Le Thunder d’Oklahoma City (en anglais : Oklahoma City Thunder, « le tonnerre d’Oklahoma City ») est une franchise américaine de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Oklahoma City dans l'État de l'Oklahoma. Elle est créée en 1967 sous le nom des SuperSonics de Seattle puis délocalisée à l'été 2008. Elle est membre de la Conférence Ouest, au sein de la division Nord-Ouest. L’équipe joue ses matchs à domicile dans le Paycom Center.
À Seattle, les SuperSonics se sont qualifiés pour les playoffs de la NBA à 22 reprises, ont remporté leur division à six reprises, ont accédé à trois finales et ont remporté le titre en 1979. À Oklahoma City, le Thunder s’est qualifié pour la première fois en séries éliminatoires durant la saison 2009-2010. Ils ont remporté leur premier titre de division, en tant que Thunder, en 2011 et leur premier titre de conférence en 2012, participant à la quatrième finale NBA de l’histoire de la franchise. En 2025, le Thunder remporte son second titre, le premier à Oklahoma, face aux Pacers d'Indiana dans le match 7.
Histoire
Supersonics de Seattle (1967-2008)
Le club fait ses débuts en NBA en , en même temps que les San Diego Rockets. Le nom de la franchise, « SuperSonics », est choisi à l'issue d'un concours local. Sur 25000 réponses, SuperSonics est revenu plus de 200 fois, en référence à l'implantation de Boeing dans la ville. Le surnom du club est aussi régulièrement contracté en « Sonics ».
Le premier logo du club est conçu par l'agence publicitaire de David Stern, l'ancien commissaire de la NBA.
Seattle compte dans ses rangs Walt Hazzard, Bob Weiss, Rod Thorn et sélectionne Al Tucker avec le sixième choix de la draft, et Bob Rule avec le septième. Sous la houlette de l'entraîneur Al Bianchi, Hazzard, après trois saisons en demi-teinte chez les Lakers de Los Angeles explose enfin chez les Sonics et finit meilleur marqueur du club avec 24 points de moyenne ( de la ligue) et 6 passes décisives par match ( de la ligue). Le bilan final, de 23 victoires pour 59 défaites, est typique pour une expansion team, et reste actuellement le pire de l'histoire du club.
Walt Hazzard est échangé à Atlanta durant l'intersaison pour Lenny Wilkens. Wilkens ne déçoit pas en enregistrant 22 points et 8 passes décisives (second dans la ligue) de moyenne. Le meilleur marqueur du club est Bob Rule avec 24 points de moyenne. Mais les performances individuelles de ces deux stars influencent relativement peu les résultats du club qui termine la saison avec 30 victoires. L'entraîneur Al Bianchi est alors limogé durant l'intersaison et est remplacé par Lenny Wilkens, qui officie désormais en tant que joueur-entraîneur. Le club montre ainsi des signes de progression, alors que Wilkens mène la ligue aux passes décisives. Les résultats s'améliorent encore avec 36 victoires pour 46 défaites à la fin de la saison 1969-70.
La progression continue pour la saison 1970-71 avec 38 victoires. Lenny Wilkens est nommé MVP du All-Star Game, mais la grande nouvelle pour le club est la signature de Spencer Haywood, qui a écrasé la concurrence dans la ligue concurrente de la NBA, l'ABA (il est le meilleur marqueur et le meilleur rebondeur de ce championnat). Les Sonics ont dû batailler dur avec les Pistons de Détroit qui détenaient ses droits, mais Haywood est finalement autorisé à rejoindre les Sonics, où il tourne à 20,6 points de moyenne sur 33 matchs.
Haywood devient vite un joueur dominant dans la ligue, avec 26,2 points de moyenne en 1971-72. Mais si le bilan annuel des Sonics s'améliore encore avec 47 victoires pour 35 défaites (première saison à plus de 50 % de victoires dans l'histoire du club), le club ne se qualifie pas pour les playoffs. Durant l'intersaison Lenny Wilkens est échangé aux Cavaliers de Cleveland contre Butch Beard. Ce mouvement marque un arrêt dans la progression du club qui ne remporte que 26 matchs en 1972-73, en dépit des performances de Spencer Haywood (troisième marqueur de la ligue avec 29,2 points de moyenne).
