Échallens ou Echallens ( ou ) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud dont elle est le chef-lieu.

Géographie Situation Échallens se trouve au cœur du Gros-de-Vaud, dans la région dite du plateau. Le centre du village, à la gare se situe à une altitude de 46° 38' " N, 6° 37' " E. Le point culminant se trouve dans le Bois de la Commune, au bout du chemin du Grand Pic à une altitude de 46° 37' " N, +6° 38' " E et le point le plus bas se trouve au pied du Mont Tessin à 46° 37' " N, 6° 36' " E.

Échallens est bordé par six communes. Au sud se trouve la commune d'Assens, puis du sud-ouest jusqu'à l'ouest se trouve la commune de Saint-Barthélemy. Au nord ouest, la commune limitrophe est celle de Goumoëns, puis au nord du village il y a la commune de Villars-le-Terroir. Du nord-est jusqu'à l'est, il y a la commune de Montilliez et finalement, au sud-est se trouve la commune de Bottens. La carte ci-dessous représente symboliquement cette disposition.

Cours d'eau Deux rivières passent par Échallens. La plus importante est le Talent, qui entre depuis Malapalud par le Bois de la Commune46° 38' " N, 6° 39' " E. Dans la forêt, ll fait aussi office de limite communale avec Montilliez sur sa rive droite et Échallens sur sa rive gauche. Puis, le Talent entre en zone construite à côté du tennis du village. Il passe alors sous la route cantonale R440c, ou Route de Moudon, puis longe entre les lieux-dits Sur Roche et Au Grésaley. De là, il passe sous la route cantonale R401a ou Route d'Yverdon. Après avoir longé le lieu-dit Pré-Bacon, il passe sous une troisième et dernière route cantonale sur le territoire de la commune. Il s'agit de la route cantonale R299c, ou Route d'Orbe. À la suite de cela, il passe derrière le château et arrive vers la station d'épuration (STEP) de la Clopette avant de quitter le territoire de la commune d'Échallens.

L'autre rivière est la Mortigue. Elle se situe au sud du village, au lieu-dit Les Brits, là où elle prend source46° 37′ 43″ N 6° 37′ 28″ E. Cette rivière quitte le territoire de la commune près du lieu-dit Mont Tessin, qui se trouve sur la commune de Saint-Barthélemy.

Transports

Plusieurs sociétés de transports sont établies à Échallens dont notamment la société Marti transports qui dispose d'un dépôt pour ses autocars ainsi que le service routier du LEB assurant le transport de marchandises dont le dépôt se trouve à côté de la gare d'Échallens.

La commune est sur la ligne ferroviaire Lausanne-Échallens-Bercher (LEB). Trois stations du LEB se situent sur le territoire de la commune : la halte du Grésaley, la halte de Sur Roche ainsi que la gare d'Échallens. Cette dernière assurant aussi les correspondances avec les cars postaux. Ceux-ci desservent les liaisons avec Chavornay (ligne 10.420), Thierrens (ligne 10.428) et Yverdon-les-Bains (ligne 10.670).

Toponymie

Le toponyme de la commune, qui se prononce ou , est formé à l'origine du nom de personne germanique masculin Scarilo et du suffixe toponymique germanique -ingos. Ce type de nom est adopté dans l'espace galloroman à partir du . La forme actuelle est attestée depuis le .

Parmi les plus anciennes occurrences de ce toponyme, on trouve en 1141 capella de Charlens ; en 1177, Uldricus miles de Escharlens ; en 1228, Eschallens ; en 1279, Eschalleins ; en 1315, Echallens. À l'époque bernoise, une forme allemande était également utilisée, Tscherlitz.

La commune se nomme Ètsalyin en patois vaudois.

Son ancien nom allemand est .

Histoire À l'origine les plateaux du Jorat et du Gros-de-Vaud appartiennent à plusieurs seigneurs ecclésiastiques et séculiers tels que l'évêque de Lausanne, les sires de Grandson, de Belmont, de Montfaucon, d'Aubonne et de Cossonay. C'est dans cette région que sera formée la seigneurie d’Échallens, sur le versant occidental du Jorat, par une concession de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, et d'Henri IV, empereur du Saint-Empire romain germanique, à l'intention de l'évêque de Lausanne au Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon.

