thumb|l'uniforme du régiment de 1791 à 1792 Le régiment de cuirassiers (ou RC) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Cravates cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.
Création et différentes dénominations 1643 : création d’un régiment de Croates par le comte Jean de Balthazard au service de l'armée royale, qui prendra le nom de Royal-Cravates. 1791 : renommé de cavalerie. 1803 : renommé de cuirassiers. 1815 : dissous. 1825 : recréation sous le nom de de cuirassiers. 1919 : dissous. 1940 : recréation sous le nom de de cuirassiers comme régiment de découverte d’une division légère mécanique 1940 : dissous. 1971 : recréé comme régiment de réserve.
Chefs de corps - : comte de Tessé 1791 : colonel Charles Joseph de Pully (**) 1792 : colonel Marc-Pierre de la Turmeliere 1793 : chef de brigade de Grave, (?) 1794 : chef de brigade Christophe Ossvald (*) 1795 : chef de brigade Gaspard Dubouchat 1797 : chef de brigade Pierre François Lataye (*) 1806 : colonel Samuel Lhéritier de Chézelles (**) 1809 : colonel Louis Bernard Francq 1812 : colonel Pierre-Adriende Lahuberdière 1825 : colonel Louis Auguste de Bourbel de Montpinçon 1831-1834 : colonel Alexandre Bache 1834-1843 : colonel de Waldner de Freunstein 1843-1851 : colonel Gado 1851-1857 : colonel Rigaud de Rochefort 1857-1866 : colonel René Augustin Galland de Longuerue 1866-1868 : colonel Dupressoir 1868-1875 : colonel Yungker 1875-1879 : colonel MacDermott 1879-1885 : colonel Ducheyron 1885-1892 : colonel Chauveau de Bourdon 1892-1894 : colonel Canonge 1894-1900 : colonel Geay de Montenon 1900-1901 : colonel de Fry 1901-1910 : colonel Caillard d'Aillières 1910-1914 : colonel Bartoli …
Historique des campagnes, bataille et garnisons du RC
Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l'Empire thumb|right|250px|Colonel du dans la Grande Armée 1792 : affecté à l’armée du Centre Bataille de Valmy : Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1793-1794 : affecté à l’armée de la Moselle 1794-1797 : affecté à l’armée de Sambre et Meuse Bataille de Fleurus 1799-1800 : affecté à l’armée du Rhin Combat de Giessen le et de Offenbourg le Bataille de Neuwied Bataille de Hohenlinden 1805-1807 : affecté à l’Grande Armée, dans le corps de réserve de cavalerie Murat, de grosse cavalerie d'Hautpoul, brigade Saint-Sulpice : 1805 : 2 décembre : bataille d'Austerlitz 1806 : bataille d'Iéna 1807 : Bataille d'Hoff, 8 février : Bataille d'Eylau 1808 : une est envoyée en Espagne : Bailén 1809 : Corps de réserve de cavalerie Bessières, de grosse cavalerie Saint-Sulpice, brigade Guiton : Eckmühl, Essling, Wagram, Znaïm. 1812 : Campagne de Russie réserve de cavalerie Murat, de cavalerie Montbrun, de cuirassiers Wathier, brigade Richter Bataille de La Moskowa, Borissov, Winkowo. 1813 : campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig de cavalerie Sébastiani, de grosse cavalerie Saint-Germain, brigade Thiry : Leipzig, Hanau, Hambourg (1 détachement). 1814 : campagne de France 14 février 1814 : bataille de Vauchamps réduit à 1 escadron : Bataille de Paris (1814). 1815 : Campagne de Belgique (1815) corps de cavalerie Milhaud, de cavalerie Delort, brigade Farine : Ligny, Waterloo.
