Geoffroy Richard Jules Dauvergne, né le à FlersAu rue Saint-Georges. et mort le à DinardÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un peintre, mosaïste, fresquiste et sculpteur français.

Biographie Geoffroy Dauvergne est un peintre figuratif appartenant à la nouvelle école de Paris et dont l'art est influencé par Mathurin Méheut (1881-1964) et le cubisme. Issu d'une famille de notables, deuxième d'une lignée de sept enfants et dont le père Jules Georges Victor Pierre Dauvergne (1888-1964), et son épouse Geneviève Valentine Marie Félicia Aubrée (1899-1979). Jules Dauvergne est notaire à Flers, au 3, rue Saint-Georges. En 1930, il cède son étude pour embrasser une carrière de magistrat. Nommé juge à Saint-Malo, la famille vient habiter au 28, boulevard Surcouf à Saint-ServanActuel 40, boulevard Henry Dunant. jusqu'en 1933, et à Vitré de 1933 à 1936. Il y fréquente le collège de la ville, où son professeur de dessin Étienne Blandin le remarque et invite ses parents à l'orienter vers le dessin, puisqu'il passe son temps à cette occupation. Les premières œuvres sont datées de son enfance à Vitré. Il peint sa première aquarelle en 1934, puis plus tard des vues de Coutances, Vitré, du Mont Saint-Michel, des gravures de maisons anciennes à Rennes.

Les années de formation à Rennes De 1936 à 1941, Dauvergne fréquente le collège Saint-Martin n'ayant pas obtenu son baccalauréat, ses parents vont l'inscrire, sans enthousiasme, à l'école régionale des beaux-arts de Rennes en 1941, sous la direction de Pierre Galle (1883-1960). Il commence son apprentissage dans l'atelier de Mathurin Méheut où il fait la connaissance de Frédéric BackAinsi qu'entre autres du futur photographe de guerre Henri Huet, du sculpteur Roland Guillaumel, de Joseph Archepel, de Jean-Marie Martin, du peintre, verrier et graveur Roger Marage, de Madeleine Lefeuvre, future fondatrice et directrice d'une académie d'art à Tréguier.. Élève de Mathurin Méheut, il affronte la forte personnalité du maître et prépare lui-même ses couleurs. Il apprend la perspective avec l'architecte Raymond Cornon (1908-1982).

En 1941, il obtient le premier prix ex æquo pour la Tête de plâtre avec son ami Rocherullé sous la direction de Jean Collet (1886-1974), et le prix d'ornement ex æquo avec Rocherullé sous la direction de Camille Godet. IEn 1942, il remporte le premier prix de la Ville de Rennes, le premier prix d'architecture dans l'atelier de Marcel Guillet (1894-1985), et le premier prix d'anatomie dans l'atelier de Théophile Lemonnier (1901-1986).

Les sorties pour faire des croquis d'après nature se font sous les bombardements. Il est arrêté en compagnie d'un autre camarade par la Gestapo alors qu'il fait des dessins de tanks et autres canons en gare de Rennes. Il faut l'intervention de Mathurin Méheut et du préfet pour qu'ils soient libérés. Pour échapper au service du travail obligatoire (STO), il trouve un temps refuge chez l'abbé Morin en compagnie de Frédéric Back, qui jouit déjà d'une petite renommée pour avoir illustré Du Guesclin de Roger Vercel.

Formation à Paris Le , il entre à l'École des beaux-arts de Paris, dont le directeur est l'architecte Paul Tournon (1881-1964), et intègre l'atelier de Jean Dupas (1882-1964), où il remporte des prix et médailles. Il réside alors au rue Lafayette. Il est reconnu pour sa dextérité par ses pairsParmi lesquels Jean-Pierre Alaux, Paul Guiramand, Joseph Archepel, Paul Ambille, Éliane Beaupuy, Paul Collomb, Roland Guillaumel, Jean Monneret, Olivier Pettit, Jacques Reverchon, Mickaël Compagnion, André Plisson, Claude Dechezelle, André Pédoussaut, Roger Forissier, qu'il retrouvera à la Casa de Velázquez à Madrid, Henri Van Moé.. Il côtoie également les élèves des ateliers voisins, Paul Guimezanes et Michel Dureuil, à qui il offre une esquisse sur toile, La Tentation de VénusToile reproduite dans la nouvelle édition du Catalogue raisonné de Geoffroy Dauvergne. et le sculpteur Georges Delahaie. Ses nus académique furent réalisés pour la plus grande partie à l'époque de l'atelier Dupas aux Beaux-Arts. L'un d'eux représente le modèle Lucette Jeannin Alain Valtat, . Sa Diane au repos orne le dessus de la porte d'un restaurant dinardais. On compte trente œuvres, dessins et tableaux de cette période. Il concourt par trois fois sans succès au prix de Rome. En 1951 il a pour professeur Edmond Heuzé qui remplace Jean Dupas, absent pour subir une opération.

