La 25. Panzergrenadier-Division ou « Panzergrenadier-Division » (littéralement en français : la « division blindée de grenadiers ») était initialement une division d’infanterie, puis d’infanterie motorisée et enfin d’infanterie mécanisée de l'Armée de terre allemande (Heer), au sein de la Wehrmacht, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Historique

Création et campagne de France : la Infanterie-Division La division d'infanterie est créée à Ludwigsburg (Wehrkreis V) le . Sa création était initialement prévue pour le mois d’octobre, mais la remilitarisation de la Rhénanie accélère le processus. Elle est mobilisée le et se déplace immédiatement en Sarre-Palatinat pour sécuriser la frontière française. À partir de décembre, la division est stationnée à Neustadt et sert de réserve. Au début de l’offensive à l'Ouest, elle est toujours en réserve et se contente de suivre le mouvement principal allemand à travers l'Eifel et les Ardennes. Le elle est poussée au front et avance jusqu'à l'Aisne entre Compiègne et Reims. Avec le début de la bataille de France, la division d’infanterie force le passage de l'Aisne, participe à la prise de Laon et du Chemin des Dames. Elle marche ensuite jusqu'à la Seine qu'elle franchit à Romilly. L’armée française est alors en déroute et la progression est rapide. Dans les semaines qui suivent l’armistice, l’unité reste à Bourges durant quelques semaines comme force d'occupation, puis regagne sa garnison en Allemagne.

L’opération Barbarossa : la Infanterie-Division (Motorisiert) Le la division est motorisée puis renommée 25. Infanterie-Division-Motorisiert. La réorganisation est achevée le . À partir du elle participe à la campagne de Russie et avance dans la région de Lublin. Notre unité franchit la ligne Staline au niveau de Zwiahel puis marche sur Jitomir et la capitale ukrainienne. Après la fermeture de la poche d'Uman la division participe à la bataille de Kiev puis, de septembre à novembre, avance sur Soumy, Orel, puis Tula. En , la division d’infanterie motorisée subit de plein fouet l’offensive hivernale soviétique sur le groupe d’armée centre alors qu’elle sur trouve le long de l’Oka. Après s'être repliée un temps, elle prend part à tout une série de batailles défensives et de position jusqu'en . En août elle participe à la bataille de Bolchow, puis est utilisée jusqu'à la fin de l'année pour la guerre de tranchées dans la région au nord de Bolchow.

La réorganisation de la division : la Panzer-Grenadier-Division Le , l’unité est renommée 25. Panzer-Grenadier-Division ( Division blindée de grenadiers) et est fortement réorganisée. Elle intègre notamment de nombreuses troupes ayant combattu en Afrique du Nord dans l’Afrika-Korps. Une fois remise en ordre, la division combat dans la région d’Orel et de Bolchow jusqu'à . De ce point s’ensuit une retraite progressive jusqu'au , puis une stabilisation du front plus à l’ouest. L’unité est alors déplacée à environ vers le nord-ouest pour arriver dans la région de Jarzewo, au nord-est de Smolensk. À partir du elle se bat dans la partie nord-est de Dukhovchina. À partir du les combats se déplacent dans la section nord-est de Dubrovno, au niveau de la rive nord du Dniepr où la défense est difficile. Après ces batailles, la division est rafraîchie et profite de quelques jours de calme relatif. De nouvelles armes lui sont affectées et elle peut reprendre part aux combats à l'est de Minsk à partir de la fin du mois d’. L’unité y est véritablement massacrée et à là mi-août seuls quelques restes ont pu regagner l’arrière. La division est reconstruite dans le courant de l’automne : à partir du , la Pz.Brigade 107 forme sur la zone d'entraînement militaire de Mielau un point de ralliement pour les restes de l’unité. Ce point est au bout de quelques semaines transféré dans la zone d'entraînement de Grafenwoehr en Bavière. À partir du , l’unité est à nouveau en mesure d’opérer et est transférée dans la zone d'entraînement militaire de Baumholder en Rhénanie-Palatinat.