De 1815 à 1848 1832 : Belgique
Second Empire Au , le de cuirassiers fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le de cuirassiers du Cel NITOT, le la Brigade aux ordres du général DE GRAMONT, duc DE LESPARRE. Cette avec la du général prince MURAT, constituent la de cavalerie commandée par le général de division DE FORTON. Cette division de cavalerie évolue au sein de la Réserve de Cavalerie. : en place à Montigny-lès-Metz : bataille de Mars-la-Tour Siège de Metz (1870)
De 1871 à 1914
1907 : en garnison à Lyon, il est envoyé en maintien de l’ordre durant la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Le , à Narbonne, il charge les manifestants qui assiègent la sous-préfecture. Dans la fusillade, un cafetier non-manifestant est tué, et quinze personnes grièvement blesséesG. Guiraudet, La Révolte des vignerons de 1907, bulletin de la SSH, 1992, en ligne, consulté le 3 août 2008.
Première Guerre mondiale
Le de cuirassiers est formé à Lyon.
En août 1914, il fait partie, avec le Cuirassiers de la Brigade, de cavalerie.
1914 Août - Septembre : Lorraine - Artois - Alsace Octobre - Novembre : Flandre (Hazebrouk, Paschendaele, Ypres, Saint-Éloi) 1915 Février à août : Alsace - Artois - Lorraine Septembre à octobre : Champagne à..... 1916 .... : Lorraine à....
1917 ... : garnison à Maisons-Laffitte, à la disposition du gouverneur militaire de Paris Automne à.....
1918 ...février : combats dans la région Blérancourt Mars à avril : combats dans la Somme au mont Kemmel à : Fismes et dans la Marne Juin à octobre : Champagne Novembre : Lorraine : arrivée à Metz
1919 Le régiment est dissous dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée.
Entre-deux-guerres Le régiment n'existe plus.
Seconde Guerre mondiale 100px|right|thumb|insigne de la DCR
1940 Le régiment est reconstitué début 1940 afin de former la Division Légère Mécanique, au sein de la BLM, en étant équipé de 48 AMD Panhard, comme régiment de découverte de la brigade, qui devait être prête le .
L’avancée foudroyante de la Wehrmacht pendant la campagne de France poussa le Quartier Général à équiper en urgence, mi-, les éléments de la cuirassée ( DCR) du colonel de Gaulle avec le matériel prévu pour la formation de la légère mécanique.
Le RC en 1940 appartenait au type Régiment de découverte (DLM) : état major régimentaire (7 officiers, 77 h, 15 motos, 2 sidecars, 8 voitures de liaison, 1 automitrailleuse radio, 7 camionnettes) : 1 section d'éclaireurs 1 section de transmissions 1 section de commandement 1 section sanitaire 1 escadron hors-rang (4 AMD de remplacement, 200 h, 4 tracteurs de dépannage, ateliers, 2 ambulances, citernes) : d'escadrons avec état-major (1 auto-mitrailleuse de découverte (AMD) TSF, 8 motos, 1 sidecar, 5 voitures, ) équipés d’AMD (21 AMD Panhard 178, , 21 motos, 3 sidecars, 16 fusil mitrailleurs, 1 mortier de 60, 6 voitures de liaison, 4 camionnettes, ) peloton de commandement (1 AMD, 9 motos, 3 side cars, 6 voitures de liaison, 4 camionnettes, , 1 mortier de 60) 4 pelotons d'AMD (5 AMD Panhard 178, 3 motos) 2 escadron : motocycliste (147h, 55 sidecars, 11 motos, 16 fusil mitrailleurs, 1 mortier de 60, 2 voitures, 4 camionnettes, ) état-major (43 h, 3 sidecars, 11 motos, 2 voitures de liaison, 1 mortier de 60, 4 camionnettes, ) 4 pelotons de fusiliers motocyclistes groupe de commandement (7h, 3 sidecars, 1 moto) de combat (10 h, 5 sidecars, 2 fusil mitrailleurs)
Récapitulatif RD : 67 officiers, 129 sous-officiers, , 44(+4) AMD Panhard P178, 223 sidecars et motos solos, 2 mortiers de , 32 fusil mitrailleurs, une centaine de véhicules de tout type, dont 34 voitures de liaison, 38 camionnettes et .
