Jean-Loup Salzmann, né le , est un médecin et universitaire français.

Il a été président de l'université Paris 13 de à et brièvement administrateur provisoire de mars à . Il a été président de la conférence des présidents d'université de 2012 à 2016. Il a été président de l'Agence de mutualisation des universités et des établissements de 2013 à 2017.

Biographie

Études et parcours Il est le fils de Charles Salzmann, ami intime de François Mitterrand et son conseiller technique de 1981 à 1989.

Il fait des études de médecine à l'université Paris-Diderot. Il ne passe cependant pas le concours de l'internat et accède à la spécialisation d'histologie par le biais d'un certificat d'études spécialisés en biologie médicale.

En 1983 il soutient sa thèse d'exercice en médecine sur le thème de l'ultrafiltration rénale.

En 1986, il soutient sa thèse de doctorat en biologie cellulaire sur les méthodes automatiques de quantification de marqueurs biologiques, sous la direction de J.P. Camilleri.

Il devient professeur des universités (PU-PH) en 1991 et est nommé à l'université Paris 13.

Activités politiques À partir de 1975, il est membre du COSEF puis rejoint l'UNEF-ID.

Au sein de la MNEF il est d'abord administrateur délégué pour la section de Paris de 1979 à 1982 puis entre au bureau national de la mutuelle en tant que vice-président pour un mandat d'un an.

Au début de l'année 1985, il présente Harlem Désir et Julien Dray à Jean-Louis Bianco dans le cadre de la création de SOS Racisme.

De 1988 à 1993 il est conseiller technique au cabinet d'Hubert Curien, ministre de la recherche et de la technologie, publié au JORF du ..

Genopoietic SA À partir 1993, il fonde avec David Klatzmann la société Genopoietic SA, société de biotechnologie spécialisée dans la recherche sur les thérapies géniques dans le cancer, les maladies auto-immunes et les troubles orthopédiques. La société, Jean-Loup Salzmann, David Klazmann et la tutelle universitaire de leur laboratoire académique, l'Université Pierre-et-Marie-Curie, déposent plusieurs dizaines de brevets.

Pendant la même période, Jean-Loup Salzmann est co-auteur de plusieurs articles scientifiques publiés par le Laboratoire de Biologie et Génétique des Pathologies Immunitaires de l'université Paris 6 alors dirigé par David Klatzmann.

En , la société est vendue à la société américaine Avax Technologiescommuniqué de la Securities and Exchange Commission américaine

Présidence de l'université Paris 13 En , il est nommé directeur du service des activités industrielles et commerciales (SAIC) de Paris 13. En 2006, il est également directeur dans la même université d'une équipe d'accueil pluridisciplinaire sur les cirrhoses hépatiques.

Il est aussi à la même époque, responsable avec Natacha Bessis, de la d'un master professionnel en biothérapies tissulaires et cellulaires

Il se fait élire au conseil d'administration de l'université Paris 13 en 2003 pour un premier mandat de 4 ans et tente de se faire élire président de l'université aux élections de 2004 finalement remportées par Alain Neumann.

Il se fait élire en 2006 au Conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), un cumul alors autorisé et finalement aboli par la loi LRU.

Il est de nouveau élu au conseil d'administration de l'université Paris 13 en .

En , il se présente à nouveau à la présidence de l'université. Il emporte alors le scrutin. dans les collèges A et B (enseignants) mais n'a pas de majorité parmi les personnel. Il obtient par contre le soutien des étudiants via les élus de l'UNEF. Il est finalement élu et entame alors un premier mandat de 4 ans.

Il quitte alors la direction du SAIC et nomme Michel Roux à sa place.

Il entre en novembre de la même année au conseil d'administration de la Conférence des présidents d'université (CPU).. Il est élu à la présidence de la conférence des présidents d'université d'île de France.

En 2009, publié au JORF du ., en tant que président de l'université Paris 13, il fonde avec l'EHESS la fondation Campus Condorcet dont il devient le trésorier.

En il est élu président de la commission des moyens de la CPU.

Il est à nouveau réélu au conseil d'administration de Paris 13 en .

En , il se représente à la présidence. Il n'obtient qu'une majorité dans le collège A mais pas en B. Il passe alors un accord avec l'UNEF et avec l'UNSA pour leur soutien, la CGT ayant appelé à voter contre. Il est finalement réélu. Sa campagne est principalement axée autour de l'IDEX et du PRES Sorbonne Paris Cité.

Il milite notamment pour la fusion des universités membres du PRES. Ce sera finalement un modèle unifié qui sera retenu par le PRES puis la COMUE face à l'opposition des personnels des différentes universités membres.

Présidence de la Conférence des présidents d'université Le , il est élu président de la Conférence des présidents d'université pour une durée de deux ansJean-Loup Salzmann, nouveau visage des universités, M.C. Corbier, 21 décembre 2012, Les Échos.

Le , il est élu président de l'AMUE : Agence de mutualisation des universités et des établissementshttp://www.amue.fr/presentation/articles/article/amue-jean-loup-salzmann-elu-president/ en tant que représentant de la CPU pour un mandat de 4 ans.

Le , il est réélu à la tête de la Conférence des présidents d'université pour un nouveau mandat de 2 ans. C'est la première fois qu'un président de la CPU se représente.

