Corcoué-sur-Logne ([]) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Le territoire de la commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais. Avant 1830, la commune était divisée entre trois paroisses : La Benâte, Saint-Étienne-de-Corcoué et Saint-Jean-de-Corcoué. À la veille de la Révolution, toutes trois faisaient partie des Marches communes de Bretagne-Poitou sur le plan temporel et du diocèse de Nantes sur le plan spirituel.
Les habitants de la commune s'appellent les Corcouéens.
Corcoué-sur-Logne comptait au recensement de .
Géographie Situation Corcoué-sur-Logne est située à au sud de Nantes, au nord de La Roche-sur-Yon, à l'ouest de Cholet et au sud de Saint-Nazaire.
Située en plein bocage armoricain, Corcoué-sur-Logne est traversée par la Logne qui coupe en deux bourgs l'agglomération centrale de Corcoué : Saint-Jean-de-Corcoué à l'ouest, Saint-Étienne-de-Corcoué à l'est ; à l'ouest de Saint-Jean-de-Corcoué se trouve le village de La Bénate.
vignette|300px|Situation de la commune de Corcoué-sur-Logne dans le département de la Loire-Atlantique.
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Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Boulogne, la Logne, le Tenu, la Loisillière, la Roche, le ruisseau de la Forêt et divers autres petits cours d'eau..
La Boulogne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Martin-des-Noyers et se jette dans l'Acheneau à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu..
La Logne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lucs-sur-Boulogne et se jette dans la Boulogne à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu..
Le Tenu, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Touvois et se jette dans l'Acheneau à Saint-Léger-les-Vignes..
vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Corcoué-sur-LogneLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rocheservière à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Corcoué-sur-Logne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42 %), zones agricoles hétérogènes (31,8 %), cultures permanentes (10,6 %), forêts (7,2 %), prairies (4,5 %), zones urbanisées (3,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Corcoiacum en 1059, Corcoue en 1287..
Il s'agit d'un type toponymique gallo-romain en -(i)acum, suffixe localisant à l'origine, puis marquant la propriété. Le premier élément Corcoi- représente l'anthroponyme latin Corcuius qui se superpose au gaulois Curcus. La terminaison -é est la forme usuelle prise par -(i)acum dans l'ouest, y compris dans les parties de la Bretagne où le breton n'a jamais été parlé.
Homonymie avec Courcoué (Indre-et-Loire, Curcue vers 1094, Corcoe en 1131).
La localité se trouve dans le domaine linguistique du paydret. Le nom de la localité en gallo est Corcouë, ou Corcóaé (écriture ELG, prononcé ).. La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est ..
Histoire La commune de Corcoué-sur-Logne a été créée en 1971 par la fusion des communes de Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué. L'ancienne commune de Saint-Jean-de-Corcoué était elle-même composée des communes (de 1790) de Saint-Jean-de-Corcoué et de La Bénate, intégrée en 1830.
Les trois paroisses du Moyen Âge à 1789 À la veille de la Révolution française, les trois paroisses de Saint-Jean-de-Corcoué, La Bénate et Saint-Étienne-de-Corcoué font partie des basses marches communes entre le Poitou et la Bretagne, territoire à statut particulier aux limites des deux provinces.
Sur le plan ecclésiastique, Saint-Jean et La Bénate font partie du diocèse de Nantes, tandis que Saint-Étienne-de-Corcoué fait partie de celui de Luçon.
Saint-Étienne-de-Corcoué La paroisse de Saint-Étienne-de-Corcoué est citée sous l'appellation Sanctus Stephanus dans des textes du .
Saint-Jean-de-Corcoué La paroisse de Saint-Jean-de-Corcoué est mentionnée dans des textes de 1059.
La Bénate : siège d'une puissante châtellenie au Moyen Âge La paroisse de La Bénate (anciennement : « La Bénaste », « La Bénâte ») est mentionnée dans des textes du (la première mention date de 1150).
On sait qu'en 1160, le seigneur Renaud de La Bénate part en Terre sainte (entre la deuxième croisade, 1146-1149, et la troisième, 1189-1192).
La construction du château de La Bénate débute en 1383.
À la fin du Moyen Âge, elle est le siège d'une châtellenie du duché de Bretagne de taille considérable, s'étendant sur trente-trois paroisses, notamment des paroisses des marches Bretagne-Poitou : vingt-six placées presque tout entières sous sa juridiction, dont : treize paroisses de Bretagne : La Bénate, Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué, La Limouzinière, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Colomban, Vieillevigne,Saint-André-Treize-Voies, Touvois, Paulx, Bouaye, Saint-Aignan-Grandlieu, et Saint-Étienne-de-Mer-Morte, treize paroisses du Poitou : Saint-Philbert-de-Bouaine, Rocheservière, La Grolle, Montaigu,Saint-Sulpice-le-Verdon, Mormaison, Saint-Christophe-de-Chastruce, Remouillé, Legé,Saint-Pierre-du-Luc, Saint-Étienne-du-Bois,Grand'Landes et Saint-Paul-Mont-Penit ; quelques fiefs détenus par le seigneur de La Bénate dans sept paroisses plus éloignées : La Garnache, La Marne, La Trinité de Machecoul, Saint-Pierre de Bouguenais, Le Bignon, Haute-Goulaine et Monnières.
Période de la Révolution française (1789-1799) Restructuration administrative Au début de la Révolution française, l'Assemblée nationale constituante crée les départements et les communes (janvier-). Cela entraîne la disparition des anciennes provinces de Bretagne et de Poitou, ainsi que des marches communes. Les trois paroisses deviennent des communes de la Loire-Inférieure et du district de Machecoul. La Bénate dépend du canton de Legé, alors que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué dépendent du canton de La Limouzinière (supprimé au début du ).
En , la constitution civile du clergé place les trois paroisses dans le diocèse de la Loire-Inférieure (aujourd'hui appelé diocèse de Nantes), le territoire des diocèses devant correspondre à celui des départements créés au début de 1790.
La guerre de Vendée dans le pays de Corcoué
À partir de 1793, au début de la Première République, le pays est fortement touché par la guerre de Vendée, avec notamment le massacre de la Chapelle Notre-Dame-la-Blanche en 1794.
La même année, l'église de La Bénate est incendiée.
Évolution des communes et des paroisses depuis 1830 La commune de La Bénate est rattachée à Saint-Jean-de-Corcoué le sur décret du roi . La paroisse devient une succursale de celle de Saint-Jean-de-Corcoué en 1839.
Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué sont rattachés au canton de Legé au début du .
En 1971, Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué fusionnent, formant la commune nouvelle de Corcoué-sur-Logne.
En 1985De 1801 à 1905, les paroisses et les diocèses, régies par le Concordat de 1801, dépendent pour le temporel de l'État ; à partir de la loi de séparation de 1905, les paroisses sont régies par les diocèses, sans aucune intervention de l'État., les trois anciennes paroisses (Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué et La Bénate) sont fusionnées.
Politique et administration Ancienne châtellenie de La Bénate