Le basculement sur le front de l’Ouest Une fois en mesure de faire mouvement, la division quitte le camp de Baumholder et est déployée courant novembre contre la tête de pont de la armée américaine entre Thionville et l'ouest de Merzig. Des batailles défensives s’ensuivent autour de Waldwiesen, puis dans la région de Sarre-Union. Les combats se poursuivent jusqu'à la mi-décembre, date à laquelle notre unité se trouve à l’ouest de Bitche. Elle profite d’une accalmie pour se renforcer et récupérer des combats particulièrement violents en Lorraine. Elle perçoit notamment de nouveaux obusiers et canons anti-aériens en vue de repasser la frontière française.

Le débute l’opération Nordwind. La Panzer-Grenadier-Division est rattachée au panzer corps. Sa mission consiste à bousculer le corps américain en suivant un itinéraire passant par l’est de Wissembourg jusqu’à la Moder, près de Haguenau, en prenant au passage les communes de Hatten et de Rittershoffen. L’unité commence son avance le et arrive dans le village de Stundwiller trois jours plus tard où elle livre ses premiers échanges de tirs. Les jours qui suivent sont le théâtre de farouches combats pour le contrôle des communes d’Hatten-Ritershoffen. En effet de nombreux soldats américains sont bloqués dans ces villages en raison de l’avance de la 21. Panzer Division plus au nord. Dès le les Allemands s’acharnent à exterminer la résistance U.S. malgré des tombées de neige toujours plus importantes. Les Américains se replient le avec de terribles pertes (environ 1500 des deux côtés). Quand la 25. Panzer-Grenadier-Division quitte Hatten, plus de 300 maisons sur les 350 que compte le village d’alors ne sont plus habitables. La plus grande bataille de chars du front de l’ouest venait de s’achever. La division entame dès la fin de la bataille un mouvement de contournement de Haguenau par l’ouest, à travers la forêt de Haguenau. Elle arrive sur la Moder par le sud de Mertzwiller, dans le secteur de Neubourg. L’objectif est de traverser la rivière et de faire jonction avec les troupes venant de l’est, notamment celles de la 10. SS-Panzer-Division qui essaye d’avancer via Bischwiller pour encercler la garnison de Haguenau par son sud. Une tête de pont est établie au prix de lourdes pertes le au soir dans la forêt de Ohlungen. Une partie de la division attaque alors le flanc droit américain à Neubourg pour aider la 47VGD en difficulté, quand le reste avance au sud à travers le bois pour prendre Uhlwiller et Ohlugen. De violents combats de rencontres éclatent à la lisière sud du bois toute la journée du 25, aucun des deux camps ne sachant véritablement où se trouve l’ennemi. Voyant que l’élan allemand s’essouffle et que l’encerclement de Haguenau semble compromis, Hitler ordonne un repli général le soir même. L’ordre met néanmoins du temps à parvenir à toutes les troupes et elles ne se retirent réellement qu’au courant du . Cette décision du commandement est dévastatrice pour le moral des hommes qui voient le résultat de leurs combats totalement vain. La division ressort de l’opération Nordwind épuisée et se rassemble à Germersheim pour se réorganiser.

Le retour sur le front russe et les derniers combats Une fois rassemblée, l’unité est transférée dans l'Oder sur le front de l’est par voie ferrée. À partir du , elle est placée sur la route de Berlin, à Küstrin. La division y est engagée dans de lourdes batailles défensives autour de la ville dans le cadre de l’offensive soviétique de la Vistule-Oder. Elle inflige de terribles pertes aux Soviétiques mais finit par se replier. La ville est alors encerclée et notre unité effectue plusieurs contre-attaques pour soulager les assiégés entre le 22 et le . Devant l’ampleur des pertes la division se replie sur Wriezen le , puis devant Berlin où elle participe à la défense de la ville à partir du 17 du même mois. Les combats s’articulent au sud-ouest de Kruge entre le 19 et le . Elle est refoulée sur Oranienburg jusqu'au puis fait retraite à travers le Mecklembourg. Les restes de la division ont finalement été faits prisonniers par les Américains à Radelübbe près de Lubeck.