Lorsque Geneviève Fioraso quitte le Secrétariat d'État à l'enseignement supérieur et la recherche le , Mediapart prête à Jean-Loup Salzmann l'ambition de la remplacer. Le gouvernement nommera cependant Thierry Mandon.

Sa proximité affichée avec le de Manuel Valls lui a valu par la presse le sobriquet de Vice-ministre des universités.

En , son second mandat à la présidence de Paris 13 prend fin. Cependant, les difficultés d'organisation du scrutin devant nommer son successeur obligent la Chancelière des universités de Créteil de nommer un administrateur provisoire. Jean-Loup Salzmann est alors désigné. Il ne s'est pas représenté à l'un des conseils centraux de l'université.

Le , l'université Sorbonne Paris Cité perd son label IDEX.

Le , Jean-Pierre Astruc est finalement élu président de l'université Paris 13.

Le son mandat à la présidence de la CPU prend fin, Gilles Roussel lui succède pour un mandat de 2 ans.

Prises de position En tant que président de la Conférence des présidents d'université, Jean-Loup Salzmann est régulièrement amené à prendre position publiquement sur les sujets intéressant le monde universitaire.

Suppression du baccalauréat et des partiels universitaires Il milite pour la suppression du baccalauréat et des partiels universitaires qu'il juge pour le remplacement par un contrôle continu. En cela il suit les propositions faites de longue date par l'UNEF, mais s'en écarte néanmoins en voulant supprimer les sessions de rattrapage que l'association étudiante souhaite conserver malgré le contrôle continu.

Sélection à l'université et université universelle Jean-Loup Salzmann est opposé à toute forme de sélection à l'entrée de l'université, suivant la ligne historique de l'UNEF.

Il s'oppose par exemple à la sélectivité de la première année des études de médecine.

Il a cependant soutenu le dispositif des bacheliers d'excellence contre l'avis des associations étudiantes qui accusaient le dispositif d'être une forme de sélection déguisée. Il ne s'oppose pas non plus à l'existence de filières sélectives à l'université tant que le cycle LMD demeure ouvert à tous, l'UNEF l'accusant alors de soutenir une université à deux vitesses.

De même, il a soutenu le principe de la sélection entre les deux années du Master.

Il promeut l'idée d'une université universelle et notamment la suppression des classes préparatoires et du principe des Grandes écoles.

Place des internes en médecine au sein des Commissions Recherche En , Jean-Loup Salzmann en tant que président de l'université Paris 13 autorise les internes en médecine de son université à se présenter aux élections de la Commission de la Recherche (anciennement conseil scientifique) du Conseil académique de l'université. L'article L 712-5 du code de l'éducation, sur Légifrance. prévoit que seuls des doctorants, étudiants de peuvent se présenter au sein de ces commissions. Le terme doctorant étant alors généralement interprété comme désignant les étudiants du général (LMD) ce qui exclut les internes en médecine.

Jean-Loup Salzmann autorise les internes à se présenter au motif que doctorant doit être entendu comme toute personne préparant une thèse sans distinction en cycle LMD et cycle des études de médecine. Cette prise de position déclenche une polémique sur la qualité de chercheur des internes en médecine.

Le , la Cour administrative d'appel de Versailles valide une interprétation élargie aux internes du terme doctorant.

Par deux arrêts du , la Cour administrative d'appel de Nantes statue en sens contraire.

Le , le Conseil d'État rend un arrêt annulant la décision de la Cour Administrative d'Appel de Versailles et légalise ainsi la restriction aux seuls doctorants du cycle général des dispositions de l'article L 712-5 du code de l'éducation, sur Légifrance..

Voile à l'université Jean-Loup Salzmann refuse toute interdiction du port du voile à l'université.

Le , il a soutenu la suspension d'un enseignant vacataire de l'UFR DSPS, Jean-Claude Radier enseignant le droit des assurances. Celui-ci avait refusé d'assurer son enseignement en présence d'une jeune femme voilée.

Nomination des recteurs d'académie Le Décret du portant modification des modalités de nomination des recteurs, publié au JORF du . prévoit l'abrogation de l'obligation d'être titulaire du doctorat pour les recteurs d'académie. Le SNESUP et la Conférence des présidents d'université s'opposent à ces nouvelles dispositions. le , Jean-Loup Salzmann, pour la Conférence introduit un recours administratif contre ce décret.

Polémiques

Affaire de la MNEF En 1999, Le Monde publia trois articles dans lesquels le journal met en cause Jean-Loup Salzmann pour avoir été informé dès le début des années 1980, en tant qu'administrateur puis vice-président de la MNEF, de ce qui allait devenir l'affaire de la MNEF. En 1982, à la fin de ses mandats à la mutuelle étudiante, il aurait notamment informé Pierre Bérégovoy, alors secrétaire général de l'Elysée, des malversations en cours. Le scandale n'éclatera cependant qu'en 1998 à la faveur d'un rapport de l'IGAENR.

Affaire de l'IUT de Saint Denis Plusieurs articles de la presse nationale.. ont fait état d'événements qui se sont déroulés au département techniques de commercialisation de l'IUT de Saint-Denis depuis 2012 (dysfonctionnements dans la gestion pédagogique, dysfonctionnements dans la gestion des enseignants sur fond de communautarisme et d'antisémitisme) dénoncés dans une enquête diligentée par l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), demandée par le président Jean-Loup SalzmannPrésentation du rapport IGAENR sur le site du MinistèreRapport IGAENR.