Les États-Unis sont l'un des neuf États qui possèdent l'arme nucléaire au début du Le monde compte en 2018 neuf États qui possèdent l'arme nucléaire. Les puissances nucléaires « historiques » sont les États-Unis, la Russie (ex Union soviétique), le Royaume-Uni, la France et la Chine, toutes les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU qui en disposent durant la guerre froide et préalablement à la signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires signé en 1968. Depuis quatre autres États l'ont acquise : l'Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord.. Ils sont le premier pays à avoir développé des armes nucléaires et le seul à les avoir utilisées en temps de guerre lors des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Leur programme nucléaire est lancé en 1941 dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, en partie par crainte que le régime Nazi ne développe de son côté des armes nucléaires. Les États-Unis réalisent leur premier essai d'une bombe atomique à fission (bombe A) sous le nom de code Trinity le . Ils conduisent leur premier essai d'une bombe à fusion thermonucléaire (bombe H) sous le nom de code Ivy Mike le . Les États-Unis mènent plus de nucléaires entre 1945 et 1992, année de leur dernier essai.
Durant la guerre froide, dans le cadre de leur rivalité avec l'Union soviétique où les stratégies de dissuasion nucléaire revêtent une importance considérable, les États-Unis développent un arsenal nucléaire considérable qui atteint jusqu'à plus de opérationnelles disponibles.
Depuis lors, ces stocks se sont considérablement réduits soit par décision unilatérale soit dans le cadre des accords successifs de réduction des armements nucléaires stratégiques signés avec la Russie. Le dernier en date, l'accord New START signé en 2010, limite à le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées ; il ne pose cependant de limite ni sur le nombre d'armes nucléaires tactiques ni sur le nombre d'armes nucléaires en réserve.
En , les États-Unis possèdent au total environ . Ce nombre prend en compte les ogives actives et inactives, mais pas les quelque retirées en attente de démantèlement.
Comme vecteurs de leurs armes nucléaires, les États-Unis mettent en œuvre les trois composantes de la « triade nucléaire » : missiles intercontinentaux de type Minuteman en silos à terre, missiles Trident à bord des sous-marins de la classe Ohio et bombes ou missiles de croisière lancés depuis des bombardiers stratégiques B-52 ou B-2. Histoire Projet Manhattan
vignette|gauche| L'explosion atomique lors de l'essai atomique Trinity est la première jamais réalisée par l'Homme.
Les États-Unis ont commencé à développer des armes nucléaires pendant la Seconde Guerre mondiale sous les ordres du président d'alors, Franklin Roosevelt, en 1939. Ils étaient largement motivés par des informations qui indiquaient que d'importants efforts de recherches atomiques se déroulaient dans l'Allemagne nazie. Après un début lent sous la férule du National Bureau of Standards, sur les recommandations urgentes de scientifiques britanniques et d'administrateurs américains, la responsabilité du programme a été remise au Office of Scientific Research and Development. En 1942, il échoit officiellement à l'armée américaine et est baptisé Projet Manhattan.
Sous la direction du général américain Leslie Groves, plus de seront construits ou aménagés pour la recherche, la fabrication et les tests des différentes composantes d'une bombe atomique. Parmi ceux-ci, notons : un laboratoire de recherche, le Laboratoire national de Los Alamos (au Nouveau-Mexique), sous la supervision du physicien Robert Oppenheimer, une usine d'extraction de plutonium, à Hanford (dans l'État de Washington), un site d'enrichissement d'uranium, le Laboratoire national d'Oak Ridge (au Tennessee).
En investissant énormément dans la fabrication de plutonium dans les premiers réacteurs nucléaires, ainsi que dans les procédés de diffusions gazeuse et électromagnétique, qui permettent d'enrichir l'uranium afin d'obtenir de l', les États-Unis sont à même en 1945 de développer trois armes opérationnelles. Une bombe atomique au plutonium à implosion, d'une puissance explosive d'environ est testée le (essai atomique Trinity). Sur les ordres du président américain Harry S. Truman, le de la même année, une bombe atomique à uranium à insertion (Little Boy) est larguée sur Hiroshima et le , une bombe atomique au plutonium à implosion (Fat Man) est larguée sur Nagasaki. Les bombes ont tué entre et blessé ...
Pendant la guerre froide Entre 1945 et 1990, les États-Unis ont fabriqué plus de , sous différentes, allant d'une puissance explosive de (telle la Davy Crockett, arme portable) à (la B41) 50 Facts About Nuclear Weapons, Brookings Institution.. Leur mise en œuvre en cas de guerre nucléaire dépend du Single Integrated Operational Plan depuis les années 1960
Entre 1940 et 1996, les États-Unis ont dépensé au moins de dollars américains (de 1996) pour la fabrication d'armes nucléaires et les infrastructures nécessaires pour les maintenir en service Estimated Minimum Incurred Costs of U.S. Nuclear Weapons Programs, 1940-1996, Brookings Institution.. Plus de la moitié de ce montant a été alloué aux vecteurs nucléaires (missiles, avions, etc.), alors que 0,02 % de ce montant a été dépensé pour la surveillance du programme par le Congrès des États-Unis. de dollars américains ont été dépensés pour la décontamination et la gestion des déchets radioactifs provenant de ce programme.vignette|centré|800px|Tableau de données relatives aux armes nucléaires et vecteurs détenues par les États-Unis et l'Union soviétique de 1945 à 1990 à la fin de l'année en cours. Ce tableau indique aussi les limites fixées par le traité SALT I.