Commandants successifs + Période Grade Nom - Generalmajor - GeneralleutnantChristian Hansen - GeneralleutnantErich-Heinrich Clößner - GeneralmajorSigfrid Henrici - General der InfanterieAnton Grasser - Generalleutnant Fritz Benicke - GeneralleutnantPaul Schürmann - Generalleutnant Paul Schürmann - GeneralleutnantArnold Burmeister

Composition

25. Division d'infanterie () Infanterie-Regiment 35 (Stab, I.-III.) Infanterie-Regiment 87 (Stab, I.-III.) Infanterie-Regiment 109 (Stab, I.-II.) Panzer-Abwehr-Abteilung 42

25. Division d'infanterie () Infanterie-Regiment 13 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 35 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 119 (Stab, I.-III., Erg.) Artillerie-Regiment 25 (Stab, I.-III.) Artillerie-Régiment 61 (I.) Panzer-Abwehr-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung 25

25. Division d'infanterie () Infanterie-Regiment 13 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 35 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 119 (Stab, I.-III., Erg.) Maschinengewehr-Bataillon 35 Artillerie-Regiment 25 (Stab, I.-III.) Artillerie-Régiment 61 (I.) Panzer-Abwehr-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung 25

25. Division d'infanterie () Infanterie-Regiment 13 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 35 (Stab, I.-III., Erg.) Infanterie-Regiment 119 (Stab, I.-III., Erg.) Maschinengewehr-Bataillon 55 Artillerie-Regiment 25 (Stab, I., III.) Artillerie-Régiment 61 (I., II.) Panzer-Abwehr-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung 25

25. Division d'infanterie () Infanterie-Régiment 13 Infanterie-Regiment 35 Infanterie-Régiment 119 Artillerie-Régiment 25 I./Artillerie-Régiment 61 Beobachtungs-Abteilung 25 Aufklärungs-Abteilung 25 Panzer-Abwehr-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung 25 Feldersatz-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachschubführer 25 Divisionseinheiten 25

25. Infanterie-Division (motorisiert) () Infanterie-Regiment (motorisiert) 35 Infanterie-Regiment (motorisiert) 119 Kradschützen-Bataillon 25 Aufklärungs-Abteilung (motorisation) 25 Artillerie-Régiment (motorisiert) 25 Panzerjäger-Abteilung 25 Pionier-Bataillon (motorisé) 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung (motorisiert) 25 Feldersatz-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachschubführer (motorisiert) 25 Divisionseinheiten 25

25. Infanterie-Division (motorisiert) () Infanterie-Régiment (mot.) 35 Infanterie-Régiment (mot.) 119 Kradschützen-Bataillon 25 Artillerie-Régiment (mot.) 25 Panzerjäger-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung (mot.) 25 Kommandeur der Infanterie-Divisions-Nachschubtruppen (mot.) 25 Divisionseinheiten 25

25. Infanterie-Division (motorisiert) () Grenadier-Regiment (mot.) 35 Grenadier-Regiment (mot.) 119 Kradschützen-Bataillon 25 Artillerie-Régiment (mot.) 25 Panzerjäger-Abteilung 25 Pionier-Bataillon 25 Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung (motorisiert) 25 Kommandeur der Infanterie-Divisions-Nachschubtruppen (motorisiert) 25 Divisionseinheiten 25

25. Panzer-Grenadier-Division () Grenadier-Regiment (mot) 35 Grenadier-Regiment (mot) 119 Panzer-Abteilung 5 Panzer-Aufklärungs-Abteilung 125 Artillerie-Regiment (mot) 25 Heeres-Flakartillerie-Abteilung 292 Feldersatz-Bataillon 25 Pionier-Bataillon 25 Panzerabwehr-Abteilung 25 Panzergrenadier-Divisions-Nachrichten-Abteilung 25 Panzergrenadier-Divisions-Nachschubführer 25

25. Panzer-Grenadier-Division () Panzergrenadier-Regiment 35 Panzergrenadier-Regiment 119 Panzer-Abteilung 5 Aufklärungs-Abteilung 125 Artillerie-Regiment 25 Heeres-Flakartillerie-Abteilung 292 Feldersatz-Bataillon 25 Pionier-Bataillon 25 Panzerabwehr-Abteilung 25