Dès le des conflits se créent entre les partisans des comtes de Bourgogne, possesseurs des terres d'Orbe et d'Yverdon, et ceux des ducs de Zähringen, recteur impériaux de la transjurane tenant Moudon et la vallée de la Broye. Pour mettre un terme à ces conflits Frédéric Barberousse impose une séparation en deux zones de la région : l'une orientale et l'autre occidentale. Dès lors naissent le Jorat de l'évêque et le Jorat d'Échallens. La région est alors principalement occupée par de grandes forêts : celle de Dommartin (qui de cette commune s'étend jusqu'à Sugnens, Fey et Rueyres), celle de Vuarrens et d'Essertines, celle de Buron (qui occupait les terres de Goumoëns-la-Ville et de Penthéréaz) et celle d'Orjulaz (couvrant les communes d'Oulens, de Bretigny, de Bioley et d'Étagnières). Les deux premières appartiennent au domaine de l'évêque de Lausanne et les deux autres sont dans le domaine royal et des grands vassaux. Ainsi donc c'est dès le début de ce siècle que les églises, les châteaux et les villages du Jorat vont être édifiés.

À cette époque Échallens n'a qu'une chapelle (la capella de Charlens) filiale de l'église de Goumoëns-la-Ville, petit à petit la communauté va prendre de l'importance jusqu'à devenir chef-lieu de la seigneurie féodale du même nom du fait de sa position au centre des possessions des Montfaucon. La date de construction du château est incertaine, ce n'est qu'en 1273 qu'il en est fait mention dans une charte du castrum d'Échallens, mais il appartient aux Montfaucon et se dresse non loin du bourg au bord d'un escarpement au pied duquel coule le Talent. Il sera presque entièrement rebâti au milieu du par Louis II de Chalon-Arlay pour ensuite être utilisé par les baillis bernois et fribourgeois. Ce sont eux qui feront bâtir à neuf le corps de logis, sur la face nord, au .

Au Échallens comprend le château, le village et le bourg. Ce dernier est entouré d'une clôture et fermé par deux portes aux extrémités de la rue principale. Au Girard de Montfaucon l'agrandira et le réunira au château avant de fermer le tout par une muraille et des fossés. Les travaux sont à peine achevés que la peste s'abat sur la ville en 1348 et 1349. Deux ans plus tard Girard et Jacquette de Grandson, sa femme, accordent au bourg les franchises de Moudon ce qui permet à Échallens de se développer rapidement, il devient chef-lieu d'un district féodal étendu et le principal marché du Jorat comprenant plusieurs moulins, de l'artisanat et des produits de la pêche. Il est aussi le siège d'une justice civile et criminelle. Un autre ouvrage fortifié dépend de celui d'Échallens, il s'agit du château de Goumoëns-le-Châtel (actuellement Saint-Barthélemy) élevé au milieu des bois sur un mont bordé sur trois côtés par le Talent ; Ebald de Goumoëns-le-Châtel, qui avait reçu ces terres de l'abbatiale de Romainmôtier en 1265, déclarait relever du château d'Échallens. Enfin plusieurs fiefs dépendent du bailliage d'Échallens : le Châtel-Dessous de Bretigny, Goumoëns-la-Ville, Éclagnens et Goumoëns-le-Jux avec sa maison-forte nommée Le Crau.

Les terres du bailliage sont très étendues aussi les sires de Montfaucon vont-ils remettre l'administration et la garde de ces domaines à des gentilshommes vassaux (nommés milites) ou à des habitants libres (ministri), les principaux sont les nobles de Goumoëns et ceux de Cicon. Ils doivent aussi veiller aux revenus de ces terres, tels que le droit de couper du bois, de faire paître les troupeaux, de récolter le miel et la cire des abeilles sauvages, de ramasser les glands et les faînes, de chasser le petit gibier et de faire des essarts. Au long du temps toutes ces redevances constituèrent des grandes dîmes réunies en un fief relevant du château d'Échallens et à chaque mutation de seigneurs les nobles tenant ce fief s'engageaient à donner à leur seigneur une mule blanche ferrée d'argent, ce présent sera ensuite remplacé par un faucon-gentil (dressé à la chasse) ; en 1517 ce fief valait six mille florins d'or.