Après la guerre froide gauche|vignette|Un véhicule de rentrée du missile Peacekeeper est soumis à un mur de feu pour déterminer comment ses composantes se seraient comportées s'il avait été lancé à l'époque, en 2004. Ce test fait partie des mesures du stockpile stewardship, un programme de validation des armes nucléaires américaines qui ne recourt pas aux explosions.
Après la fin de la guerre froide à la suite de la dissolution de l'URSS en 1991, le programme nucléaire militaire des États-Unis a été sévèrement réduit : arrêt des essais nucléaires, arrêt de conception et de fabrication d'armes nucléaires et réduction du stock d'armes nucléaires des États-Unis de moitié au milieu des années 1990. Plusieurs sites sont fermés et sont soumis à des mesures de réhabilitation environnementale. Le gros de la recherche s'oriente vers la validation des armes nucléaires sans recourir à des explosions grandeur nature : le Stockpile stewardship utilisant essentiellement la simulation informatique grâce au Advanced Simulation and Computing Program. De plus en plus d'argent est remis à différents programmes destinés à limiter la prolifération de ces armes. Par exemple, de l'argent est remis à différents États qui faisaient partie de l'ex-URSS dans le but d'éliminer lesdites armes et la Russie reçoit de l'aide pour inventorier et sécuriser son arsenal nucléaire. En date de 2006, dans le cadre du Radiation Exposure Compensation Act, plus de USD ont été remis à des citoyens américains exposés aux radiations provenant des armes. En date de 1998, au moins 759 millions USD ont été versés aux citoyens des îles Marshall pour les compenser à la suite d'essais nucléaires et plus de 15 millions USD ont été versés au Japon pour l'exposition de ses citoyens aux retombées nucléaires de Castle Bravo en 1954 Radiation Exposure Compensation System Claims to Date Summary of Claims Received, Département de la Justice des États-Unis50 Facts About Nuclear Weapons, Brookings Institute.. ont été démantelées entre les années fiscales 1994 et 2009 et des milliers d'autres sont en attente de destruction après leur retrait.
Pendant le mandat présidentiel de George W. Bush et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, des grands journaux américains faisaient circuler des rumeurs comme quoi les États-Unis étudiaient une nouvelle classe d'armes nucléaires, les (littéralement, des « briseurs nucléaires de bunker »), et envisageaient de recommencer à tester en grandeur nature des armes nucléaires dans le cadre du . De plus, des systèmes de défense antimissiles balistique recevaient des fonds additionnels. Le gouvernement des États-Unis affirme au contraire depuis 2004 que l'arsenal sera réduit à environ en 2012, à peu près la moitié de sa taille dans les années 1990 Robert S. Norris et Hans M. Kristensen, The U.S. stockpile, today and tomorrow, Bulletin of the Atomic Scientists 63:5 (September/October 2007): 60-63.. Selon certains rapports, cette réduction serait déjà chose faite en .
Lors d'un discours le , le vice-président des États-Unis Joe Biden déclare que sont opérationnelles (en date du ), étant démantelé depuis 2009 et environ en cours de destruction..
En 2010, l'administration Obama déclare ré-augmenter les fonds consacrés au soutien du nucléaire militaire et à des mesures connexes qui sont à cette date de de dollars par an. Au cours de la période 2010-2015, elle a l'intention d'augmenter le financement de ces activités de plus de de dollars afin de maintenir en condition le complexe industriel et scientifique et d'éliminer les installations trop vieilles datant parfois de la Seconde Guerre mondialeLe vice-président Joe Biden parle de la vision de M. Obama en matière de nucléaire , , America.Gov.
Selon le magazine américain The Atlantic Monthly, au début du , les États-Unis dépensent annuellement environ US$ par année pour maintenir en service leur arsenal nucléaire. De plus, pendant les années 2010, l'administration Obama a promis d'augmenter cette somme de par année pour de nouvelles installations de fabrication d'armes et de rajouter par année pour créer une nouvelle génération d'armes nucléaires (missiles, sous-marins et bombardiers), ce qui donne au total un budget d'environ sur 10 ans.
De jusqu'en 2024, le Government Accountability Office estime, en , le soutien et la modernisation de l'arsenal à de dollars courants dont pour les vecteurs, pour les ogives et pour les systèmes de commandement et de contrôle..
Essais nucléaires
droite|vignette|Les États-Unis ont réalisé des centaines d'essais nucléaires au site d'essais du Nevada.
Entre le et le , les États-Unis ont régulièrement effectué dans le cadre de la recherche, du développement et de la fiabilité de leur arsenal des essais nucléaires, sauf pendant un moratoire de à . Selon les données officielles, ont été effectués, plus de 100 ayant eu lieu dans l'océan Pacifique, 900 ayant lieu au site d'essais du Nevada et 10 autres à différents endroits (Alaska, Colorado, Mississippi et Nouveau-Mexique)Selon le Nuclear Weapon Archive, les États-Unis ont officiellement conduits entre 1945 et 1992. Carey Sublette, Gallery of U.S. Nuclear Tests. Jusqu'en , la plupart des essais étaient atmosphériques (au-dessus du sol). Après la ratification du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires, tous les essais seront effectués sous la terre dans le but de prévenir les retombées radioactives atmosphériques.