Les Sonics tentent de rebondir pour la saison 1973-74 avec la signature comme entraîneur et General Manager du légendaire Bill Russell. L'arrivée de l'ancien pivot des Celtics est bénéfique au club qui termine avec 36 victoires, 10 de plus que la saison précédente. L'ascension continue la saison suivante et pour la première fois de leur existence les Sonics se qualifient pour les playoffs avec un bilan de 43 victoires pour 39 défaites, bien favorisé par une série de 7 victoires consécutives sur la fin de saison. Ils battent même les Pistons de Détroit au premier tour en 3 manches sèches avant d'être éliminés par les futurs champions : les Warriors de Golden State.
Durant l'intersaison 1995, les Sonics récupèrent Eric Snow, sélectionné par Milwaukee, pour servir comme troisième meneur derrière Gary Payton et Nate McMillan. vignette|Dernier logo des Sonics À la suite du départ de Nate McMillan, qui a répondu favorablement à l'offre lucrative des Trail Blazers de Portland, les Sonics nomment comme entraîneur Bob Weiss, qui était membre de la première équipe des Sonics en 1967. Durant la draft, les Sonics sélectionnent avec le le pivot français Johan Petro.
La fin après 41 ans à Seattle Depuis 2006, le club est aux mains d'un homme d'affaires d'Oklahoma City, Clay Bennett, qui souhaitait amener l'équipe dans sa ville, laquelle a accueilli les Hornets de La Nouvelle-Orléans pendant la saison 2005-2006 à la suite de l'ouragan Katrina. Outre les résultats médiocres des dernières années, le club souffrait en effet de difficultés pour réunir la somme nécessaire (environ 500 millions de dollars) pour la construction d'une nouvelle salle, plus moderne et plus grande que l'actuelle Key Arena. La NBA finit par accéder à la demande de déménagement le (les propriétaires des clubs votant par 28 à 2 en sa faveur). Malgré les nombreuses résistances, de la part des supporters de Seattle, mais aussi de Howard Schultz, président directeur-général de Starbucks, et ancien propriétaire du club, qui entendait poursuivre les investisseurs d'Oklahoma City qui, selon lui, n'auraient pas respecté une des clauses du contrat de vente qui stipulait qu'ils devaient « faire des efforts sincères » (good-faith effort) pour garder l'équipe à Seattle NBA Owners Approve SuperSonics' Move to Oklahoma, bloomberg.com, 18 avril 2008, l'annonce officielle du déménagement des Supersonics fut confirmée le . La franchise change de couleurs et prend le nom de Oklahoma City Thunder. Les couleurs et le nom de Supersonics appartenant toujours à la ville de Seattle, cela laisse un espoir de revoir, un jour, une autre franchise revenir sous le nom des Supersonics.
Thunder d'Oklahoma City (2008-)
À la conquête d'un titre autour du Big Three (2008-2012) Lors de la saison 2008-2009, malgré les arrivées de Russell Westbrook et de Jeff Green, le Thunder d'Oklahoma City termine cinquième et dernier de la Northwest Division avec un bilan de 23 victoires et 59 défaites. Le , l'entraineur P.J. Carlesimo est limogé à la suite d'un bilan d'une victoire pour 12 défaites. Il est remplacé par l'assistant Scott Brooks qui assure l'intérim jusqu'en fin de saison, et qui est ensuite maintenu par le club. Après un début difficile (3-29), le Thunder commence à montrer des signes de progrès, en finissant la saison à 20-30 sur les 50 derniers matchs.
Durant l'intersaison, peu de changements sont apportés, les dirigeants du club préférant continuer à reconstruire l'équipe autour du noyau composé de Kevin Durant, Jeff Green et de Russell Westbrook. L'équipe choisit James Harden de l'université d'État de l'Arizona avec le de la Draft 2009 de la NBA. Le Thunder choisit également le Français Rodrigue Beaubois avec le , mais il est immédiatement envoyé aux Mavericks de Dallas en échange du , Byron Mullens. L'équipe signe également les vétérans Etan Thomas et Kevin Ollie. Enfin, le , l'équipe récupère par un échange avec le Jazz de Utah le rookie Eric Maynor, qui devient le meneur remplaçant pour le reste de la saison.