En 1946, ses parents lui achètent un atelier vaste et lumineux au 41, rue Bayen dans le de Paris dans lequel il s'installe avec son frère Pierre (1924-2022) en 1947 et qui restera dans la famille jusqu'à sa mort. Il y reçoit ses amis Roland Guillaumel, Henri Van Moé qui y réalisent leurs sculptures monumentalesValtat, Catalogue Raisonné , . Il déménage à son retour de la Casa de Velázquez en 1955, préférant rester à Saint-Servan chez ses parents. Il achète ensuite la propriété « L'Écluse » à Pleurtuit, où il s'installe définitivement en 1970. Il fait la connaissance de l'acteur Jess Hahn .

Il copie des œuvres de Quentin de La Tour, Jacob van Ruisdael, Gérard de Saint-Jean, Joshua Reynolds, François Boucher, Jean-Baptiste Camille Corot, Hendrick ter Brugghen, Francisco de Goya, Jacques Louis David, Auguste Renoir et du CaravageParmi ceux figurant au Catalogue raisonné.. Les premières copies datent des années 1940 où il se rend au musée des beaux-arts de Rennes. Les notables locaux lui commandent des copies d'après les grands maîtres. Une trentaine d'œuvres sont répertoriées à ce jour et il lui arrivait de faire plusieurs fois la même toile.

Il connaît le même succès avec ses portraits, entre autres celui de l'évêque de Rennes. Après un désaccord avec sa mère, il détruit le portrait qu'il fait d'elle et dont il ne reste qu'une photographie de lui peignant cette toile. Une quarantaine de portraits sont actuellement répertoriés dont deux conservés à l'École des beaux-arts de Paris et le portrait de l'amiral Charles René Magon de Médine à la mairie de Saint-Malo. Il portraiture son ami le sculpteur Roland Guillaumel qui avait fait un buste de DauvergneNon localisé.. En 1951, Edmond Heuzé remplace Jean Dupas devant s'absenter pour une intervention chirurgicale, et enseigne entre autres le portrait à ses élèves. Le portrait de La Femme au livre est conservé dans les collections de la Casa de Velázquez. Il existe quatre autoportraits. Geoffroy, très admiratif de la pastelliste Anne-Marie Feuchères, a fait dans les jardins de la propriété de celle-ci« Riviera », rue des Fours à Chaux à Saint-Servan. le portrait de Nathalie EdouxNon localisé, du Catalogue raisonné..

Pensionnaire de la Casa de Velázquez Lauréat de la Casa de Velázquez à Madrid, il en devient pensionnaire du au . Le bâtiment ayant été détruit pendant la guerre, il loge avec quelques autres dans un hôtel particulier du Viso. Il y a là les artistes Olivier Pettit, Geneviève Laurent, Albert Zavaro, Jean Joyet, Marcelle Deloron, Mickaël Compagnion, Gaston Sébire, Paul Collomb, René Quillivic, Bachir Yellès, Ernest Risse, Olivier Pettit et le géographe Alain Huetz de Lemps, et l'architecte Vladimir Couprianoff, et son épouse, Jean Mamez (1922-2018)

Carrière artistique et académique En 1952, il expose au salon de la Société nationale des beaux-arts où il est remarqué par l'architecte Louis Arretche qui, de 1930 à 1960, fait fonctionner l'atelier de la grande masse de l'École nationale supérieure des beaux-arts avec Georges Gromort (1870-1961)dans les anciens ateliers parisiens de Marie Vassilieff au avenue du Maine (aujourd'hui musée du Montparnasse). La Prairie et le village, Les Tours de Tolède et Portraits d'enfants sont des tableaux qui sont exposés au Salon d'automne marocain de CasablancaPar Mickaël Compagnion, président de l'Alliance française de Mecknès et professeur d'art au Maroc entre 1952 et 1957., en compagnie d'autres peintres français dont Olivier Seguin. Un paysage de Nerja fait partie des collections de la Casa de Velázquez.