Du au , le , régiment de découverte, rejoint dans la nuit du 17 au la DCR. Du au , la division est commandée par le général de brigade à titre provisoire Charles de Gaulle. La DCR passe à l'offensive dans la région de Laon, les 17 et , elle attaque en direction de Montcornet et des ponts de la Serre pour arrêter l'avance allemande en direction de la Manche. Dans la Somme, elle attaque les 28, 29 et pour tenter de réduire la tête de pont d'Abbeville. À partir du mois de juin, durant la bataille et retraite de France, elle lutte défensivement. D'une part, usée par les combats du mois de mai, elle n'a plus de force offensive suffisante. D'autre part, la pression ennemie oblige la division à de perpétuels engagements au profit des grandes unités, afin de les dégager, tenir le terrain et permettre leur décrochage.
Elle est en butte à des attaques sur son flanc gauche à Charroux, Champagne-Mouton, Saint-Claude et Chasseneuil où le RC, avec ses dernières AM tient tête à de nombreux éléments ennemis. Mais la division a permis l'embarquement des troupes de l’armée de Paris et de la armée qui vont s'installer derrière la Vézère. Dans la nuit du 24 au 25, quand intervient l’armistice, la DCR fait front vers le Nord en direction de Confolens, vers l'Ouest, en direction d'Angoulême. Elle se bat encore avant la fin. Du 5 au la DCR a parcouru et livré d'innombrables combats.
De 1945 à nos jours
Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :
Valmy 1792 Fleurus 1794 Austerlitz 1805 Eckmühl 1809 La Moskova 1812 Ypres 1914 Flandres 1914-Flandres 1918 Laonnais 1940
Décorations
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Devise et uniformes Lorsqu’ils furent transformés en cuirassiers, les régiments de cavalerie durent adapter leur habillement à la cuirasse. L’habit long et les revers ne convenaient plus, les régiments reçurent un habit court, sans revers et boutonnant jusqu’à la ceinture, et la transformation fut effective dès 1805. Ce premier habit avait les pattes d’épaule bleues passepoilées de la couleur distinctive. Bientôt, les régiments de cuirassiers, qualifiés de corps d’élite, prirent le plumet et l’épaulette rouge, et garnirent leurs retroussis de grenades bleues. Les régiments de cuirassiers avaient conservé la couleur distinctive des régiments de cavalerie : écarlate pour les six premiers régiments, jonquille pour les 7 à 12. Les habits des régiments se distinguaient entre eux de la manière suivante, étant entendu que la couleur distinctive était l’écarlate pour les régiments de 1 à 6, et le jonquille pour les régiments de 7 à 12. Les et , collet, parements, pattes de parements de couleur distinctive, poches en long. À partir de 1806, les cuirassiers reçurent de nouveaux habits à revers. Les cuirasses étaient d’un modèle unique. Les casques, acquis par les régiments, différaient selon le fournisseur. Inspiré du casque des dragons, il avait la bombe en fer et un turban en peau d’ours, rappelant la peau d’ours des bonnets de grenadiers. L’équipement se composait d’une giberne avec sa banderole, d’un ceinturon fermé par une plaque, et d’une dragonne de buffle. L’armement se composait d’un sabre du modèle de l’an IX ou de l’an XI, à fourreau de fer, et de pistolets. La selle était recouverte d’une demi-chabraque de peau de mouton blanche, bordée de festons de drap de couleur distinctive, et d’une housse de drap bleu orné dans les angles d’une grenade blanche. Le portemanteau portait le numéro du régiment.
Devise : « Tant qu'il en restera un »
Sources et bibliographie Général de brigade Philippe Peress 31, rue Hoche 49400 Saumur. Édition heimdal 8058 De Gaule chef de guerre. , . Le de Cuirassiers- Historique (1850-1914)
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des régiments français
Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918