Les progrès du duo Kevin Durant-Russell Westbrook permettent à l'équipe la plus jeune de la NBA de réaliser une saison remarquable, terminant avec un bilan de 50 victoires pour 32 défaites, et se qualifiant pour les playoffs en finissant à la de la Conférence Ouest. Scott Brooks remporte le titre d'entraîneur de l'année.
Au premier tour des playoffs, le Thunder rencontre alors les Lakers de Los Angeles, champions en titre. Après avoir perdu les deux premiers matchs à Los Angeles, l'équipe remporte les deux matchs suivants à domicile, avec notamment une victoire de 21 points lors du match 4. Cependant, le Thunder est éliminé à la suite d'une défaite à domicile 94-95 lors du match 6.
La saison 2010-2011 démarre sous les meilleurs auspices pour le Thunder à l'image de ses deux stars Kevin Durant et Russell Westbrook qui viennent de remporter les championnats du monde avec le Team USA. L'équipe est désormais capable de rivaliser avec les grosses écuries de la Conférence Ouest. Avant le NBA All-Star Game 2011 le Thunder se stabilise dans le top 5 de leur conférence avec déjà plus de 30 victoires à mi-parcours.
Avec l'intérêt de renforcer leur raquette un peu fébrile, ils décident de transférer Jeff Green et Nenad Krstić à Boston contre Nate Robinson et Kendrick Perkins. Perkins est donc le nouveau pivot titulaire, associé dans la raquette au prometteur Congolais Serge Ibaka. Nate Robinson quant à lui sert de remplaçant de luxe pour le poste de meneur de jeu et d'arrière.
Ces transferts se révèlent efficaces, le Thunder devenant champion de la division Northwest à l'issue de la saison régulière. Après avoir battu les Nuggets de Denver (4 à 1) et les Grizzlies de Memphis (4 à 3). En finale de conférence, le Thunder chute face aux futurs champions NBA, les Mavericks de Dallas. Malgré un succès à l'extérieur lors du match 2, les Mavericks s'imposent 4 à 1, privant l'équipe du Thunder de ses premières Finals.
Lors de la saison 2011-2012 raccourcie pour cause de lock-out, le Thunder est clairement l'un des favoris pour le titre NBA. Les joueurs sont jeunes et ont assez d'expérience pour prétendre au titre. La franchise tient son rang durant la saison régulière. Elle doit toutefois se passer de Eric Maynor, blessé pour toute la saison. La star de l'équipe, Kevin Durant, termine au premier rang des marqueurs de la ligue et est devancée par LeBron James lors du vote désignant le meilleur joueur de la saison. De plus, l'arrière remplaçant James Harden est élu meilleur de l'année.
Pendant les , les joueurs du Thunder arrivent à battre facilement le champion en titre, les Mavericks de Dallas, sur le score de quatre à zéro au premier tour, puis les Lakers de Los Angeles quatre à un, et ensuite les Spurs de San Antonio, quatre à deux. Lors de cette finale de la Conférence Ouest, le Thunder est mené par deux à zéro avant de remporter les quatre rencontres suivantes. Lors de la finale NBA, le Thunder est opposé au Heat de Miami. Le Thunder remporte le premier match par 105-94 au Chesapeake Energy Arena avant de s'incliner dans sa salle pour le second match. Les trois matches suivants se déroulent à Miami et sont tous remportés par le Heat qui gagne le titre de champion NBA.
L'ère Durant-Westbrook (2012-2016) Ils attaquent la saison 2012-2013 en se séparant du meilleur de la saison précédente, James Harden, contre trois choix de draft futurs, Kevin Martin et Jeremy Lamb dans un échange avec les Rockets de Houston, la raison principale étant le fait que les dirigeants d'OKC ne souhaitaient pas payer la luxury-tax payée par les franchises qui dépassent le salary cap.
Et la saison 2012-2013 réussit plutôt bien au Thunder qui termine de la Conférence ouest avec un bilan de 60 victoires pour 22 défaites, devançant les Spurs de San Antonio.