère Catégorie:Décès en novembre 1944 Catégorie:Décès à Mulhouse Catégorie:Décès à 28 ans Catégorie:Famille Carrelet de Loisy Catégorie:Militaire français mort lors de la Seconde Guerre mondiale