En 1351 le bourg d'Échallens est élevé en commune libre grâce à sa charte de franchise, les habitants sont donc désormais exonérés de la taille et de la mainmorte, deux foires sont autorisées ainsi qu'un marché hebdomadaire. Dès lors la ville comprend deux sortes d'habitants, les bourgeois qui demeurent dans l'enceinte du bourg et les forains logeant à l'extérieur et qui ne bénéficient pas des franchises.

Le sobriquet des Challensois est Lè Rondze-Moulet 40, signifiant en francoprovençal les ronge-mulets. En effet, comme l'explique Charles-Roux dans son livre sur les noms et sobriquets vaudois : La légende dit qu'on y aurait mangé du mulet.

Politique Échallens dispose d'un organe législatif : le Conseil communal, doté de 60 membres, et d'un organe exécutif : la Municipalité, comptant 5 membres. L'organe législatif est élu au système proportionnel et l'organe exécutif, au système majoritaire à deux tours. Les mandats législatifs et exécutifs durent tous les deux 5 ans.

Conseil communal

Le Conseil communal d'Échallens se réunit selon un calendrier de séances prédéfini. Ses compétences principales sont :

le contrôle de la gestion les propositions de dépenses extra-budgétaires le projet de budget et des comptes le projet d'arrêté d'imposition l'acquisition et l'aliénation d'immeubles, de droits réels immobiliers

Les 60 membres du Conseil communal sont élus selon le système de la représentation proportionnelle. Actuellement, le conseil se compose de 5 partis politiques :

Entente communale d'Echallens Echallens Autrement Socialistes, verts et indépendants UDC / PAI (Union démocratique du centre) Ecologie et citoyenneté

+Répartition des sièges au Conseil communal d'Échallens, législature 2021-2026PartiSiègesEntente communale d'Echallens32Echallens Autrement9Socialistes, verts et indépendants9 Union démocratique du Centre5Ecologie et citoyenneté5

Population et société

Gentilé et surnoms Les habitants de la commune se nomment les Challensois ou les Échallensois.

Ils sont surnommés les Rondze-mulets (patois vaudois signifiant les ronge-mulets), ainsi que lè Tsalin (les Éclairs). Ils partagent le premier surnom avec les habitants de Dully.

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Écoles Jusqu'en , la commune compte une école primaire, l'établissement scolaire primaire et secondaire d'Échallens-Poliez-Pittet, Collège de Court Champ réparti en deux lieux sur Échallens : Court-Champ et le Château ; ainsi qu'une école secondaire, l'établissement scolaire secondaire des Trois Sapins. Dès le , les établissements scolaires se réorganisent et l'établissement primaire et secondaire d'Échallens-Poliez-Pittet devient entièrement primaire et change de nom : établissement primaire d'Échallens - Émile Gardaz.

Médias

L'Écho du Gros-de-Vaud est un hebdomadaire tout ménage servant de feuille d'annonces et d'organe officiel pour les communes du district du Gros-de-Vaud et environs représentant cinquante-quatre localités. Ce journal a été fondé en 1930 par l’imprimeur-éditeur André Hol à Échallens. Il a notamment publié régulièrement durant vingt ans des textes d’Émile Gardaz accompagnés de photos de Paul Cornaz.

Clubs sportifs Football Club Échallens Région (FCER) Vélo club Echallens (VCE) Echallens basket clu] (EBC) Badminton club du Gros-de-Vaud Echallens Natation Tennis club Echallens Tir sportif Echallens

Sociétés et associations culturelles Chœur mixte « La Talentelle » Chœur mixte « Sainte Cécile » Conservatoire des Régions Gros-de-Vaud Harmonie (fanfare) municipale « La Lyre » Echallens chess club Groupe de danses folkloriques « Lè Tsalèin » Association des Amis du Cinéma d'Echallens (AACE) Association des paysannes vaudoises Ludothèque régionale d'Echallens Société de Jeunesse d'Echallens

Culture et patrimoine Patrimoine bâti

Architecture religieuse