Devenu professeur de dessin aux Cours Hattemer à Paris pendant quelques mois, mais incapable de discipliner ses élèves, il démissionne.

Il se lance alors dans la restauration de tableaux pour un marchand belge et sympathise avec un de ses voisins d'atelier, le peintre Fabien Fabiano (1882-1962).

Ses marines représentent la Bretagne et plus particulièrement Saint-Malo, Dinard et les environs, ainsi que les bords de Rance. Une toile représente Jullouville en Normandie, son grand-père maternel le docteur Aubrée ayant été l'un des cofondateurs de cette station balnéaire. D'autres représentent quelques vues de ports en Espagne. C'est avec En barque à Saint-Malo qu'il obtient son admission et un prix en tant que sociétaire à la Société nationale des beaux-arts en 1952. Très prolifique, il refusera pourtant de devenir peintre de la Marine, ne voulant pas subir de contraintes. Cent trente quatre œuvres marines sont recensées dans sa production.

Avec des voisins chasseurs et pêcheurs qui lui ramènent bien souvent des produits de leur chasse en échange de quelques toiles, il peut à loisir peindre du gibier, des poissons, coquillages et crustacés. Les premières œuvres datent des années 1940 et sa nature morte Les Champignons, vendue quinze jours avant sa disparition, sera sa dernière peinture du Catalogue raisonné.. Deux études de chevaux pour une préparation en vue du concours du prix de Rome de 1951 sont dédicacées à son ami et condisciple Joseph Archepel. Font également partie de cette catégorie les fresques peintes à l'école du Bel Air de Saint-Malo, Les Fables de La Fontaine et Le Bestiaire à l'école de la Cité de la même ville.

Il meurt accidentellement le à Saint-Lunaire en tombant des rochers à la pointe du Décollé.

Œuvres référencées

La mention « CR » renvoie au Catalogue raisonné.

Dessin Joséphine, 1943, dessin d'après une estampe du Le Sacre de Napoléon, gravé d'après Jacques-Louis David, , collection particulière. CR . Carole, 1964, dessin au crayon noir sur papier blanc, non signé, non daté, collection particulière. CR .

Peinture de chevalet Copie L'Enfant, huile sur toile, d'après Joshua Reynolds, , signé en bas à gauche : . CR . Martyre de Saint-Mathieu, d'après Le Caravage, huile sur bois, . CR . Paysage, d'après Jacob van Ruisdael, huile sur toile, signé en bas à droite, , collection particulière. CR . Diane sortant du Bain, d'après François Boucher, huile sur toile, , Collection Rocherullé. CR . La Nativité, d'après Gérard de Saint-Jean (1460-1495), huile sur bois, , collection particulière. CR . L'Infante d'Espagne, d'après Diego Vélasquez, huile sur toile, collection Paul Dauvergne.. CR . La Femme au turban ou Femme à la perle, d'après Vermeer de Delft, huile sur toile, , collection particulière. CR . La Femme au turban ou Femme à la perle, d'après Vermeer de Delft, deuxième version, huile sur toile, . CR . La Danse des nymphes, d'après Jean-Baptiste Corot, huile sur toile, , collection particulière. CR . L'Adoration des bergers, d'après Georges de La Tour, huile sur toile, , collection particulière. CR . La Nativité, d'après Georges de La Tour, huile sur toile. CR . La Nativité, d'après Georges de La Tour, huile sur toile. CR . La Nativité, d'après Georges de La Tour, huile sur bois. CR .

Portrait Autoportrait, 1942, huile sur isorel, , Collection J. Dauvergne. CR . Monsieur Jules Dauvergne, juge, 1943, huile sur toile, , Collection Robert Dauvergne. CR . Portrait de Jacques Dauvergne, 1943, huile sur toile, Collection J. Dauvergne. CR . Madame Geneviève Dauvergne, née Aubrée (mère de l'artiste), 1945, huile sur toile. Tableau détruit par l'artiste après une dispute avec sa mère, connu par une photographie. CR . Roland Guillaumel (sculpteur), 1946, huile sur toile, Collection R. Guillaumel. CR . Femme au serre-tête, 1951, huile sur toile, , Paris, École nationale supérieure des beaux-arts. CR .