Djignabo Badji (ou Djignabo Basséne), également surnommé « Bigolo », est une grande figure de la résistance casamançaise à la colonisation française du royaume du Mof-Avví.

Patronyme

Son nom comporte plusieurs autres variantes et graphies, telles que Jinoeb Baaji, dit JiñaaboChristian Roche, Histoire de la Casamance. Conquête et résistance : 1850-1920, Karthala, 1985, p. 286, ou Djignabo Bassène, en réalité DjigabéüConstant Vanden Berghen et Adrien Manga, Une introduction à un voyage en Casamance, L'Harmattan, 1999, p. 268. Son surnom Bigolo signifie « éléphant ».

Biographie

Le , alors que Djignabo Badji, chef charismatique et responsable des fétiches (bëkin) à Séléki, affronte les troupes françaises conduites par le lieutenant Lauqué, il est tué et entre alors dans la légendeCatherine et Bernard Desjeux, Casamance, Brinon-sur-Sauldre, Grandvaux, 2007, p. 87. Les circonstances exactes de sa mort restent cependant controversées.

Postérité Le lycée de Ziguinchor porte son nom depuis 1964.

Bigolo est le nom d'une pièce de théâtre écrite par de jeunes Diolas et représentée en langue vernaculaire à l'École normale William-Ponty de Sébikotane en 1940Louis-Vincent Thomas, Les Diola. Essai d'analyse fonctionnelle sur une population de Basse-Casamance, Dakar, IFAN, Université de Dakar, 1958, p. 452. Elle fut mise en scène et interprétée par le futur professeur Assane Seck.

Le cinéaste d'origine casamançaise, Ousmane Sembène, a baptisé Bigolo le chef des Diolas qui résiste au colonisateur dans son long métrage Emitaï (1971).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire du Sénégal Fodé Kaba Aline Sitoé Diatta

Bibliographie Christian Roche, « La mort de Jinabo », Notes africaines, 1972, ,

Liens externes Lycée Djignabo de Ziguinchor

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